Deux candidates de Halifax veulent agir pour l’égalité des genres

Le seul débat fédéral dans la circonscription de Halifax s’est tenu, le 24 avril, à l’Université Dalhousie, pour débattre de deux questions: les droits des femmes et de la justice. Deux des six candidats ont accepté l’invitation. 

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Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Quelque 20 agences travaillant sur les droits des femmes et la justice de genre, dont le Centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles d'Avalon et Refuge Nouvelle-Écosse, ont coordonné ce débat.

La néodémocrate Lisa Roberts et la représentante du Parti libéral, Shannon Miedema, étaient au rendez-vous, en soirée, à la salle McInnes de l'Association des étudiants de l'Université Dalhousie.

Miia Suokonautio, directrice générale de la branche haligonienne de l’association YWCA, a insisté sur le fait que tous les candidats ont reçu une invitation, «et, dans certains cas, plusieurs, plusieurs, plusieurs fois».

Cette année, de même que lors de la dernière élection fédérale en 2022, le parti conservateur, pour ne nommer que ce parti-là, a demandé à ses candidats de ne pas participer aux débats locaux et de se concentrer plutôt sur d'autres moyens de présenter leur plateforme.

«[J’ai] donc dit [aux candidats qui n’ont pas répondu], en toute transparence, que je vous dirais que nous avons fait preuve de diligence, et que nous sommes très inquiets pour l'état de la démocratie, lorsque les grands partis nationaux ne participent pas à un discours important avec leurs électeurs sur des questions très significatives», a mentionné au micro Mme Suokonautio, avant le débat.

L’égalité des genres

Le thème du débat a été choisi à la suite de la décision du gouvernement Carney de supprimer du cabinet le poste de ministre des Femmes et de l’Égalité des genres.

Notons que, bien que le poste n’est plus, le ministère demeure, sous la responsabilité du ministre de la Culture et de l’Identité canadiennes, Steven Guilbeault.

À lire aussi: L’AFFC dénonce la suppression du poste de ministre des Femmes et de l’Égalité des genres

Lors du débat, huit questions ont été posées. Les spectateurs ont eu l’occasion d’écrire leur propre question, quelques-unes lues à la fin de la soirée, d’autres soumises aux candidates en aval de l’évènement.

Parmi les questions préalablement établies, l’attention s’est portée sur la perte du poste fédéral consacré à l’égalité des genres.

Pour la première fois depuis plus de 50 ans, il n'y a pas de voix dédiée à la promotion des droits des femmes et des personnes issues de la diversité de genre à Ottawa, précise la modératrice du débat, Skye Bryden-Blom.

«Le NPD s'oppose fermement à la suppression du poste de ministre des femmes et de l'égalité des genres et demande son rétablissement immédiat», a lancé Lisa Roberts, candidate du Nouveau Parti démocratique pour Halifax.

«Cette décision compromet la représentation des femmes et des communautés diversifiées sur le plan du genre, réduit au silence et prive de leadeurship tant d'initiatives et de dossiers importants mis en place par les organisations de femmes au fil des décennies», a-t-elle poursuivi.

«Je soutiens à cent pour cent l'idée d'avoir une ministre responsable de l'égalité des genres dans ce pays et j'ai l'intention d'en faire part à notre dirigeant, Mark Carney, point final», a promis Shannon Miedema, si elle est élue.

«Il s'agissait d'une décision prise par un cabinet en période électorale, qui prévoyait le renvoi de la ministre, mais pas du ministère. Ce qui est important, c'est que le gouvernement libéral a mis en place des garde-fous pour s'assurer que les femmes continuent d'être prises en compte au sein du gouvernement», a-t-elle affirmé.

«Nous avons également mis en place l'outil Analyse comparative entre les sexes plus, qui garantit que la diversité des genres et les questions relatives aux femmes sont prises en compte dans tout ce que fait le gouvernement fédéral en termes de programmation politique et de prise de décision», a-t-elle soutenu.

«La décision a été prise, a réfuté Mme Roberts. Elle envoie un signal et ce signal a été reçu par les femmes canadiennes, par les plus de [400] organisations qui ont immédiatement [signé] une lettre de protestation contre la décision.»

«Ce qui me préoccupe, c'est que cette décision reflète une vision étroite de l'économie, qui traite les femmes et les questions sociales, la justice sociale, comme une réflexion après coup. Et franchement, à l'heure actuelle, nous devons être en mesure de traiter plus d'une priorité à la fois», selon la néodémocrate.

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  • Date de création 28 avril, 2025
  • Dernière mise à jour 29 avril, 2025
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