Des milliers de contraventions durant les deux tempêtes majeures
Les deux intenses tempêtes qui ont laissé 80 cm dans leur sillage sur la région à la mi-février ont généré à la fois pour les villes d’Ottawa et de Gatineau des revenus importants en constats d’infraction.
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Par Daniel Leblanc et Clémence Labasse
IJL - Réseau.Presse - Le Droit
Durant ces deux tempêtes historiques, la Ville d’Ottawa a instauré, comme à son habitude, plusieurs interdictions de stationnement dans les rues. Cela a mené, entre le 13 et le 17 février, à ce que 10 678 contraventions soient émises pour infractions à ces règles — soit, en moyenne, 2 670 par jour.
Ainsi en l’espace de quatre jours, la Ville a émis un nombre de constats d’infraction qui lui permettrait d’ajouter à ses coffres entre 1,12 et 1,33 million de dollars de revenus.
Au-delà de ces avis périodiques, durant les jours ou les semaines qui suivent les chutes de neige, les opérations de déneigement mènent à ce que soient émises un certain nombre de contraventions additionnelles.
Dans leur planification, les services de la ville prennent en compte qu’il leur faudra verbaliser et déplacer des automobiles avant de pouvoir procéder au déblaiement de la neige dans certaines zones.
«Au centre-ville par exemple, nous allons faire les rues orientées nord-sud une nuit, et les rues est-ouest la nuit suivante, explique Bryan Denyes, responsable de zone au Service des routes. Nous procédons de la sorte, car après avoir installé nos panneaux, nous devons verbaliser et remorquer les voitures stationnées dans les rues. Si nous faisions une zone entière, nous devrions transporter ces voitures très loin de l’endroit où nous les avons trouvées, or, nous essayons toujours de les déplacer à proximité».
Depuis le début des opérations de déblaiement, le 17 février, 254 contraventions additionnelles ont été données à cause de véhicules bloquant le déneigement des rues.
«Les détenteurs d’un permis de stationnement résidentiel sur rue et d’un permis de stationnement accessible ne sont pas exemptés des opérations de déneigement et sont passibles d’une contravention et d’un remorquage», précise Christine Harting, directrice par intérim du Service des règlements municipaux.
Plus de 1300 contraventions à Gatineau
À Gatineau, 1325 constats d’infraction liés à l’interdiction de stationner dans la rue durant la nuit l’hiver ont été distribués lors de ces deux tempêtes qui se sont déroulées les 13 et 16 février. La grande majorité d’entre eux (74 %) ont été donnés durant les deux avis d’interdiction décrétés pour la première tempête hivernale.
«L’interdiction de stationnement hivernal de nuit vise à dégager les rues afin de faciliter un déneigement plus efficace et sécuritaire. L’absence de véhicules permet aux équipes d’intervenir rapidement et d’assurer un nettoyage complet», explique la Ville.
Le 311 occupé
Des deux côté de rivière, le téléphone n’a pas dérougi alors que les appels au 311 se sont multipliés lors de ces intempéries.
À Ottawa, durant les avis d’«événement météorologique important», on demande aux résidents de s’abstenir d’utiliser le 3-1-1 pour des demandes d’entretien, et celles-ci ne sont pas prises en compte dans la planification, sauf urgence notable. Cela n’a pas pour autant arrêté les résidents.
«Du 13 au 23 février de cette année, le 3-1-1 a reçu plus de 23,000 appels», indique Mishele Joanis, directrice du département des services d’Ottawa. «Une période similaire en 2024 en aurait reçu moins de 15,000».
La municipalité a levé l’avis de tempête hivernale il y a une semaine, le 24 février, et les requêtes sont maintenant suivies par les services de la Ville.
À Gatineau, on a comptabilisé 1534 appels entre le 13 et le 24 février, l’intervalle de temps durant la majeure partie des opérations de déneigement de sont déroulées.
Le tiers des requêtes visaient le soufflage de la neige (509), alors que 283 étaient en lien avec le déblaiement piétonnier et 234 pour le déneigement autour d’une borne d’incendie.
Le niveau de service pour la qualité des opérations de déneigement, le déblaiement des rues et les bancs de neige formés à la suite des opérations de soufflage étaient au nombre des autres motifs les plus souvent invoqués.
À cela s’ajoute 176 requêtes pour entreposage non conforme de la neige sur la propriété municipale et signalement d’un véhicule stationné sur rue alors qu’une interdiction de stationnement hivernale en période nocturne est en cours.
La Ville rappelle toutefois qu’avec sa nouvelle politique de viabilité hivernale, de nombreuses requêtes sont jugées irrecevables lorsque les opérations de déblaiement sont en cours, «c’est-à-dire du début des précipitations jusqu’à la fin du niveau de service établi (courant, difficile ou critique)». Lors de ces deux tempêtes, le délai établi était de 24 heures, car le niveau était critique.
Jusqu’ici cette saison, il est tombé 212 cm de neige à l’aéroport d’Ottawa. Plus de la moitié du tapis blanc est tombé en février.
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- Date de création 6 mars, 2025
- Dernière mise à jour 6 mars, 2025