Des journées pédagogiques chaque semaine dans certaines écoles du Nord-Ouest
Le District scolaire francophone du Nord-Ouest instaurera un système de journées pédagogiques hebdomadaires dès la prochaine année scolaire.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle
Lors de ces journées, les élèves n’ont des cours qu’en matinée, ayant ainsi un congé en après-midi. Les enseignants utilisent ces périodes afin de consacrer du temps dans d’autres affaires scolaires, comme de la formation, de la planification ou des rencontres de ressourcement.
Au début de l’année scolaire en cours le DSFNO a décidé de déplacer ces journées pédagogiques du mercredi au vendredi, l’objectif étant de réduire le taux d’absentéisme dans ses écoles.
Actuellement, les écoles du district profitent de ces vendredis pédagogiques toutes les deux semaines. Le district du Nord-Ouest a toutefois choisi d’aller plus loin en proposant d’implanter ce système de façon hebdomadaire.
Le directeur général du DSFNO, Luc Caron, a mentionné, lors de la plus récente réunion publique du conseil d’éducation du district, que cette initiative allait permettre de donner plus de temps aux enseignants afin qu’ils puissent recevoir de la formation supplémentaire, dans un contexte où il existe de plus en plus de problèmes de ressources humaines.
«Avant, lorsque nous n’avions pas de problème de ressources humaines et de suppléance, nous pouvions sortir nos enseignants de la salle de classe pour leur offrir cette formation, sans problème. Aujourd’hui, ce n’est pas possible. Il faut trouver d’autres moyens pour tenter de répondre à ce besoin.»
Il estime que pour atteindre une meilleure qualité d’enseignement, il était nécessaire d’offrir plus de temps aux enseignants afin qu’ils puissent se regrouper pour faire, entre autres, de la planification ou recevoir davantage de formation.
«Le plus gros impact sur l’apprentissage d’un jeune, c’est la qualité de l’enseignement. Les recherches le disent. Le problème, c’est que l’on a de la misère à former notre monde.»
L’objectif du DSFNO, selon M. Caron, est de répartir les heures d’apprentissage des élèves sur quatre jours et demi, au lieu de cinq.
«Cette redistribution des heures d’apprentissage nous permettra un meilleur alignement avec les réalités et les besoins actuels de nos familles, de nos élèves et de notre personnel scolaire.»
Le directeur général du DSFNO estime que ce changement engendrera une augmentation maximale de 14 minutes lors des journées scolaires des élèves, du lundi au jeudi.
«Il n’y a pas d’impact sur le temps d’apprentissage chez nos jeunes. Les enfants vont avoir le même nombre de minutes d’enseignement l’année prochaine.»
Luc Caron a admis que le souhait du district était d’implanter cette initiative dans l’ensemble de ses 18 écoles. Un vote réalisé auprès du personnel a permis de découvrir que 83% des quelque 400 enseignants sont en faveur du projet.
Cependant, à la suite de discussions avec la Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (FENB), il a dû modifier son approche.
«Dans l’entente collective des enseignants, ça stipule qu’il y a un nombre maximum de minutes d’enseignement par jour. Donc, pour que cette initiative voie le jour, il fallait rallonger la journée du lundi au jeudi, alors ça me prenait une entente avec la Fédération des enseignants.»
«En cours de route, la Fédération des enseignants a reçu des questions et ils ont consulté leur équipe légale. C’est là que l’on a appris qu’il fallait une adhésion à 100% dans une école. Ce n’était pas connu de notre équipe alors c’est venu brouiller les cartes un peu.»
Par conséquent, seules trois écoles situées dans la région du Restigouche-Ouest – qui ont voté de façon unanime en faveur du projet – ont été sélectionnées en vue de l’année scolaire 2024-2025.
«Les comités parentaux d’appui à l’école de ces écoles ont été rencontrés et ceux-ci appuient (le projet) à l’unanimité. Des communications ont été envoyées à l’ensemble des parents du Restigouche pour les informer», a mentionné M. Caron.
«Ça nous facilitait la tâche au niveau du transport scolaire et je ne voulais pas créer de discorde dans une communauté dans laquelle se trouve une école qui le fait et l’autre ne le fait pas.»
Pour éviter d’avoir à composer avec des griefs éventuels, une entente officielle a été signée avec la Fédération des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick.
«Si jamais quelqu’un s’oppose à l’initiative en cours de route, car ça peut venir d’un autre secteur que le Restigouche, la Fédération nous a promis qu’elle s’engageait à ne pas déposer de grief et à soutenir ce projet-pilote au cours de la prochaine année scolaire.»
La FENB a confirmé l’information en ajoutant qu’elle voit d’un bon œil l’augmentation du temps de collaboration pour le personnel enseignant, dans un contexte où tous les membres ont accepté de participer au projet.
Le Nord-Ouest est la seule région ayant une entente du genre.
Comme l’objectif demeure de l’étendre à l’ensemble du district, possiblement lors de l’année scolaire 2025-2026, cette initiative sera suivie de près par l’administration du DSFNO et la Fédération des enseignants.
«On essaye d’innover et d’améliorer les conditions pour nos jeunes et notre personnel. On a hâte de voir ce qui va ressortir de tout ça», a mentionné Luc Caron.
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Photo : Le directeur général du DSFNO, Luc Caron - Acadie Nouvelle : Bobby Therrien
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- Date de création 3 juin, 2024
- Dernière mise à jour 3 juin, 2024