IJL - Ouest
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  • Date de création 27 novembre, 2021
  • Dernière mise à jour 27 novembre, 2021

Des garderies à 10$ par jour d’ici 2026 en Alberta

En avril dernier, le gouvernement Kenney s’était montré réticent face au programme national de garderies abordables proposé par le fédéral. Cette approche universelle réduisant le coût des places en garderie à 10$ par jour d’ici 2026 ne lui convenait pas parce qu’il voulait conserver son système de garderies. En juillet, des négociations ont été entamées, et le 15 novembre dernier, l’entente a enfin été conclue.
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Gabrielle Beaupré

IJL-RÉSEAU.PRESSE-LE FRANCO

Ottawa versera donc une enveloppe de 30 milliards de dollars à l’Alberta qui disposera ainsi d’un financement de 3,8 milliards par année sur cinq ans. D’ici 2026, le coût des places en garderie sera réduit à 10$ par jour et 42 500 places seront créées partout en province.

Face à cette annonce, Mélanie Meyer, présidente de la Société de parents de l’école Le Ruisseau à Brooks, verbalise son grand enthousiasme : «Ça va permettre aux parents de retourner au travail plus tôt et de ne plus être handicapés par le prix vraiment exorbitant des garderies».

Selon Mireille Péloquin, la directrice générale de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), le coût moyen d’une place dans une garderie francophone est d’environ 55$ par jour. «Le plus beau prix qu’on a vu dans la province était de 25$ par jour» lors du projet pilote instauré par le Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Alberta en 2017 et qui a pris fin en mars 2020.

«Là, on parle de réduire les coûts à 10$ par jour, c’est merveilleux!», s’exclame-t-elle. Déjà, dès le début de l’année prochaine, les prix des places en garderie commenceront à être réduits de moitié, afin qu’en 2026, les prix soient de 10$ par jour.

L'accessibilité de l’apprentissage en français

À Brooks, relate Mélanie Mayer, «on a des parents qui inscrivent leurs enfants dans les garderies anglophones puisqu’elles coûtent beaucoup moins cher». Rendre toutes les places en garderie aux mêmes prix et abordables «va encourager plus de familles à avoir recours aux services de la petite enfance francophones», croit Mireille Péloquin.

Pour les familles qui veulent que leurs enfants parlent le français, cette nouvelle accessibilité financière aux garderies francophones leur permettra de le faire sans penser à leur portefeuille. D’ailleurs, les deux femmes s’accordent sur le fait que c’est beaucoup plus facile de commencer à apprendre une langue en bas âge. «Les garderies francophones sont une porte d’accueil pour les familles envers la francophonie», enchaîne Mireille Péloquin.

Parallèlement, Rebecca Polak, l’attachée de presse du ministère des Services à l’enfance, affirme que l’entente entre Ottawa et l’Alberta permettra aux «familles albertaines d’avoir accès à des services de garde d’enfant de haute qualité dans leurs communautés, qui reflètent leurs besoins linguistiques et culturels». «On est vraiment heureux pour les francophones», dit joyeusement la directrice générale de la FPFA.

La création de nouvelles places en français

Au moment d’écrire ces lignes, Mme Polak, ne savait pas encore quel montant du budget serait accordé aux francophones pour la création de nouvelles places ni combien seront ajoutés. «Nous nous engageons à communiquer ces détails dès qu’ils seront disponibles», précise-t-elle. Notre rédaction continuera donc de suivre de près les développements dans ce dossier et vous en tiendra informés.

Rebecca Polak assure néanmoins que le ministère des Services à l’enfance sera prochainement en pourparler avec les opérateurs francophones tels que la FPFA pour discuter de la création de places afin de répondre aux besoins de la communauté.

Mireille Péloquin souligne que la FPFA sera en position «stratégique» dans ce processus puisque l’organisme mettra l'accent sur «les déserts de garderies francophones», ces endroits où il n’y a pas d’établissement préscolaire regroupant tous les âges ou d’école francophone.

Pour la FPFA, la situation de la garderie Les petits cailloux, à Jasper, illustre parfaitement ce manque à combler. La garderie a ouvert ses portes début septembre et elle ne peut accueillir que des enfants de trois ans et plus. Il n’y a pas de place pour les plus petits. «Ça serait important que les communautés, ceux qui s’intéressent à avoir des garderies contactent la FPFA pour nous le faire savoir», conclut la directrice générale.

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