Des curriculums scolaires vieux d’au moins 10 ans en Ontario

Des curriculums scolaires vieux d’au moins 10 ans en Ontario

Émilie Pelletier, journaliste, Initiative de journalisme local

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Initiative de journalisme local

Queen’s Park

 

TORONTO — Certaines notions qu’apprennent les élèves de l’Ontario sont vieillissantes, et plusieurs d’entre elles n’ont pas été révisées depuis au moins dix ans.

 

« Le ministère de l’Éducation n’a pas de processus officiel pour déterminer quand et ce qui va être mis à jour pour s’assurer que les élèves de l’Ontario apprennent le matériel le plus actuel et le plus pertinent dans un monde où la technologie et la diversité culturelle évoluent rapidement », a déclaré la vérificatrice générale de l’Ontario, Bonnie Lysyk, dans son rapport annuel déposé cette semaine.

Son Bureau a révélé que plusieurs manuels scolaires de l’Ontario sont vieux et non pertinents.

Plusieurs programmes d’études de la province n’ont pas été révisés depuis plus d’une décennie, et bon nombre des manuels qui figurent sur la liste des livres approuvés par le ministère de l’Éducation sont tout aussi vieux, souligne Bonnie Lysyk. 

Par ailleurs, même si l’Ontario obtient de bons résultats aux tests internationaux et nationaux dans certains domaines comme la lecture, les mathématiques et les sciences, les résultats ont stagné et même diminué au cours des cinq dernières années. 

Les résultats des évaluations de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) sont à la baisse, révèle la vérificatrice générale, particulièrement en mathématiques. Or, les raisons derrière ces résultats décevants demeurent inconnues du ministère. 

Un nouveau curriculum adapté à la COVID-19

La vérificatrice générale a salué les progrès du ministère dans l’apprentissage en ligne au cours de la COVID-19, « y compris la numérisation du nouveau programme de mathématiques et du contenu en ligne pour diverses matières, la formation des enseignants à l’apprentissage à distance et les dispositions relatives à la technologie pour les étudiants ». 

Celle-ci a même révélé que, dans la plupart des cas, le ministère a suivi les étapes appropriées de son processus d’examen et de révision lors de la création des programmes.

Elle soulève toutefois un bémol : des programmes récents ont été publiés sans suffisamment de temps pour que les conseils scolaires et les écoles les examinent. 

Mme Lysyk juge que les enseignants n’ont pas eu assez de temps pour préparer du matériel pédagogique et des ressources pour les mettre en œuvre.

La vérificatrice soutient aussi que le ministère et les conseils scolaires ont rarement sollicité la rétroaction des enseignants sur les ressources pédagogiques pour identifier les ressources qu’ils jugent inutiles. 

En réponse au rapport, le bureau du ministre de l’Éducation Stephen Lecce a fait savoir que le gouvernement s’efforce de garantir que les programmes enseignés aux enfants soient « modernes et axés sur le développement des compétences dont ils auront besoin pour réussir sur le marché du travail et dans la vie ». 

La province met notamment l’accent sur l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, et veille à ce que « nos étudiants soient bien équilibrés en étant émotionnellement intelligents, financièrement compétents, technologiquement avertis et prêts pour les emplois de demain ». 

Émilie Pelletier, Le Droit

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  • Date de création 12 décembre, 2020
  • Dernière mise à jour 11 décembre, 2020
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