Des citoyens d’Orléans se mobilisent pour l’Ukraine

Bien que l’invasion de l’Ukraine n’en finisse plus de finir, les citoyens d’Ottawa, dont les Orléanais, s’activent pour tenter de rendre le moins pénible possible l’éventuelle installation en sol canadien de réfugiés ukrainiens.

André Magny – IJL Réseau.Presse – L’Orléanais

À cet égard, la conseillère municipale du quartier Innes et mairesse suppléante, Laura Dudas, rappelle que le mois dernier, le maire Jim Watson a écrit à Sean Fraser, le ministre canadien de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, «pour exprimer la volonté de la Ville d’Ottawa d’accueillir les réfugiés ukrainiens et de travailler de concert avec le gouvernement fédéral afin de trouver des solutions pour bien les soutenir à leur arrivée.»

À la voix de la conseillère municipale, la députée d’Orléans Marie-France Lalonde a tenu à ajouter la sienne en transmettant par courriel à L'Orléanais l’information concernant l’Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine (AVUCU). La députée franco-ontarienne rappelle que l’AVUCU est accessible depuis le 23 mars dernier «pour les Ukrainiens et les membres de leur famille fuyant le conflit en Ukraine. Elle leur offre la possibilité d’effectuer un séjour prolongé au Canada, ainsi que des permis de travail et d’études gratuits», tient-elle à préciser. Selon Mme Lalonde, «l’AVUCU est le moyen le plus rapide et le plus efficace pour les Ukrainiens et leurs familles de venir au Canada, car cette nouvelle mesure simplifie les exigences actuelles en matière de visa et de voyage, élimine la plupart des frais de demande et de traitement et offre un traitement accéléré et prioritaire.»

Dans les écoles

Du côté scolaire, plusieurs écoles du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) mettent en œuvre diverses initiatives d’appui envers les familles ukrainiennes, nous a indiqué le service des communications.

À Orléans, l’École élémentaire publique Des Sentiers a récemment organisé une semaine spéciale témoignant de sa solidarité envers le peuple ukrainien. La communauté scolaire de l’école était invitée à envoyer des messages de paix. Chaque message a servi à faire grandir le mouvement pour la paix et à promouvoir la mission de l’UNESCO «Construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes».

De plus, la communauté scolaire de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde fait en ce moment une collecte de fonds pour la Croix-Rouge; celle-ci servira à venir en aide aux Ukrainiens. Des journées en jaune et bleu sont également organisées, dont une à l’École élémentaire publique Le Prélude, où les discussions autour de l’importance de la paix dans le monde ont lieu, et où l’esprit de solidarité est partagé, souligne le service des communications.

Ce même service a mentionné à L’Orléanais qu’il était «primordial de mettre au premier plan l'équité, l'inclusion et la bienveillance tout en s'assurant d'offrir des chances égales de réussite pour chaque apprenant quel que soit son parcours de vie.» Sans préciser les noms, il a aussi fait part qu’une rencontre devait avoir lieu avec des partenaires spécialisés en immigration afin d’élaborer des «pratiques gagnantes en matière d'accueil et d'intégration des nouveaux arrivants, plus particulièrement les Ukrainiens.»

Du côté catholique

En ce qui concerne le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), selon Michèle Josée Arsenault, conseillère en communications, son service des communications n’a pas été en mesure de savoir si des «familles bienveillantes» du CECCE d’Orléans s’étaient directement engagées dans des initiatives pour venir en aide à l’Ukraine. De plus, en ce qui concerne les écoles, «nous n'avons pas eu l'occasion de sonder les écoles du secteur d'Orléans», souligne-t-elle afin de vérifier si des actions concrètes avaient été entamées.

Toutefois, Mme Arsenault renvoie vers la page web du conseil scolaire, afin de voir plus en détail ce que le CECCE, en tant que conseil scolaire, offre comme aide aux réfugiés ukrainiens qui viendront la consulter. Tout enfant ukrainien pourra intégrer «son nouvel environnement en douceur par le biais d’un groupe d’accueil virtuel qui sera animé par un membre de l’équipe du CECCE qui pourra discuter en ukrainien, en anglais et en français, selon les besoins des enfants» comme il est fait mention sur la page. Ordinateur et accès gratuit à Internet seront offerts à ceux et celles qui s’inscriront au CECCE.

Au cas où le conseil scolaire catholique accueillerait des petits réfugiés avant l’été, ceux-ci pourront aussi profiter de camps d’été en pleine nature ou profiter de diverses activités offertes par des membres du CECCE. Le programme de la prématernelle pour les petits de trois ans est aussi proposé aux parents, qui auraient à s’exiler à Orléans. Enfin, le site invite les parents à lui faire part de leurs besoins. Une trousse a également été partagée avec le personnel enseignant afin de mieux répondre aux questions des élèves et les encourager à avoir une attitude bienveillante face au conflit et aux partis impliqués.

En ce qui concerne la paroisse de St-Joseph d’Orléans, l’assistant-curé Diego Rebeles n’a pas pu confirmer à L’Orléanais si sa communauté chrétienne était sur le point d’accueillir des gens de Kiev ou d’ailleurs. «Je n’ai pas eu d’informations de la part du diocèse d’Ottawa sur ce sujet. Par contre, depuis plusieurs semaines, par l’intermédiaire de notre semainier paroissial, on invite les gens à donner à trois organismes.» Il s’agit de Catholic Near East Welfare Association (CNEWA), Développement et Paix ainsi que la Croix-Rouge.

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Bas de vignette : L’assistant-curé Diego Rebeles de l’Église St-Joseph d’Orléans, invite évidemment ses fidèles et ceux d’ailleurs à donner généreusement pour les Ukrainiens. Crédit : gracieuseté de Diego Rebeles

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  • Date de création 3 mai, 2022
  • Dernière mise à jour 3 mai, 2022
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