Des ateliers inédits pour donner le goût des sciences en français

«Nous voulons démystifier les matières scientifiques, rendre leur apprentissage agréable pour donner le goût des sciences aux enfants», explique Nathalie Vendrys, qui anime les ateliers STIMA en français dans les classes de l’Î.-P.-É.  «On entend encore trop souvent que c’est correct de ne pas aimer les mathématiques, on essaie de casser cette dynamique», ajoute-t-elle.  D’ici la fin de l’année scolaire, 51 ateliers sont programmés, dont quinze dans les écoles de La Commission scolaire de langue française (CSLF).

L’acronyme STIMA se réfère à cinq disciplines scientifiques : les sciences, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques et les arts.  Avec la pédagogie STIMA, les élèves sont mis dans des situations réelles et doivent apprendre par eux-mêmes en réalisant des expériences pratiques.  «L’idée c’est qu’ils fassent des mathématiques sans s’en rendre compte, avec des outils différents, plus concrets, ils font par exemple de la géométrie en utilisant du code informatique ou du petit matériel de construction», partage Nathalie Vendrys, ingénieure en génie civil de formation, qui veut transmettre sa passion des sciences à la jeune génération.  «On leur montre aussi que l’art s’exprime à travers les sciences, qu’une peinture c’est de la géométrie, qu’un chercheur qui observe des êtres vivants sous la lunette de son microscope, c’est une mosaïque avec plusieurs formes», poursuit-elle.

Intéresser les filles aux sciences

Les ateliers proposés sont en lien avec les programmes scolaires, pour permettre aux élèves de réviser des notions étudiées en classe.  Lors d’une première journée à l’École Évangéline, Nathalie Vendrys a animé un atelier de mathématiques pour les élèves de 5e année avec des formes géométriques magnétiques et un autre sur l’électricité et le code informatique à destination des élèves de 6e année.  Les jeunes participants ont notamment utilisé Scratch, un outil en ligne d’initiation au codage.  «Ceux qui sont moins bons avec des méthodes d’apprentissage traditionnelles réussissent souvent mieux avec STIMA, ça leur donne une chance en plus», souligne l’animatrice, pour qui l’autre enjeu majeur est d’intéresser les filles aux sciences.

Le but est développer la curiosité, la créativité et l’esprit critique des élèves, mais aussi leur participation par essais et par erreurs.  «On leur donne des indications, mais on les laisse se débrouiller en équipe pour stimuler leur autonomie», explique Nathalie Vendrys.  «Je leur pose toujours plusieurs questions pour les faire réfléchir, leur montrer qu’il y a beaucoup de possibilités, qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses», raconte-t-elle.

À l’avenir, Nathalie Vendrys veut développer toutes les activités offertes par STIMA IPE dans les deux langues.  «Il faut que les enfants qui vont à l’école en français aient les mêmes opportunités de découverte que ceux qui étudient en anglais, je ne veux pas qu’un fossé se creuse avec le temps», insiste-t-elle.

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  • Date de création 12 avril, 2021
  • Dernière mise à jour 12 avril, 2021
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