Démission de Trudeau: réactions variées dans les rues de la capitale fédérale
Certains chantaient, d’autres philosophaient. L’annonce de la démission de Justin Trudeau a provoqué de nombreuses réactions divergentes dans la région de la capitale fédérale.
Chantallya Louis, IJL - Réseau.Presse - Le Droit
Justin Trudeau a annoncé lundi matin qu’il mettra fin à ses fonctions en tant que chef du Parti libéral et en tant que premier ministre du Canada lorsqu’un successeur à la direction du parti sera choisi. Cette décision survient environ six mois après le début d’un mouvement au sein de son propre parti demandant sa démission.
Quelques dizaines d’Ottaviens étaient présents devant le parlement du Canada lundi après-midi pour démontrer leur satisfaction suite à l’annonce de Justin Trudeau. Danses et chants étaient au rendez-vous. «Freedom!», pouvions-nous entendre dans la rue Wellington.
Les réactions sont nombreuses à la suite de l’annonce de Justin Trudeau. (Étienne Ranger)
Selon un passant, Paul Ranger, cette décision était inévitable pour M. Trudeau. «On est rendu-là», dit-il au Droit. «Tout premier ministre a [une durée limitée]. Normalement, c’est 10 ans».
De son côté, c’est à contre-coeur que Mauricio Campbell-Martinez, qui oeuvre dans le milieu des arts, accepte la décision de Justin Trudeau. «Mais avec lui, encore là [le Parti libéral] pourrait perdre les prochaines élections», avance-t-il, souhaitant que quelqu’un d’autre prenne les rênes du parti pour remporter les élections. «Je ne veux pas voter Pierre Poilievre, s’il prend le pouvoir, ma carrière pourrait se terminer là».
Un espoir pour le Parti libéral?
Pour sa part, l’Ottavienne Hélène Lafrance a maintenant bon espoir que le Parti libéral puisse redorer sa bannière face aux Canadiens.
«Ça donne espoir que quelqu’un d’autre vienne avec de nouvelles idées [pour le parti]», affirme Mme Lafrance.
Même son de cloche pour l’étudiant étranger, Mayeul Teppe-Dupelot. «On attend de voir si ça va déboucher ou pas pour la suite», soutient-il.
D’après un sondage mené par Spark Advocacy du 21 au 23 décembre auprès de 2500 Canadiens, 23 % des répondants considèrent l’ancienne vice-première ministre et ex-ministre des Finances Chrystia Freeland comme la candidate idéale pour reprendre les rênes du Parti libéral.
L’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, obtient 17 %. Tandis que Mélanie Joly, l’actuelle ministre des Affaires étrangères, a reçu l’appui de 13 % des participants.
Chrystia Freeland se démarque également en tête avec 26 % des préférences chez les électeurs libéraux interrogés, suivie de Mark Carney à 18 % et de Mélanie Joly, qui récolte 11 %.
Justin Trudeau a demandé à la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, une prorogation du Parlement jusqu’au 24 mars afin d’empêcher les partis de l’opposition de renverser le gouvernement avant cette date. Cette demande a été acceptée.
Photos :
démission_Trudeau_Cr. Etienne Ranger Le Droit.jpeg : Quelques dizaines d’Ottaviens étaient présents devant le Parlement du Canada pour démontrer leur satisfaction face à l’annonce de Justin Trudeau. (Etienne Ranger/Le Droit)
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- Date de création 12 mars, 2025
- Dernière mise à jour 12 mars, 2025