Début de saison difficile à la station de ski de Brookvale
À Brookvale, les pistes de ski alpin viennent à peine d’ouvrir tandis que celles de ski de fond restent fermées. Face au manque de neige, les responsables de la station sont obligés de recourir à l’enneigement artificiel. Ils y font de plus en plus appel ces dernières années.
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Marine Ernoult
IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne
Depuis des semaines, les 16 canons à neige du parc de ski provincial Mark Arendz tournent sans relâche. Les employés du parc espèrent ainsi obtenir une couverture neigeuse suffisante et d’assez bonne qualité pour la glisse.
Leurs efforts pour pallier le manque de neige naturelle ont fini par payer. Les pistes de ski alpin de Brookvale ont ouvert le 5 janvier dernier. Mais les conditions d’enneigement ne conviennent pas encore aux débutants et l’école de ski affiche toujours portes closes.
Malgré les canons à neige, le domaine de ski de fond demeure lui fermé. Les amateurs de sport d’hiver doivent pour l’instant se contenter des sentiers destinés aux vélos à pneus surdimensionnés.
«Nous espérons pouvoir ouvrir toutes les pistes très bientôt. Nous évaluons littéralement l’enneigement chaque jour», affirme Erin Curley, directrice du parc de ski Mark Arendz.
3 000 litres d’eau par minute
Les canons à neige sont mis en route dès que le thermomètre chute autour de -4 degrés Celsius et l’équipement peut fonctionner jusqu’à -40 degrés Celsius.
«L’idéal c’est entre -10 et -15 degrés Celsius, mais si nous voyons que la température commence à baisser au-dessous de zéro nous nous tenons prêts» détaille Erin Curley.
Les employés du parc pompent environ 3 000 litres d’eau par minute dans un étang réservoir pour alimenter les canons et fabriquer de la neige artificielle.
Face à la pénurie de neige des dernières années, les responsables de la station sont obligés de recourir de plus en plus souvent à ces canons.
«Sans la neige que nous sommes en mesure de produire, je ne sais pas quand nos saisons pourraient commencer», reconnaît Erin Curley.
En 2022, en l’absence de neige de culture, le parc Mark Arendz n’avait ouvert que le 11 février.
Neige toujours plus tardive
«La neige naturelle arrive plus tard qu’avant. Nous avions l’habitude de considérer que les hivers commençaient en décembre, mais aujourd’hui, ils semblent à peine débuter en janvier», observe Erin Curley.
Selon Environnement and Changement Climatique Canada, les chances d’avoir un Noël blanc dans les Maritimes ont effectivement chuté de 32 % par rapport à la période 1960-1984.
Ces conditions météorologiques défavorables n’affectent pas seulement le domaine skiable de l’Île-du-Prince-Édouard. Partout au pays, du Québec à la Colombie-Britannique, les stations pâtissent d’un enneigement insuffisant.
Plusieurs études ont montré que le changement climatique et la hausse des températures pourraient menacer l’avenir de certaines stations, situées à basse et moyenne altitude. Elles vont devenir de plus en plus dépendantes de la fabrication de neige, ce qui leur coûtera de plus en plus cher.
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Photos
Erin Curley est directrice du parc de ski provincial Mark Arendz à Brookvale. (Photo : La Voix acadienne)
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- Date de création 8 janvier, 2024
- Dernière mise à jour 8 janvier, 2024