De la visite de Terre-Neuve-et-Labrador à Caraquet cet été!

À l’occasion de la finale de la 55e édition du Gala de la chanson de Caraquet, qui se tiendra le 2 août prochain, l’autrice et compositrice terre-neuvienne Laura Penney sera sur place. Elle y entendra sa chanson «Malgré le verglas», qui sera interprétée lors du concours Chanson Étoile, une catégorie du Gala spécifiquement réservée aux auteurs et compositeurs.

André Magny - IJL - Réseau.Presse - Le Gaboteur

De l’avis de Tanya Brideau, la directrice générale du Gala de la chanson de Caraquet, celui-ci est le «plus important concours de chansons francophones en Atlantique». Et toujours selon elle, ce n’est pas souvent que des artistes de Terre-Neuve-et-Labrador participent au Gala! «Adrian House était finaliste à cette même catégorie lors de notre 53e édition, et nous accueillons avec joie Laura cette année!»

Dans les notes sur Laura Penney qu’on trouve sur le site du Gala, on y mentionne que le jour, celle-ci est une enseignante de première année, la maman d’une petite fille et une jardinière, alors que le soir, elle devient «une selkie, déesse du folk-rock». Mais celle qui habite à Paradise est bien plus que cela!

Née de parents anglophones et élevée dans la région de Corner Brook, mariée à un anglophone, mais mère d’une fille qui se considère francophone, Laura est visiblement tombée dans la marmite de la francophonie quand elle était petite. «En fait, je suis une francophone d’adolescence!», précise l’artiste. Qu’est-ce qui l’a donc attirée vers la langue de Félix Leclerc? «C’est la faute de Jean Leloup!» Elle fut charmée par les chansons de l’auteur de «I lost my baby» quand elle avait 17 ans.

«Je me sens juste bien dans cette communauté.» À tel point qu’elle a fait son baccalauréat en littérature et en linguistique à l’Université Laval, à Québec, en vue d’enseigner le français comme langue seconde. Et comme si ce n’était pas suffisant, Laura Penney était responsable d’une émission à CHYZ-FM, la station de radio communautaire de l’Université Laval. 

Malgré le verglas

Lors des diverses interprétations des finalistes du Gala de la chanson, le concours Chanson Étoile soulignera à la fois les qualités d’une chanson, tant sur le plan musical que textuel. Avec la chanson de Laura Penney, on pourra aussi entendre les compositions de Samantha Curry Haché avec «On me dit» et «Bricolage» de Sasha Léger, deux artistes néo-brunswickois.

La chanson primée sera donc interprétée le soir du 2 juin au Centre culturel de Caraquet par l’un ou l’une des finalistes dans la catégorie interprète. Le concours vise également à procurer une formation aux auteurs-compositeurs finalistes; ce qui plaît énormément à Laura Penney. Autodidacte en matière de musique, elle sait qu’elle sera ravie de pouvoir remplir son sac musical grâce à des formateurs solides dans leur domaine.

À noter que parallèlement au concours Chanson Étoile, le Gala de la chanson a également intégré le prix Raymond-Brau, du nom de l’auteur acadien, pour souligner l’excellence d’un texte de chanson. Et parmi les finalistes, on compte également des artistes d’ici: Jenna Maloney et Axel Belgarde, duo du groupe terre-neuvien Port-aux-Poutines, pour leur chanson «Le Rossignol». Comme le mentionne Tanya Brideau, le ou les gagnants recevront une bourse de 1000$, mais contrairement à la Chanson Étoile, leur texte primé ne sera pas interprété.

En ce qui a trait à «Malgré le verglas», son autrice la perçoit comme une chanson d’espoir. Laura Penney confie qu’elle s’est remise à la musique après avoir consacré quelques années de sa vie à élever sa fille et un passage à vide à la suite d’une dépression saisonnière. Et comme «la musique est une passion totale» pour elle, depuis l’an dernier, Laura s’est mise à écrire des chansons, non seulement une vingtaine en anglais, mais également une demi-douzaine en français, dont «Après le verglas» qui raconte la lassitude de voir la neige en mai, mais qui en même temps voit le printemps à travers la brume.

L’après Gala de la chanson

Remerciant au passage le Folk Fest et la Fédération des Francophones de Terre-Neuve et du Labrador pour les liens qu’elle a pu s’y faire l’an dernier lors de son passage, sans vouloir mettre la charrue devant les bœufs, l’artiste-enseignante imagine ce que pourrait être sa carrière artistique si jamais le premier prix lui était octroyé… «Je voudrais enregistrer un album, faire des tournées.»

Et pourquoi ne pas se réinscrire au Gala de la chanson de Caraquet, mais cette fois-ci dans la catégorie interprète! Puisque la voix de Laura Penney est à la fois douce et envoûtante, soutenue par des accords de guitare enjôleurs, les amis acadiens de Caraquet seraient assurément ravis de l’entendre.

Mais d’ici là, elle va continuer à composer, à mettre en scène une Terre-Neuve «qui est quasiment un personnage» comme le précise la chanteuse. Et en attendant la tenue du gala, c’est toute la famille qui se prépare fébrilement à partir en voyage au mois d’août, au pays d’Antonine Maillet, au Gala de la chanson de Caraquet.

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Photo: Laura Penney

Photo: Sarah Howse (Courtoisie)

Caption: Le 4 mai dernier, Laura Penney se produisait à St John’s, au Battery Café.

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  • Date de création 4 juin, 2024
  • Dernière mise à jour 3 juin, 2024
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