Dans l’arène: mamans politiciennes

Dans l'arène: mamans politiciennes

mamans politiciennes: pas de passe-droit pour leurs enfants

 

Émilie Pelletier

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Initiative de journalisme local

Queen’s Park

 

Les politiciens aiment bien raconter des histoires personnelles pour appuyer leurs arguments. À l’occasion de la fête des Mères, voici les anecdotes d’une maman en politique qui a dû expliquer à l’un de ses enfants pourquoi elle ne pouvait pas faire d’exceptions pour lui, et d’une autre qui a dû rendre des comptes à sa fille après avoir pris une décision politique difficile.

«Je suis parent d’adolescents en âge de conduire», a récemment lancé Caroline Mulroney durant une période de débats à Queen’s Park. 

«Être parent d’adolescents sur le point de conduire est un défi dans le meilleur des cas. C’est encore plus le cas lorsque vous êtes ministre des Transports, car non seulement vous êtes bombardée de questions régulières sur le moment où ils peuvent obtenir leur permis, mais ils veulent aussi savoir si vous pouvez accélérer le processus pour eux. Et non, je ne peux pas. Mais je peux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour rendre les routes plus sûres, non seulement pour mes enfants, mais pour nous tous.»

La ministre des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture, Lisa Macleod, a elle aussi raconté une conversation survenue en mars 2020 avec sa fille Victoria. «Ma propre fille joue au hockey avec les Wildcats de Nepean. Il fallait que ce soit moi qui lui dise, le 12 mars 2020, le jour de son 15e anniversaire, que nous devions annuler son tournoi de hockey du week-end suivant. Elle me dit: “Comment as-tu pu faire ça, maman?” J’ai dit: “En tant que ministre des Sports, nous prenons des décisions difficiles pour assurer la sécurité des gens, y compris la tienne.”»

Mitzie Hunter n’écoute pas les consignes

Les règles parlementaires sont nombreuses à Queen’s Park. Pas le droit de prononcer de mots injurieux, pas le droit de faire allusion à l’absence d’un député, pas le droit d’interrompre ses collègues. 

Mais il y a une règle qui est brisée plus souvent que les autres, soit celle où les députés n’ont pas le droit de s’adresser directement à la personne à qui ils posent la question; ils sont obligés de s’adresser au président de la chambre pour parler de quelqu’un d’autre, puisqu’il agit comme intermédiaire. 

Cette règle est souvent brisée, et c’est principalement la faute d’une seule personne: la libérale Mitzie Hunter. Presque chaque fois qu’elle intervient en période de questions, elle est rappelée à l’ordre par M. Arnott parce qu’elle pose ses questions directement aux élus du gouvernement Ford plutôt qu’à travers la chaise du président. 

Fordisme de la semaine

«The buck stops with me.»

Doug Ford utilise souvent cette expression lorsqu’il promet de régler les problèmes qu’il juge avoir été créé par le gouvernement libéral précédent. 

Fait intéressant: cette expression a été popularisée par le 33e président des États-Unis, Harry S. Truman. 

Ce démocrate ayant proposé de nombreuses réformes libérales utilisait cette phrase basée sur l’expression métaphorique passing the buck (passer le dollar, en français)», dérivée d’un terme utilisé au poker, qui signifie «transmettre le blâme», ou se dispenser de sa responsabilité ou de ses préoccupations en niant l’autorité ou la juridiction sur une question donnée.

 

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  • Date de création 8 mai, 2021
  • Dernière mise à jour 7 mai, 2021
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