Dans l’arène: le grand retour des interruptions

Émilie Pelletier

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Initiative de journalisme local

Queen’s Park

 

Au grand dam du président de la chambre, Ted Arnott, les interruptions incessantes lors de la période de questions à Queen’s Park, cette semaine, étaient de retour, et il a dû interrompre les débats à de nombreuses reprises pour rappeler les élus à l’ordre.

Ted Arnott, lundi :

«Arrêtez l’horloge. Encore une fois, je vais rappeler aux membres: si vous posez une question à un ministre, vous voulez une réponse. Vous ne pouvez pas continuer d’interrompre le ministre ou l’assistant parlementaire qui essaie de répondre à votre question.»

Ted Arnott, mardi :

«Arrêtez l’horloge. je pense que le côté du gouvernement s’attend à ce que j’écoute attentivement ce que la députée de l’opposition a à dire, et si elle dit quoi que ce soit d’anti-parlementaire, je pense que le gouvernement s’attend à ce que je me lève. Il m’est plus difficile d’écouter quand il y a du chahut du côté du gouvernement quand l’un de l’opposition pose une question, et la même chose dans l’autre sens.»

Ted Arnott, jeudi :

«Arrêtez l’horloge... Come on!»

 

Lucille Collard :

«Je suis contente que le gouvernement de l’Ontario commence à reconnaître l’importance du recyclage, mais pas en ce qui concerne le recyclage des annonces de financement.»

 

Ce crochet sarcastique a été décoché sur Twitter, cette semaine, par la porte-parole du dossier de l’Environnement pour le Parti libéral de l’Ontario, Lucille Collard, après que le ministre ontarien de l’Environnement ait publié, une fois de plus, l’annonce d’un financement de 12 millions $ visant à assurer une meilleure protection de la ceinture de verdure de l’Ontario. Du même coup, celle-ci a aussi cité une enquête du National Observer pour déplorer le fait que le gouvernement Ford ait utilisé 14 fois les décrets de zonage municipaux pour passer outre les questions environnementales, une ordonnance qui permet au ministre des Affaires municipales de sauter le processus de planification locale et de décider de l’utilisation des terres.

Travail sécuritaire, twerk sécuritaire

L’effet comique de ce titre s’arrête là: au titre. Work Safe Twerk Safe est un groupe juridique au nom loufoque qui poursuit le gouvernement Ford en justice pour contester la fermeture des clubs d’effeuilleuses à travers la province en vertu des restrictions liées à la COVID-19 en 2020.

Le groupe allègue que les strip-teaseuses et les clubs de strip-tease ont été injustement ciblés par les mesures sanitaires.

La semaine dernière, un juge de l’Ontario leur a octroyé le droit de présenter leur cause contre le gouvernement de l’Ontario de manière anonyme.

Fordisme de la semaine

«C’est le scénario du flip-flop!»

Le premier ministre ontarien Doug Ford déplorait, lundi, les nombreuses volte-faces des libéraux et des néo-démocrates, qui, selon lui, ont souvent changé d’idée sur la nécessité d’imposer un confinement à la Ville d’Ottawa.

 

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  • Date de création 27 février, 2021
  • Dernière mise à jour 26 février, 2021
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