Coupes aux districts: ce ne sera finalement «pas 43 millions $», selon Claire Johnson
La ministre de l’Éducation, Claire Johnson, clarifie un peu ses intentions sur les compressions budgétaires imposées aux districts, après avoir dit qu’elle allait les «réévaluer». Sans donner de chiffre précis, elle dit que les coupes ne seront finalement pas de 43 millions $.
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Alexandre Boudreau
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl
Plusieurs districts ont fait des sorties publiques pour critiquer les restrictions budgétaires qui leur ont été imposées par le gouvernement Holt. Celui-ci demande aux districts de trouver collectivement 43 millions $ dans leurs budgets pour financer son souhait de rediriger des ressources vers la salle de classe.
Le District scolaire francophone Sud, qui a éliminé l’équivalent d’au moins 25 postes d’enseignants d’appui à l’apprentissage et de leaders pédagogiques, a indiqué que ces compressions finiront par avoir un effet néfaste sur les salles de classe.
En réaction à cela, la semaine dernière, la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance a signalé qu’il allait falloir «réévaluer» ces coupes, sans détailler comment. Elle a dit mardi qu’elle veut arriver à une place «juste et équitable» en termes de budgets.
«On va atterrir en quelque part dans le milieu, ce ne sera pas 43 millions $», a-t-elle dit mardi après-midi.
La ministre a distribué des copies d’une lettre envoyée aux districts pour leur demander un plan de dépenses qui démontre «quelles décisions en matière de dotation du personnel ont eu ou pourraient avoir les plus grandes répercussions» sur les buts identifiés par son gouvernement, soit l’amélioration de l’apprentissage, de la littératie et de la numératie.
«Ce plan devra être soumis au plus tard le vendredi 30 mai en fin de journée. Nous envisagerons ensuite des ajustements de financement en lien avec les propositions que vous soumettrez», peut-on lire dans la lettre.
En gros, le gouvernement leur demande d’identifier rapidement quelles coupes de personnel auront des effets néfastes sur l’apprentissage des élèves, et il songera ensuite à leur donner plus de financement en conséquence.
Le ministère avait déjà demandé aux districts de fournir un plan de dépenses en date du 1er juillet. Cette exigence tient toujours, selon Mme Johnson.
Claire Johnson blâme le gouvernement Higgs
Face à des questions et des critiques de l’Opposition progressiste-conservatrice sur les compressions imposées aux districts lors de la période de questions de mardi, la ministre Claire Johnson a blâmé la relation «brisée» entre les districts et le gouvernement Higgs. Elle a laissé entendre que cette relation continue de rendre la communication plus compliquée avec les districts, même six mois après un changement de gouvernement.
Elle répondait à une question du député PC Ian Lee sur les ramifications des coupes budgétaires.
Elle a répondu qu’elle veut communiquer «de façon ouverte et transparente» avec les districts, mais que ceux-ci ne sont pas «habitués à cela», et qu’ils sont plutôt habitués à se faire dire «d’une main lourde, “vous allez faire ceci”», sans collaboration, selon elle.
«Nous devons réapprendre à travailler ensemble. Nous faisons presque face à une réaction traumatisée alors que nous essayons de réparer une relation qui a été brisée.»
Un brouhaha de désapprobation s’est alors élevé sur le flux audio du parquet de l’Assemblée.
«C’était une faible réponse à une question légitime. Nous avons demandé ce qui allait se passer pour les étudiants affectés par les coupures de ce gouvernement, et c’est ça leur réponse. C’est faible», a dit Glen Savoie, chef du Parti progressiste-conservateur.
Face au commentaire de la ministre, la députée Megan Mitton, du Parti vert, a dit qu’elle a eu une réaction «cringe», un mot anglais qui renvoie à l’idée d’un malaise ou d’un embarras.
«En ce moment, il y a des problèmes entre les districts et le gouvernement Holt parce qu’ils ont fait 43 millions $ de coupures. C’est la réalité. Je ne pense pas qu’ils peuvent l’expliquer en disant que les districts sont traumatisés. C’est un peu bizarre et je pense que ça minimise ce que ça veut dire d’être traumatisé», a-t-elle indiqué.
Nous avons demandé à Claire Johnson pourquoi elle a blâmé l’ancien gouvernement, et pourquoi elle a dit que les districts ont une réaction «presque traumatisée». Elle a hésité avant de répondre.
«Ça illustre un peu la difficulté qu’on a eue au début à établir une relation saine avec les districts. On est ravis que c’est en train d’arriver, mais ce n’est pas quelque chose qui était acquis.»
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Photo : La ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson, le 27 mai 2025. - Acadie Nouvelle: Alexandre Boudreau
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- Date de création 2 juin, 2025
- Dernière mise à jour 2 juin, 2025