Comment est la pêche? «Comme l’année passée»

La Voix acadienne - Les pêcheurs hésitent toujours à affirmer que la saison de pêche au homard commence bien.  Comme s’ils se donnaient le mot pour en dire le moins possible, les réponses les plus fréquentes sont : «à peu près comme l’année passée» ou «un peu mieux que l’année passée» ou «un peu moins bon que l’année passée».  Au-delà de cette comparaison, les débarquements de homards parlent d’eux-mêmes.   

 

Jacinthe Laforest / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne – ATL

La saison de pêche au homard dans la zone 25 a commencé le lundi 11 août.  Cette zone longe la côte sud de l’ÎPÉ, de Victoria jusqu’à North Cape et s’étend jusqu’à Moncton et Chatham au Nouveau-Brunswick et Amherst en Nouvelle-Écosse.  La zone inclut les deux ports de pêche de la région Évangéline : Cap-Egmont et Abram-Village.  

Les bateaux chargés de casiers à homard ont pris la mer à 6 h le lundi 11 août pour aller tendre les casiers dans les endroits choisis, plus ou moins loin des quais.  Quelques heures plus tard, les bateaux étaient de retour à quai pour prendre un second chargement de casiers.  

Une fois que tous les casiers sont en place, les pêcheurs reviennent à quai et patientent jusqu’à 6 h le lendemain matin, pour prendre le départ et aller relever les casiers, récolter les homards qui répondent aux critères de conservation de l’espèce, réappâter le casier et le remettre à l’eau jusqu’au lendemain.  

Les premiers débarquements ont été pesés et enregistrés le 12 août.  «On a mangé du homard hier», dit Robyn (Richard) Marshall qui se trouvait au quai de Cap-Egmont le mercredi 13 août.  «La première semaine, c’est excitant.  On vient tous les jours au quai et ça nous arrive de faire les tours en bateau avec la famille», dit celle qui, étant la petite-fille du pêcheur Alphonse Richard, qui a pêché jusqu’à ses derniers jours de vie, a la pêche dans le sang.  

Dans un autre secteur du quai, Cédric Richard débarque ses prises.  «C’est aussi bon que l’année passée», lance-t-il en passant, pressé de finir sa journée.  

L’équipage a quitté le quai à 6 h du matin pour revenir avec un premier chargement de homards avant de repartir en mer pour revenir vers 14 heures pour faire peser son second chargement de la journée.  

Préparer le lendemain

Une fois la seconde cargaison débarquée et pesée, l’équipage poursuit son travail.  «On se prépare pour demain», dit un membre de l’équipage de Cédric Richard, en montrant des contenants de poissons (mélange de morues et de harengs) qui servent à appâter les casiers, un travail qu’on fait sur le bateau, juste avant de remettre le casier vide à l’eau.  Les bacs de poissons congelés sont apportés à bord, ainsi que des bacs de glace.  Tout est prêt pour le lendemain aux aurores.    

Chaleur et mue 

«Quand il fait très chaud, comme ces jours-ci, les pêcheurs font deux voyages pour ramener le homard le plus vite possible et le mettre au froid. Ils ont de la glace sur le bateau et les contenants sont isolés, mais on ne prend pas de chance», dit Robert Arsenault, qui travaille pour Acadian Seafood Supreme à Abram-Village, l’usine de transformation située près du quai des pêcheurs à Abram-Village, un des principaux acheteurs de homards.  «Ça prend toujours quelques jours après le début de la saison pour déterminer les prix qui seront payés aux pêcheurs.  Ils aimeraient bien savoir, mais on ne sait pas encore.  Tout est pesé et enregistré en attendant de savoir les prix», dit Robert Arsenault.  

«Je ne veux pas parler pour les pêcheurs, mais je pense que la pêche est bonne.  Les carapaces sont pleines.  C’est une bonne qualité», dit Robert Arsenault.  Il arrive souvent que le homard d’automne soit qualifié de «vide».  La coquille du homard n’est pas extensible.  Pour grandir, le homard doit se débarrasser de sa coquille et s’en construire une autre, plus grande, pour lui permettre de grossir, d’où l’impression que le homard est vide.  Cette année, soit la mue a eu lieu plus tôt, soit elle est tardive et aura lieu plus tard. 

 

PHOTOS :  

1- Les premiers débarquements sont arrivés à quai le mardi 12 août. (Photo : Jacinthe Laforest)

2- Kenneth Arsenault (à droite) place les appâts dans les casiers avant de les charger sur le bateau pour la mise à l’eau, le 11 août, jour de l’ouverture de la pêche. (Photo : Jacinthe Laforest)

3- Le 11 août à Abram-Village. (Photo : Jacinthe Laforest)

4- Les frères Pierre et Mike, fils de feu Alphonse Richard de Cap-Egmont, ont la pêche dans le sang. (Photos : Amayes Hadj Amar)  

5- Les prises semblent bonnes.  En attendant que les prix soient fixés, tout est pesé et enregistré. (Photos : Amayes Hadj Amar)  

6- Il y a toujours beaucoup d’action sur les bateaux.  (Photo : Amayes Hadj Amar)  

 

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  • Date de création 22 août, 2025
  • Dernière mise à jour 22 août, 2025
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