Climat, un atelier pertinent recherche son public

Le 16 février dernier, EcoNova a présenté la conférence virtuelle Big Picture du Climat en collaboration avec le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA). Ouverte au public en nombre limité (12 places), celle-ci, et ce malgré la qualité de son contenu, n’a pas été plébiscité par les Franco-Albertains. Et pourtant, elle offrait une réelle sensibilisation sur les enjeux climatiques à venir.

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Isaac Lamoureux

IJL-RÉSEAU.PRESSE-LE FRANCO

L’objectif pour le cofondateur d'Econova et animateur de l’évènement, Aloïs Gallet, est d’offrir des connaissances «supplémentaires à celles apprises dans le milieu scolaire» à un public adulte, tout en se basant sur les données du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Cinq participants étaient présents à cette première édition, dont trois membres du CDÉA, l’organisme partenaire. Seul le propriétaire d'une entreprise locale d'Edmonton, Stephane Tremblay, avait aussi répondu à l’appel pour «s’informer sur le climat et faire de son entreprise une entreprise à énergie nulle». Il a malheureusement dû quitter rapidement.

Aloïs Gallet reconnaît que la participation a été plus importante lors des conférences précédentes proposées dans les autres provinces de l’Ouest. Ce même atelier a été présenté aux organismes communautaires de Colombie-Britannique et à l’Université de Colombie-Britannique ainsi qu’en Saskatchewan avec l’Association jeunesse fransaskoise. Un autre aura lieu au cours des prochaines semaines à l’Association des juristes d’expression française de la Saskatchewan.

Gallet explique qu’il faut remuer ciel et terre pour motiver les gens à s'intéresser à l’environnement. Il espère néanmoins que cela sera de plus en plus facile à l’avenir. Il ajoute qu’il est le premier à faire ce type de conférences. «Il n’y a quasiment personne qui fait ça en milieu francophone au Canada. Il y a très peu de gens qui font de l'éducation au climat pour les adultes en général.»

Une méconnaissance des réalités environnementales

Si le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de moitié d’ici à 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050, l’objectif de cette conférence «est qu’on atteigne ces résultats. Sinon, on court à la catastrophe», explique Aloïs Gallet.

Pour atteindre ces objectifs, il affirme que «au moins 25 % des gens doivent comprendre les problèmes environnementaux en cours». Il espère donc apporter quelques outils au public présent grâce à son travail de sensibilisation.

La conférence a débuté par un jeu-questionnaire contenant des «vrai ou faux», des casse-têtes, des choix multiples et des diapositives d’information. Les questions portaient sur l’environnement et donnaient quelques exemples précis et de nombreuses statistiques. Ces questions n’étaient pas aussi simples qu'on aurait pu le croire. En effet, le participant ayant obtenu le meilleur score n'a eu que neuf bonnes réponses et les autres participants se sont trompés dans plus de la moitié des 17 questions.

Les participants ont ensuite été invités à travailler ensemble, à identifier les problématiques et à proposer des solutions pour éviter certaines conséquences climatiques aujourd’hui identifiées par un grand nombre d’experts du GIEC. La discussion s’est alors animée et les trois heures prévues pour cet évènement sont passées très vite selon la plupart des participants.

Fatma Diallo, conseillère en développement économique et entrepreneuriat avec le CDÉA, a «beaucoup aimé cet atelier parce que c’était vraiment interactif et intuitif». Elle retient d’ailleurs un grand nombre d'informations qui, selon Aloïs Gallet, pourrait prendre «30-50 heures de recherche sur YouTube ou de lecture d’articles» pour les découvrir par soi-même.

Le partenariat du CDÉA pour assurer l'avenir

Même si les membres du CDÉA étaient invités à participer à la conférence, Fatma Diallo a «voulu vraiment y participer de ma propre initiative». Elle voulait se remémorer les connaissances apprises pendant ses études. Mais elle a appris bien plus que ce à quoi elle s'attendait. Elle «encourage toute personne qui souhaiterait développer ses connaissances sur le climat et le réchauffement climatique à participer» aux prochaines éditions les 17 et 24 mars prochain.

Fatma Diallo deviendra prochainement responsable du développement durable au CDÉA et pense à animer des ateliers pour conscientiser davantage les Franco-Albertains sur le réchauffement climatique. «L’atelier a vraiment répondu à mes attentes parce que c’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur.»

Afin d'augmenter le nombre de participants lors des prochaines conférences, elle explique que le CDÉA doit faire plus de promotion. Elle prévoit en parler à tous ses collègues lors de leur prochaine réunion hebdomadaire. «Je vais aussi inciter mon entourage, ma famille et mes amis à participer.»

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  • Date de création 10 mars, 2022
  • Dernière mise à jour 10 mars, 2022
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