Cérémonie de graduation : clap de fin à François-Buote

Lundi 23 juin, les 25 finissants et finissantes de l’établissement scolaire de Charlottetown ont reçu leur diplôme. Alors qu’ils quittent l’école qu’ils ont fréquentée de nombreuses années, l’école où ils ont tissé des liens forts, un mélange de sentiments les habite.

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Marine Ernoult / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne

«Je suis heureuse, mais je suis ici depuis la maternelle, ça fait bizarre de me dire que je ne reviendrai plus jamais dans l’école. On a tellement de souvenirs», partage Joelle Blanchard, 17 ans.

La jeune acadienne fait partie des 25 finissants et finissantes de l’école François-Buote, qui reçoivent leur diplôme de fin d’études, lundi 23 juin.

Quelques minutes avant de monter sur la scène du théâtre Port-La-Joye du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, l’effervescence des élèves est à son comble.

Dernières photos souvenirs, derniers ajustements des toges et des chapeaux de graduation, les étudiants sont fin prêts.

«C’est étrange, on a comme fini une partie de notre vie, on ne retournera plus ici», confie Eliot White, 17 ans, originaire d’Ontario et scolarisé depuis la 7e année à François-Buote.

«C’est aussi excitant, on est finalement gradués après 13 longues années d’études», ajoute à ses côtés Rémi Stevula, arrivé d’Ontario en 5e année.

«On se sent vraiment spécial, valorisé»

Les élèves soulignent les liens forts qu’ils ont pu tisser entre eux au cours de toutes ces années.

Charlotte Cyr-Jones, qui a beaucoup déménagé avant d’arriver à François-Buote en 9e année, parle des «meilleures rencontres» qu’elle ait jamais pu faire.

«C’était moins dur de se réveiller le matin, moins épeurant d’aller à l’école. J’ai trouvé mes meilleurs amis ici», témoigne celle qui est née à Montréal, au Québec.

«L’école est très petite, donc on se connaît tous, c’est moins intimidant», confirme Eliot White.

Joelle Blanchard évoque également «un sens de la communauté» beaucoup plus fort ces derniers mois.

«On est devenus plus proches avec nos camarades de classe, car on savait qu’on partait, qu’on ne se reverrait plus, on a fait beaucoup plus de choses ensemble», dit-elle.

Les gradués saluent par ailleurs la grande proximité avec leurs enseignants. «On est dans l’édifice depuis toujours, on les a toujours vus», rappelle Joelle Blanchard, dont le grand-père maternel a contribué à fonder l’école.

«Ils m’ont donné la chance de faire mes expériences. Ils m’ont même fait faire des tours des collèges pour voir à quoi ça ressemblait, poursuit Rémi Stevula. On se sent vraiment spécial, valorisé.»

À plusieurs reprises, le jeune homme, passionné de cuisine, a pu travailler derrière les fourneaux avec le Chef Amine, le cuisinier du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean.

Garder le français

Après la parenthèse estivale, les finissants et finissantes prendront le chemin de leurs études postsecondaires.

«Ils tournent une page précieuse de leur vie et sont prêts à prendre leur envol vers de nouveaux horizons», affirme la directrice de l’école, Isabelle Savoie-Jamieson.

Joelle Blanchard étudiera la musique au Collège Holland pendant deux ans, avant peut-être d’aller à l’Université de Moncton, tandis que Charlotte Cyr-Jones suivra des cours d’histoire antique et d’archéologie à l’Université Concordia, à Montréal.

La première aimerait devenir enseignante de musique, la seconde conservatrice dans un musée ou professeure d’histoire à l’université.

Eliot White, lui, ira à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard en informatique. «J’aurais aimé faire mes études en français, mais il n’y a pas d’option sur l’île et l’Université de Moncton est beaucoup plus chère», explique-t-il.

De son côté, Rémi Stevula veut s’inscrire à l’Institut Culinaire du Canada à Charlottetown. «Et après je veux aller dans l’armée pour me discipliner un peu, je me trouve un peu paresseux, ça va me pousser à faire des affaires», raconte-t-il.

Quels que soient leurs choix d’études et de carrière, tous veulent continuer à utiliser le français dans leur vie d’adulte.

«Ma grand-mère paternelle acadienne a perdu sa langue, je ne veux pas que ça m’arrive. Je sais que le français représente beaucoup pour ma famille», insiste Joelle Blanchard, avant de recevoir son diplôme des mains d’Isabelle Savoie-Jamieson.

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PHOTOS : (incluant titre de la photo, légende et crédit du photographe ou courtoisie)

  1. Eliot White : «Je suis content de pouvoir parler dans les deux langues officielles du Canada grâce à mes études», dit Eliot White, dont les deux parents sont anglophones. Marine Ernoult
  2. Joelle Blanchard et Charlotte Cyr-Jones : De g. à d., Joelle Blanchard et Charlotte Cyr-Jones tenaient à faire toute leur scolarité en français.
  3. Rémi Stevula : Rémi Stevula, passionné de cuisine, veut faire l’Institut Culinaire du Canada.
  4. Diplôme_Joelle : Joelle Blanchard reçoit son diplôme des mains de la directrice de l’école François-Buote, Isabelle Savoie-Jamieson.
  5. Diplôme_ Rémi : Rémi Stevula reçoit son diplôme des mains d’Isabelle Savoie-Jamieson.
  6. Diplôme_ Charlotte : Charlotte Cyr-Jones reçoit son diplôme des mains d’Isabelle Savoie-Jamieson.
  7. Diplôme_ Eliot : Eliot White reçoit son diplôme des mains d’Isabelle Savoie-Jamieson.
  8. Promotion : Les 25 élèves de 12e de l’école François-Buote reçoivent leur diplôme de fin d’études lundi 23 juin.
  9. Public : Familles et amis sont venus nombreux assister à la cérémonie de graduation.
  10. 10. Salle : Les diplômes ont été remis sur la scène du théâtre Port-La-Joye du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean.
  11. 11. Attente : Les élèves attendent avec impatience de rentrer dans la salle pour recevoir leur diplôme.
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  • Date de création 7 juillet, 2025
  • Dernière mise à jour 7 juillet, 2025
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