Brendan Hanley, réélu pour un nouveau mandat

Le député libéral Brendan Hanley a été réélu au Yukon à son poste avec 52,8 % des voix. Une victoire majoritaire avec plus de 3 000 voix d’avance sur les autres personnes candidates. Il répond aux questions de l’Aurore boréale.

Propos recueillis par Gwendoline Le Bomin

Le mois dernier, 124 élus municipaux et élues municipales de tout le pays ont adressé une lettre ouverte aux chef∙fe∙s des six partis politiques fédéraux afin de demander des actions concrètes face aux risques croissants du réchauffement climatique, qui touchent directement les municipalités canadiennes. Quelles seront vos actions au Yukon concernant le réchauffement climatique?

Brendan Hanley : Je n’ai pas entendu parler de cette lettre ouverte, mais il s’agit d’une priorité pour moi de continuer la lutte climatique et d’être un avocat pour la situation. Surtout comme député du Nord, parce qu’on sait que les effets climatiques ont beaucoup augmenté ici au Nord. J’espère également pouvoir travailler avec le gouvernement sur plusieurs enjeux par rapport à l’urgence climatique.

Il peut s’agir de l’infrastructure résiliente au climat, de la préservation du terrain et des terres, de la restauration des écosystèmes comme les rivières, le fleuve du Yukon, ou encore, de la préparation d’urgence contre les feux de forêt, les inondations et les glissements de terrain.

Quel poids pensez-vous apporter au Parlement? Parce qu’il n’y a qu’un seul député au Yukon. Comment percevez-vous l’impact de votre travail, au-delà du fait que votre élection a contribué à l’élection du parti au pouvoir?

B.H. : Pour moi, c’est une continuation de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Et je pense que ça vient peut-être de plusieurs points de vue. Par exemple, comme député d’un territoire, comme je viens d’un territoire entier, ça dit plus d’un point. J’ai des relations avec le gouvernement territorial assez importantes et avec les gouvernements des Premières Nations, donc déjà, comme je représente un territoire et pas juste une circonscription, je pense que ça donne un certain poids.

Et, à part ça, il y a beaucoup de membres, de ministres, de députés qui sont très intéressés par ce qui se passe dans le Nord. Donc, le nom Yukon porte un poids en lui-même. Les gens ont naturellement beaucoup d’intérêt pour ce qui se passe dans le Nord.

Et, surtout ces derniers jours, il y a beaucoup d’intérêt pour le Nord, comme la sécurité, la souveraineté. Mais peut-être le plus important, c’est une réputation, comme quelqu’un qui parle avec une voix fiable, une voix assez forte. Je n’avais pas hésité à parler des enjeux qui sont assez complexes. Et si j’ai gagné une réputation pour ça, c’est quelque chose que je pense continuer de mettre comme un avantage pour être quelqu’un qui jouit d’une réputation pour avoir une voix forte, mais aussi pour travailler avec les partenaires et les partenaires des autres parties. Donc, je pense que je peux continuer de jouir d’une réputation que j’ai déjà gagnée pendant les trois dernières années et demie.

Comment prévoyez-vous de continuer à soutenir la francophonie au Yukon?

B.H. : Pour moi, c’est une continuation. Je pense que j’ai des relations assez fortes avec la communauté francophone. S’il y a un enjeu important pour eux, je souhaite participer aux réunions et aux activités culturelles, ou les événements qui sont importants pour la communauté francophone, pour célébrer avec eux ce qu’offre la communauté francophone ici.

Mais aussi pour réfléchir sur plusieurs éléments et appuyer, par exemple, l’investissement dans les espaces communautaires, la promotion de l’enseignement du français partout au Canada, en collaboration avec les territoires. Moderniser Radio-Canada, le site d’immigrants francophones, afin d’établir un objectif de 10 % d’immigrants francophones. Je souhaite être engagé pour travailler sur ces objectifs afin qu’ils soient réalisés ici au Yukon.

Prévoyez-vous de collaborer avec les autres partis politiques du Yukon?

B.H. : C’est un élément pour moi qui est très important. C’est mon style de toujours chercher des collaborations. Au niveau parlementaire, par exemple, pour appuyer les débats importants, ou au niveau des comités. Je peux toujours chercher des appuis pour les enjeux importants.

Il y aura toujours des désaccords, des arguments à faire, et c’est bon pour la démocratie, pour promouvoir un point de vue en particulier, mais je pense que tout le monde se rend compte qu’en ce moment on a des enjeux majeurs au Canada. Il s’agit, par exemple, des droits de douane, du logement, de l’accès aux soins primaires, de la santé mentale et de l’abordabilité. Ce sont des enjeux que tout le monde prend sérieusement. Donc, pour moi, c’est de chercher les routes pour collaborer entre les partis pour l’intérêt de tous les Canadiens.

Ranj Pillai a annoncé quitter ses fonctions de premier ministre du Yukon et de chef du Parti libéral du Yukon. Comment envisagez-vous les prochaines semaines?

B.H. : J’ai profité d’une énorme et proche collaboration avec lui pendant les deux dernières années, et même avant ça, quand il était ministre.

Donc, c’est sûr qu’il sera beaucoup manqué, et il va me manquer comme partenaire dans les enjeux très importants pour le territoire. On a participé ensemble à beaucoup de réunions avec des ministres ici et à Ottawa. Il est quelqu’un de très dédié aux objectifs pour le bien-être des Yukonnais et Yukonnaises. Donc, ce sera peut-être une surprise, mais pour le temps qu’on a, j’ai hâte de continuer de collaborer avec lui et son successeur, qui que ce soit.

IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

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  • Date de création 15 mai, 2025
  • Dernière mise à jour 15 mai, 2025
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