Augmentation des inscriptions: le CCNB suit la tendance
À l’instar de bien des établissements d’éducation dans la province, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick prévoit une augmentation substantielle de son nombre d’étudiants.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl
Même s’il n’a pas les chiffres précis, puisque ceux-ci ne seront officialisés qu’à la fin du mois de septembre, le PDG du CCNB, Pierre Zundel s’attend à ce que le collège établisse un record de fréquentation.
En effet, selon les premières estimations, il pourrait y avoir jusqu’à 2500 étudiants au CCNB en septembre.
«Je donne ces chiffres sous toute réserve, mais en date d’aujourd’hui, ça regarde bien.»
Le PDG du CCNB note une croissance dans tous les campus de la province, mais avoue que plusieurs ont su tirer profit du contexte actuel pour se développer davantage.
«On avait des campus avec des défis démographiques comme dans la Péninsule acadienne ou dans la région du Restigouche, mais dans ce contexte-là ils se débrouillent très bien. Une des choses qui ont changé est, au début de notre expérience avec les étudiants internationaux, ils étaient pas mal tous à Dieppe. Maintenant, de loin, le campus de Bathurst est le plus grand campus pour les étudiants internationaux.»
Évidemment, l’arrivée massive d’étudiants internationaux, au cours des dernières années, contribue à faire augmenter ce nombre.
«On a accepté moins d’étudiants internationaux, mais on en accueille tout de même plus que ce que l’on aurait eu il y a quatre ou cinq ans.»
M. Zundel note également une augmentation du côté des inscriptions d’étudiants canadiens.
«Je crois que l’augmentation des Canadiens, en première année, est de l’ordre de 4 ou 5% (…) C’est une très bonne nouvelle, car on est, dans les Maritimes, en déclin démographique depuis le début des années 2000. Je crois que l’on a frappé le creux de la vague et on devrait commencer à remonter.»
Accentuer le recrutement d’étudiants internationaux
Selon le PDG du CCNB, quelques facteurs expliquent ce phénomène, comme le fait qu’un plus grand nombre de demandes – notamment du côté des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb – se traduisent en permis d’études.
M. Zundel explique que le bouche-à-oreille a aussi permis d’accentuer le recrutement d’étudiants internationaux.
«Les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb ont un peu l’inverse de notre profil démographique. Ils ont beaucoup de jeunes personnes qui ont de la difficulté à trouver de bonnes occasions d’emploi dans leur pays. S’ils veulent retourner au pays, le diplôme ou certificat canadien avec lequel ils reviennent leur permet d’avoir un avantage au niveau des emplois. Cependant, 90% veulent rester au Canada.»
Pour le moment, la proportion d’étudiants internationaux par rapport à ceux du Canada devrait être d’environ 50%.
Cette situation a fait en sorte que certains programmes ont même connu un regain de popularité, selon M. Zundel. C’est le cas des métiers et des domaines des technologies de l’information, communication, génie et transport.
Parmi les étudiants internationaux, il y a beaucoup d’intérêt dans l’administration des affaires et des technologies, mais le domaine des métiers commence à piquer leur curiosité davantage.
«Dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb, le domaine des métiers a un statut social moins élevé. Les salaires ne sont pas très hauts et il n’y a pas vraiment de système formel de certification. Les étudiants qui sont venus avant ont donc commencé à comprendre ce que sont les métiers au Canada, en voyant le genre de salaires qui sont possibles et les opportunités. Je crois que ça s’est parlé et c’est pour cela que l’on voit un plus grand intérêt envers les métiers.»
La crise du logement demeure l’un des obstacles les plus importants pour le CCNB dans son recrutement d’étudiants. Dans cette optique, l’établissement a mis en place une entente de gestion conjointe de logement avec des propriétaires souhaitant accueillir des étudiants.
Jusqu’à maintenant, cette initiative a permis de dénicher environ 130 chambres offertes par une trentaine de propriétaires dans les différentes régions couvertes par les cinq campus du collège communautaire.
À Bathurst, endroit où l’offre de logement demeure serrée selon M. Zundel, le CCNB est toujours à la recherche de partenaires intéressés aux ententes de gestion.
Malgré les défis, Pierre Zundel voit beaucoup de positif à cette augmentation du nombre d’étudiants. En plus de permettre au CCNB de continuer à offrir certains programmes, il croit que cela permettra d’ajouter de la main-d’œuvre sur le marché du travail, de favoriser l’immigration francophone et de contrebalancer l’exode des jeunes dans les milieux ruraux.
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Photos
Légende : Pierre Zundel, directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, s’attend à ce que le collège établisse un record de fréquentation.
Crédit : Archives
- Nombre de fichiers 2
- Date de création 20 septembre, 2023
- Dernière mise à jour 19 novembre, 2023