520 élèves à l’École François-Buote et ça continue à augmenter
La Voix acadienne - L’École François-Buote (ÉFB) compte, à elle seule, près de la moitié de la population étudiante de la Commission scolaire de langue française, avec 520 élèves, en date du mercredi 24 septembre. La directrice, Isabelle Savoie-Jamieson, et les deux directeurs adjoints, Maxime Duguay et Thibeault Aubert, mènent un personnel de presque 80 personnes, tous rôles confondus.
Jacinthe Laforest / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne - ATL
«Peu importe la grandeur, chaque école de la CSLF a ses défis et met en place des solutions différentes pour les relever», affirme Isabelle Savoie-Jamieson, directrice de l’EFB depuis déjà plusieurs années.
Gérer une école de maternelle à 12e année, c’est un peu comme gérer une école primaire (maternelle à 3e); une école élémentaire (4e à 6)e ; une école intermédiaire (7e à 9e) et une école secondaire (10e à 12), dans un même édifice.
«Le secret, c’est la collaboration. Faut travailler en équipe. Nous attendons un autre agrandissement qui sera le bienvenu, car la gestion de l’espace n’est pas facile. Nous trouvons nos solutions, en mettant nos têtes et nos idées avec celles de la CSLF. Et nous avons deux classes mobiles pour le secondaire», ajoute la directrice, qui rappelle au passage que le plus récent agrandissement de l’ÉFB avait pour but d’accommoder 350 élèves alors que la population étudiante atteint les 520. «C’est la valse des locaux», résume la directrice.
Le personnel à l’École François-Buote est en croissance, proportionnellement à la population étudiante. «Nous avons un personnel de 79 personnes, incluant les chauffeurs d’autobus et tous les autres membres du personnel. Avec les élèves, ça fait un beau gros village. J’aime que nos élèves puissent côtoyer des élèves d’âges et d’origines différents. Notre école est multiculturelle et équilibrée en même temps. Nous aimons que nos élèves, peu importe leur origine, soient capables de côtoyer des gens qui leur ressemblent (effet miroir) tout en étant appelés à côtoyer des personnes d’origines différentes (effet fenêtre). Nous avons cet équilibre et nous l’apprécions beaucoup. Ça nous aide dans notre double mandat», affirme la directrice.
De plus, la responsable observe que cette cohabitation de plusieurs tranches d’âge a pu donner à des étudiants du secondaire des opportunités de faire des expériences en salle de classe (Coop Ed), qui les ont aidés à se découvrir un goût pour l’enseignement. «Nous avons des enseignants qui sont d’anciens étudiants ici. Peut-être que dans un autre contexte, ils n’auraient pas eu la même sorte d’opportunités.»
Double mandat au premier plan
Toutes les écoles de la CSLF ont ce double mandat qui consiste à développer l’appartenance et l’identité culturelle francophone, en même temps que d’enseigner les matières académiques.
«Nous avons toujours eu ce double mandat, mais disons que pendant les années de COVID, le message sur la santé, un message qui était logique, a pris le dessus. Du côté académique, nous mettons l’accent sur l’expression orale. Dans notre double mandat, nous considérons notre école comme la gardienne de la langue française. C’est notre rôle de la garder, de la célébrer de façon intentionnelle, et de faire en sorte que tout le personnel s’investisse dans ce mandat de protection et d’enrichissement de la langue française.»
Isabelle Savoie-Jamieson se réjouit de pouvoir compter sur les équipes des volets communautaire (Carrefour de l’Isle-Saint-Jean) et préscolaire (CPE L’Île enchantée), pour donner vie et substance à ce double mandat. «Nous avons une collaboration fantastique. Nous partageons une partie de nos espaces. Nous nous parlons aussi souvent que possible. Nous travaillons tous pour consolider la collectivité», dit la directrice.
Des équipes sportives en masse
La grande population étudiante à l’École François-Buote facilite l’organisation d’équipes sportives. «Nous aimons créer autant d’équipes dans autant de sports que possible. Nous avons les élèves. C’est plus difficile de recruter des personnes pour se charger des équipes. Je lance un appel aux personnes qui ont envie de donner un peu de leur temps. Pas besoin d’être spécialiste d’un sport. Il suffit de vouloir apprendre avec les jeunes», insiste la porte-parole de l’École François-Buote. Elle concède que le gymnase commence à ne plus suffire à la population étudiante et à la clientèle communautaire qui l’utilise régulièrement. Le prochain agrandissement de l’édifice inclut l’ajout d’un gymnase.
Dans d’autres domaines, la politique des cellulaires du ministère de l’Éducation est appliquée et respectée à l’ÉFB. Les données sur l’absentéisme sont collectées et analysées, comme dans toutes les écoles. Un conseil étudiant est déjà en fonction et apporte son appui dans la création d’un climat scolaire accueillant.
PHOTOS :
1- Isabelle Savoie-Jamieson dirige l’École François-Buote assistée des adjoints Thibeault Aubert et Maxime Duguay. L’école compte 520 élèves et un personnel de quelque 80 personnes. «Un beau petit village». (Photo : Jacinthe Laforest)
- Nombre de fichiers 2
- Date de création 6 octobre, 2025
- Dernière mise à jour 6 octobre, 2025