Le 25 septembre : une fête importante pour les artistes d’Orléans ?

Qu’ils soient du domaine des arts de la scène ou des arts visuels, le 25 septembre revêt un cachet particulier pour les artistes d’Orléans. C’est même parfois un élan pour la suite de l’année.

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André Magny

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

 

Le 25 septembre, à 13 h, Sophie d’Orléans sera dans la Salle à dîner de l’Université d’Ottawa pour une prestation musicale. Pour l’autrice-compositrice-interprète de Colibri ou encore de Sans turbulences, cette journée lui apporte «un sentiment de fierté, d'appartenance et de communauté. Comme ça fait du bien de se retrouver entre nous pour célébrer notre langue et notre région d'origine!» Dirait-elle qu’il y a une prise de conscience chez certains diffuseurs que la musique créée par les artistes franco-ontariens et franco-ontariennes existe bel et bien? «Je crois qu'en règle générale, les diffuseurs Franco-Ontariens sont conscients et conscientes de l'existence de la musique franco-ontarienne et des réalités des artistes d'ici. Nombreux organismes et centres communautaires font de leur mieux à longueur d'année pour promouvoir notre belle langue et la culture franco-ontarienne en engageant des artistes d'ici.»

Pour Liautaud H Philogène dit KingH509, le 25 septembre est une journée importante pour celui qui sortait en 2021 l’intéressant clip X. Rappeur dans l’âme et gestionnaire d’événements au sein du MIFO, la francophonie mise de l’avant par le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes permet «d’enrichir la musique; on peut fêter ensemble, partager nos rythmes. C’est quand même magnifique qu’un Canadien fasse la fête avec un Haïtien, un Africain ou un Caribéen!»

Artiste émergent faisant dans l’humour avec son événement 100 % ZIN, Reggie Casimir ou de son nom de scène Cashboy Regg revient vivre à Orléans après quelques années à Montréal. «Être francophone, c’est la base de tout; j’ai percé en français. Je suis venu ici, à Orléans, pour acheter la maison de ma mère. La Journée des Franco-Ontariens, c’est une façon pour moi de mieux m’intégrer aux Franco-Ontariens.»

Le MIFO est de la fête…

«On veut que cette journée-là, les artistes franco-ontariens soient capables d’aller dans les écoles. On veut leur permettre de butiner sur plusieurs fleurs», explique Anne Gutknecht, directrice artistique du MIFO avant de mettre de l’avant la soirée concoctée par son équipe. Dans un premier temps, il y aura l’Apéro-Franco qui permettra à compter de 16 h 30 de porter fièrement le blanc et le vert autour de cocktails et mocktails, d’assister à la levée du drapeau franco-ontarien et d’entendre les discours officiels.

Et à 18 h 30, place à la 5e édition du Kaléidoscope musical. Une formule originale qui promet des moments magiques. Il s’agit de la rencontre de cinq auteurs-compositeurs-interprètes d’ici. Pour l’occasion, les artistes seront à la fois interprètes, mais aussi les musiciens des autres sur scène. Céleste Lévis, Joly, LeFLOFRANCO et Beau Nectar, accompagnés du pianiste Martin Gagnon seront de ce Kaléidoscope musical. C’est ainsi, comme le souligne Anne Gutknecht, qu’une pièce de LeFLOFRANCO, au départ plus DJ, devient plus acoustique selon les arrangements d’un autre artiste. «C’est aussi l’occasion aussi de découvrir, avec des petites entrevues que je fais sur scène, des facettes inédites des artistes présents.»

… et la SFOPHO aussi !

Dans la foulée du 25 septembre, la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) organise le 1er octobre au Centre Shenkman la 3e édition de son marché d’art et d’artisanat. L’impact de la Journée des Franco-Ontariens est-il le même chez les artisans que chez les artistes de la scène ?

Gilles Léger est sculpteur. Il fait notamment des décorations de Noël. Il s’est notamment rendu célèbre par les 35 000 lumières qu’il accrochait chez lui dans le temps des Fêtes ! Natif de Rockland, il s’est installé à Orléans quand il a épousé une Orléanaise. «Les francophones m’encouragent beaucoup; ils décorent plus que les anglophones!»

De son côté, Suzanne Cadieux, ancienne enseignante et membre du CA de la SFOPHO fait des cartes. De toutes sortes et pour toutes les occasions. «Je me promène dans Orléans et ça m’inspire.» Elle qui a offert des cartes avec des paniers destinés à des femmes dans le besoin aura entre 200 et 300 cartes, certaines toutes en français, à offrir lors du marché.

Enfin, Normand Léveillé fabrique des cabanes d’oiseaux avec des produits recyclés et du bois réutilisé. Si selon lui, certains artisans préfèrent de plus gros marchés, pour M. Léveillé, il est important de soutenir celui de la SFOPHO. «Moi, ce sera mon premier marché. J’y vais, c’est pour la cause. C’est important de soutenir la francophonie à travers la Journée des Franco-Ontariens et de la SFOPHO.»

 

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Titre : Sophie D’Orléans

Légende : « Cette journée me rappelle chaque année l'importance de continuer d'écrire des chansons dans ma langue maternelle. »

Photo : Derek Cushing

 

Titre : Liautaud Philogène

Légende : En plus de faire du rap, KingH509 est aussi gestionnaire d'événements au MIFO.

Photo : gracieuseté de Liautaud Philogène

 

Titre : Suzanne Cadieux

Légende : En plus de créer des cartes pour toutes les occasions, Suzanne Cadieux est membre du CA de la SFOPHO.

Photo : gracieuseté de Suzanne Cadieux

 

 

  • Nombre de fichiers 4
  • Date de création 18 septembre, 2023
  • Dernière mise à jour 18 septembre, 2023
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