Ceinture de verdure: Doug Ford promet de collaborer avec la GRC

Le premier ministre ontarien Doug Ford se dit convaincu que rien de criminel ou de frauduleux n’a émané de l’échange de terrains sur la Ceinture de verdure, et a promis, en conférence de presse vendredi, qu’il prendra «extrêmement au sérieux» une potentielle enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Par Émilie Gougeon-Pelletier, IJL - Réseau.Presse - Le Droit


 

Doug Ford a tenu une première conférence de presse depuis que la Police provinciale de l’Ontario (PPO) a confié à la GRC le dossier d’une possible enquête sur l’échange de terrains, précédemment protégés, de la Ceinture de verdure, entre la province et des promoteurs immobiliers.

Durant ce point de presse d’une vingtaine de minutes, Doug Ford a répondu aux questions sur de possibles activités criminelles qu’il n’avait «aucune tolérance pour ces absurdités».

À la défense de Steve Clark

Le premier ministre de l’Ontario a défendu bec et ongles son ministre des Affaires municipales et du Logement, Steve Clark, qui se trouve actuellement sous le feu des critiques dans l’affaire des échanges de terrains. «J’ai pleine confiance envers Steve Clark», a-t-il réitéré.

Rappelons que le chef de cabinet au centre de la controverse, Ryan Amato, du bureau de Steve Clark, a remis sa démission mercredi.

Sans le nommer directement, la vérificatrice générale de l’Ontario a soutenu, dans son rapport cinglant publié le 9 août, que le chef de cabinet du ministre des Affaires municipales et du Logement avait choisi 14 des 15 sites qui ont été vendus aux promoteurs immobiliers et qu’il avait contourné tous les protocoles habituels de consultation.

L’opposition à Queen’s Park répète, depuis la démission de Ryan Amato, qu’il sert de bouc émissaire pour MM. Ford et Clark et qu’il est difficile à croire que ces deux politiciens n’étaient pas au courant des discussions tenues au sein de leurs cabinets à ce sujet.

«Je ne crois pas à la microgestion, je crois à la délégation – à la délégation du travail par l’intermédiaire de nos ministres et de leurs équipes», a répété Doug Ford, vendredi.

Ford ne démord pas

Même si son gouvernement est accusé d’avoir favorisé certains promoteurs immobiliers, premier ministre ne démord toutefois pas sur ses intentions de construire des logements sur la Ceinture de verdure.

«Je me fiche des promoteurs. Je me soucie des gens qui travaillent dur et qui n’ont pas les moyens de payer un loyer, qui n’ont pas les moyens d’acheter une maison», a-t-il lancé.

Même s’il avait promis, en 2018, qu’il ne toucherait jamais aux terres protégées de la Ceinture de verdure, Doug Ford soutient que les temps ont changé.

«Il nous faut 1,5 million de nouveaux logements, au moins. Je n’avais pas prévu que le gouvernement fédéral fasse venir 500 000 personnes», s’est-il exclamé.

Or, plusieurs experts s’entendent pour dire qu’il n’est pas nécessaire de détruire des écosystèmes protégés pour faire de la place pour de nouvelles maisons.

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  • Date de création 25 août, 2023
  • Dernière mise à jour 25 août, 2023
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