Le tourisme en Atlantique: l’union fait la force
Les quatre provinces de l’Atlantique collaborent volontiers afin d’accroître le tourisme international dans la région. Les circuits thématiques ont la cote, alors que le tourisme acadien peine à unifier son offre.
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Marine Ernoult
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl
«Les touristes qui dorment chez nous viennent de partout dans le monde. Chaque nouvelle saison, ça me surprend toujours autant», partage Deborah Bourden, co-propriétaire de l’hôtel Anchor Inn, perdu dans la petite ville de Twillingate, au nord-ouest de Terre-Neuve.
Au bout du fil, l’hôtelière égrène la liste des nationalités de ses clients: des Canadiens bien sûr, mais aussi des Américains, des Anglais, des Belges, des Suisses, des Néerlandais, des Allemands, des Israéliens ou encore des Brésiliens.
Le constat est le même du côté de la Baie des Chaleurs, au Nouveau-Brunswick. L’Auberge d’Anjou-Cocooning Café, tenue par Cécile et Jérôme Beuzeville à Petit Rocher, ne va pas désemplir cet été.
Des touristes allemands, belges, suisses, italiens, hollandais, français et même australiens vont fréquenter les six chambres de l’établissement. «C’est fou, car on a juste un site internet, une page Facebook et une autre Instagram», témoigne Cécile Beuzeville.
20 millions $ sur trois ans
À Terre-Neuve, Deborah Bourden pense avoir trouvé une partie de l’explication.
«Les provinces atlantiques collaborent pour nous mettre sur la carte du monde, nous font connaître en tant que destination touristique. On en mesure les effets jusque dans nos clientèles.»
En septembre 2020, les gouvernements du Nouveau-Brunswick, de Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) et de Terre-Neuve-et-Labrador ont conclu une entente de trois ans sur le tourisme avec les autorités fédérales, par le biais de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA). Les quatre associations touristiques provinciales, qui représentent l’industrie, ont également signé l’accord.
L’objectif affiché est de faire connaître la région afin d’augmenter le nombre de visiteurs. Autrement dit, les provinces atlantiques veulent se positionner dans le grand jeu concurrentiel des espaces touristiques, et ce, à l’échelle mondiale.
Les partenaires ont investi 20 millions $ à cet effet. L’APECA a versé 60% du montant, les provinces les 40% restants, soit 8 millions $.
Fundy et le Cap-Breton dopent les visites
«Nous avons une relation de travail très forte depuis plus de vingt ans, assure Darlene MacDonald, directrice générale de Tourisme Nouvelle-Écosse. Nous joignons nos efforts pour être plus compétitifs et vendre une marque régionale aux professionnels du voyage et aux médias nationaux et étrangers.»
«La collaboration sonne comme une évidence. Nous avons un grand nombre de produits touristiques similaires, qu’il s’agisse d’aventures en plein air, de camping ou de nourriture», ajoute Andrew McNair, directeur général de l’Association de l’industrie touristique du Nouveau-Brunswick.
Un avis que partage Marc LeBlanc, professeur à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires de l’Université de Moncton.
«Dans l’ensemble, les provinces atlantiques offrent le même type de choses: la grande nature, les parcs nationaux, l’océan et les plages.»
«Et puis il y a des sites comme Fundy, le Cap-Breton, ou la maison d’Anne aux pignons verts que l’on peut qualifier de produits d’appel. Ils peuvent à eux seuls attirer des visiteurs étrangers», poursuit le spécialiste.
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Photos :
Légende : Un touriste prend en photo les fameux rochers Hopewell.
Crédit : - Gracieuseté
Légende : Cécile et Jérôme Beuzeville tiennent l’Auberge d’Anjou-Cocooning Café à Petit-Rocher.
Crédit : - Gracieuseté
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- Date de création 7 juillet, 2023
- Dernière mise à jour 7 juillet, 2023