Jean de Dieu Tuyishime reçoit le prix Jeanne-Dubé pour son engagement

Un pilier de la francophonie ténoise a été honoré le 25 septembre au Collège nordique, à l’issue de l’assemblée générale de la FFT. Le prix lui a été remis en reconnaissance de son engagement de longue date au service de la communauté francophone des Territoires du Nord-Ouest.

 

Cristiano Pereira

IJL – Réseau. Presse – L’Aquilon

 

Visiblement ému, l’ancien directeur général de la FFT a confié à l’auditoire qu’il ne s’attendait « pas du tout » à une telle distinction. « Quand je suis arrivé dans les Territoires du Nord-Ouest, je ne savais même pas ce que voulait dire la francophonie en dehors du Québec », a-t-il raconté, avant d’ajouter que c’est la communauté qui lui a offert son tout premier contrat au Canada. « Je n’oublierai jamais cela, parce que ça m’a permis de retrouver ma valeur et de me sentir à nouveau quelqu’un dans la société. »

 

Originaire du Rwanda et médecin de formation, Jean de Dieu Tuyishime s’est établi à Yellowknife en 2004. Il a œuvré quatorze ans à la FFT, d’abord comme coordonnateur du Réseau TNO Santé, puis comme directeur général. Aujourd’hui, il est responsable stratégique des services en français à l’Administration des services de santé et des services sociaux des TNO. Il préside également la Commission scolaire francophone et siège à la Fédération nationale des conseils scolaires francophones.

 

Lien réciproque

 

Il a confié à Médias ténois que ce prix représente pour lui « une reconnaissance qu’on ne peut même pas exprimer de la part de la communauté ». Il a ajouté que cette distinction témoignait aussi d’un lien fort et réciproque, qui nourrit encore davantage son attachement à la francophonie ténoise.

 

  1. Tuyishime est revenu sur quelques moments clés de son parcours. En Alberta d’abord, où ses enfants avaient perdu leur français en fréquentant une école anglophone. « Ça nous a réveillés, on a compris à quel point la langue peut être menacée. » Puis aux TNO, où il a découvert à quel point l’usage du français exigeait un engagement quotidien. « Chaque instant, il fallait se battre pour conserver la langue, que ce soit à l’école ou dans les services. »

 

Ce combat, il l’a mené non seulement dans les institutions locales, mais aussi à l’échelle nationale. Son implication lui a permis, dit-il, de mieux comprendre les défis de la francophonie minoritaire et d’en devenir un défenseur actif.

 

Un des piliers

 

La présidente de la FFT, Sophie Gauthier, a résumé le sentiment partagé par plusieurs en affirmant que Jean de Dieu Tuyishime est « l’un des piliers de la communauté francophone d’ici ».

 

Pour l’intéressé, cette distinction n’est pas un aboutissement, mais une invitation à continuer. « Je suis très honoré d’avoir reçu ce prix-là, et c’est surtout un encouragement à poursuivre le travail pour notre langue et pour notre communauté. »

  • Nombre de fichiers 2
  • Date de création 3 octobre, 2025
  • Dernière mise à jour 1 octobre, 2025
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article