L’Ontario représentée au 100e Concours de Labour de Notre-Dame-de-la-Salette

Pascale de Montigny Gauthier

IJL – Réseau.Presse – Agricom

Fait remarquable, l’édition de cette année est organisée par les membres du Club des laboureurs de Notre-Dame-de-la-Salette, issus des mêmes familles impliquées depuis plusieurs années, mettant en évidence une passion transmise de génération en

génération.

50 ans, 100 éditions

« Le concours de labours de Notre-Dame-de-la-Salette est une rencontre festive

qui mobilise la population locale depuis plus d’un siècle », indique le porte-parole de l’événement, Sylvain Bouladier. « Le concours est fortement ancré dans la région, il a survécu à la guerre et à la pandémie de Covid. »

Contrairement à ce qui se fait ailleurs dans la province, le concours de labours en Outaouais est unique en son genre puisqu’il ne comporte qu’un seul volet, soit la compétition de labours (tracteurs et chevaux) comme tel. Selon les organisateurs, il s’agit d’ailleurs du seul concours de labour qui a perduré au Québec.

« Chaque année, la compétition rassemble de 60 à 70 concurrents(es) de tous les groupes d’âges », souligne M. Bouladier. « Les participants auront l’opportunité de démontrer

leurs compétences à travers différentes catégories de labour. Des prix récompenseront les meilleures performances, et un jury d’experts sera présent pour évaluer les participants(es). »

Cette année, pour la 100e édition, le Club des Laboureurs de NDS visent à ce que 100 laboureurs s'inscrivent pour cet événement qui aura lieu au 16, chemin de la Lièvre à Val-des-Monts. En plus de la compétition, des activités sont organisées tout au long de la journée. Les organisateurs estiment que le concours est aussi un prétexte pour tisser des liens avec d’autres communautés régionales, dont les voisins ontariens.

Traverser la rivière

Sam Bourgeon est un habitué du concours de Notre-Dame-de-la-Salette: il y accompagnait son père Stéphane quand il était tout petit. « On est trois enfants et je suis le seul qui a développé cette passion pour les animaux de la ferme », dit-il. Aujourd’hui, il possède sa propre ferme de 40 acres à Sarsfield, dans l’Est ontarien. 

Plombier de jour, il n’a que ses soirées pour pratiquer son art au champ avec ses deux percherons de 2 et 3 ans. « Celui de 2 ans n’avait jamais été attelé avant que je débute son entraînement en avril dernier, on voit rarement un poulain aussi jeune performer dans ce genre de concours », ajoute-t-il fièrement.

La saison des concours augure d’ailleurs plutôt bien pour lui: il a remporté trois des quatre compétitions auxquelles il a participé jusqu’à présent. « Salette a un beau terrain sablonneux sous la tourbe. Il faut aller lentement et éviter que le cheval mette la patte dans le labour pour ne pas perdre de points. Le 6 septembre, j’ai remporté la première place dans l’ensemble; mes chevaux ont mieux performé que les tracteurs! »

Il ne prend toutefois rien pour acquis, une simple maladresse peut rapidement gâcher la journée. 

Événement pérenne

La première édition du concours de labours de Notre-Dame-de-la-Salette a eu

lieu en 1916, reflet de la très forte présence d’agriculteurs dans cette région au début du siècle dernier. De mémoire de cultivateur, la tenue de l’événement a seulement été interrompue à quelques occasions en raison de la météo, ainsi que lors de la Deuxième Guerre mondiale et durant la pandémie de Covid. Depuis, il est organisé chaque année vers la fin septembre. 

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Légende photo 1: Cette année marque la 100e édition du concours de labour de Notre-Dame-de-la-Salette.

Légende photo 2: Des participants proviennent de partout dans la région.

Légende photo 3: Sam Bourgeon prendra part au Concours encore cette année.

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  • Date de création 23 septembre, 2025
  • Dernière mise à jour 23 septembre, 2025
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