Services à l’enfance: des recommandations prises au sérieux, selon le défenseur
Après avoir critiqué le budget des services aux enfants pris en charge par l’État, le défenseur Kelly Lamrock affirme que ses recommandations ont été prises au sérieux par le gouvernement, et il constate des améliorations.
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Alexandre Boudreau
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl
En avril, Kelly Lamrock, le défenseur des enfants et des jeunes du N.-B., avait réprimandé le gouvernement pour sa réduction du budget réservé aux enfants en difficulté qui dépendent de soutien intensif de la part du ministère.
Il avait dénoncé un mandat de compressions budgétaires d’au moins 23 millions $ dans ces services. Les réponses du gouvernement à ses interrogations n’étaient pas claires.
Il a demandé au gouvernement de rebrousser chemin sur ses compressions, une recommandation qui a été rejetée par le gouvernement Holt le 30 juin. Mais le ministère du Développement social a fourni plus d’informations au défenseur, et celui-ci juge malgré cela que ses inquiétudes ont été prises au sérieux et que le ministère a réalisé des «progrès convenables» sur ses autres recommandations.
Le gouvernement a réduit les dépenses liées aux cas particulièrement complexes et coûteux de jeunes pris en charge. Mais le ministère a assuré à Kelly Lamrock que les autres domaines de services offerts aux jeunes seront protégés de ce mandat de compressions.
Selon le défenseur, le ministère examine aussi les résultats des jeunes pris en charge par le ministère. Il fait pression sur le gouvernement pour qu’il fasse cela depuis des années.
«Le Ministère suit désormais les taux d’obtention du diplôme d’études secondaires et de participation aux études postsecondaires des enfants pris en charge», indique M. Lamrock dans son nouveau rapport. Il a exhorté le ministère à utiliser ces résultats, ainsi que des données sur l’itinérance et le système judiciaire, pour évaluer la performance des services offerts aux jeunes.
Le gouvernement a aussi créé un bureau central pour gérer les cas qui nécessitent l’intervention de plusieurs ministères, selon lui.
Kelly Lamrock compte demander des rapports trimestriels au ministère pour surveiller l’accomplissement de ses objectifs.
Le gouvernement dépasse son budget, mais trouve des économies
Le gouvernement a refusé de faire marche arrière sur ses plans budgétaires, mais il a quand même été forcé de dépasser son budget en matière de soins à l’enfance de l’ordre de 35 millions $, selon sa dernière mise à jour financière. C’est attribuable à l’augmentation de la demande pour ces services.
Le ministre des Finances et du Conseil du trésor, René Legacy, a dit en août qu’il a demandé aux ministères de se serrer la ceinture et de trouver des économies là où ils le peuvent.
Le ministère du Développement social a notamment pu réaliser des économies dans la gestion des cas les plus complexes des enfants pris en charge, qui sont aussi les plus coûteux.
Le ministère prenait soin de 58 cas complexes pour 21 millions $ en 2022-2023, selon le rapport de M. Lamrock, ce qui représente environ 362 000$ par cas.
Deux ans plus tard, en 2024-2025, le nombre de cas et leur coût a explosé, et le ministère traitait 110 cas pour 55 millions $, soit 500 000$ par cas.
Cette année, René Legacy a dit récemment que le ministère a environ 96 cas complexes qui coûtent 45 millions $. Cela représente des dépenses de 468 750$ par cas. Il affirme que le ministère tente de trouver des façons d’offrir «la même qualité de services de différentes façons», ce qui a réduit le nombre de cas et leur coût.
«Donc c’est juste 30 000$, mais au moins la tendance va vers le bas. J’ose espérer que ça vient des efforts du Développement social», a dit le ministre des Finances.
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Photo : Le défenseur des enfants, des jeunes et des aînés, Kelly Lamrock, à l’Assemblée législative de Fredericton, le 9 décembre 2024. - Acadie Nouvelle: Alexandre Boudreau
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- Date de création 8 septembre, 2025
- Dernière mise à jour 8 septembre, 2025