Le manque de nourriture force les ours noirs à venir en ville

Depuis plus d’une semaine, les publications se multiplient sur les réseaux sociaux : des ours sont aperçus aux quatre coins de la ville de Hearst. Une telle situation est préoccupante pour les résidents, et difficile à gérer pour les équipes du ministère des Richesses naturelles (MNR).

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Par Renée-Pier Fontaine - IJL - Réseau.Presse

Cette année, la situation des ours en ville est particulièrement inquiétante puisque lundi le 25 août, les employés du MNR recensaient au moins sept ours différents qui circulent à Hearst et aux environs. La cause principale est le manque de nourriture en forêt, où les bleuets et autres fruits se font rares. En revanche, les ours trouvent en ville davantage de sources de nourriture, comme les pommiers et les déchets mal sécurisés.

Le ministère a effectué des enquêtes alimentaires et confirmé que les arbres fruitiers sont beaucoup plus productifs en ville que dans les bois, ce qui attire les animaux. Pour gérer ce problème, des cages sont installées autour des résidences ou commerces où certains ours causent déjà des dommages, comme briser des garages ou entrer par effraction dans des cabanons.

Parmi les nombreuses publications sur Facebook, on voit que des ours ont été aperçus en train de manger des pommes, fouiller dans les poubelles ou bacs de compost. Des entrées par effraction ont même été constatées par endroit.

Les employés du MNR soulignent qu’il est impossible de capturer tous les ours dans l’immédiat. L’objectif principal est donc de sensibiliser la population : bien ranger les poubelles, réduire les sources d’attraction et éviter les comportements qui peuvent inciter les ours à revenir.

La collaboration avec la police (PPO) reste délicate. Les policiers interviennent parfois en tuant des ours, mais le ministère insiste sur le fait que ces interventions devraient être évitées autant que possible, car les ours ne cherchent pas à attaquer les humains ; ils veulent simplement se nourrir. Les rencontres accidentelles peuvent toutefois devenir dangereuses si un ours est surpris ou provoqué.

Un numéro d’urgence, le 1 866 514-2327, est disponible 24 h sur 24 pour signaler la présence d’un ours ou des incidents reliés. Ces appels permettent au ministère de mieux cibler les zones à risque et prioriser les interventions.

Enfin, les experts préviennent que certains ours, notamment les plus jeunes et les plus petits, risquent de ne pas survivre à l’hiver faute d’avoir accumulé assez de graisse. Ils rappellent l’importance de la vigilance citoyenne et la coopération afin de limiter les risques et de traverser cette année exceptionnelle marquée par une forte présence d’ours en ville.

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Photos : Toutes de Facebook
1. Josée Mitron a eu la visite d’une maman ourse et trois oursons, mardi, sur le chemin Cloutier Sud.
2. Un ours relaxant sur le toit d’une remise, dimanche, sur la rue Veilleux, capturé en photo par Joanie Blais.
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  • Date de création 2 septembre, 2025
  • Dernière mise à jour 2 septembre, 2025
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