Rentrée scolaire 2025 : à quoi faut-il s’attendre?

Marc Champagne
Marc Champagne, directeur général de la CSFY
L’Aurore boréale : Quelle est votre vision de la rentrée?
Marc Champagne : On a toujours bien hâte d’accueillir les élèves dans nos écoles après la saison estivale. Donc, on a très hâte d’amorcer cette nouvelle année.
On a beaucoup de stabilité au sein de nos équipes. Donc, on voit ça comme une belle opportunité pour continuer d’améliorer tout ce qu’on fait auprès de nos élèves.
A. B. : Quelles sont les nouveautés de la rentrée?
M. C. : On a une nouvelle direction au CSSC Mercier cette année. Hugo Bergeron prend la barre et Daniel Blais, qui occupait le poste auparavant, est maintenant au siège social de la Commission scolaire en tant que direction générale adjointe. Donc, on espère que ce nouveau poste va justement mieux équilibrer un peu la charge de travail et nous permettre de continuer de faire avancer nos projets.
Puis, la priorité pour nous, vraiment, pour 2025-26, c’est l’ouverture d’une deuxième garderie.
D’un autre côté, on avait signé une entente pour trois ans pour lancer le Programme Confluence à Dawson. Alors, à la fin de cette année scolaire, ce sera la fin de la troisième année. On va donc travailler avec nos partenaires, avec le gouvernement du Yukon et avec la Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in, pour s’entendre sur la façon qu’on va renouveler cette entente pour permettre au programme de continuer.
Il y a donc beaucoup de travail à faire pour une nouvelle garderie et pour le programme de Dawson.
Patrick Poisson occupe la nouvelle direction à Dawson. Il remplace Caroline Roy, qui a pris sa retraite à la fin de la dernière année scolaire.

Hugo Bergeron
Hugo Bergeron, directeur du CSSC Mercier
A. B. : Quelle est votre vision de la rentrée?
Hugo Bergeron : Notre priorité, cette année, c’est notre troisième année du Baccalauréat International (BI). Notre priorité est de terminer l’implantation. On a engagé une nouvelle coordonnatrice pour ce programme, Geneviève Dubuc. On va poursuivre notre implantation, notre enseignement, selon les standards et la qualité du BI. On est la seule école au Yukon.
La philosophie du BI, c’est une école qui est ouverte vers sa communauté, en général, puis vers le monde. Donc, c’est vraiment ça qu’on va préconiser cette année.
A. B. : Quelles sont les nouveautés de la rentrée?
H. B. : On a 170 élèves cette année. C’est notre record. On n’a jamais eu autant d’élèves à notre école. Donc, on est à plus que pleine capacité. Il nous manque des casiers. Puis, après Noël, il va nous manquer une classe, mais on va trouver des solutions.
On a eu une embauche d’enseignante d’expérience, ma directrice adjointe, Marie-Claude Normand, qui a été de nombreuses années à F.H.-Collins. Donc, une personne très importante là-bas. Elle va être notre directrice adjointe et notre orthopédagogue.
On offre maintenant des cours d’appoint en anglais et des cours de francisation pour les gens qui immigrent et qui décident que leur langue d’instruction est le français.
On a aussi des cours pour la douance. C’est nouveau cette année. On a un enseignant qui fait des projets avec des élèves qui ont un diagnostic de douance.

Marie-Hélène Gagné
Marie-Hélène Gagné, directrice de l’École Émilie-Tremblay
A. B. : Quelle est votre vision de la rentrée?
Marie-Hélène Gagné : On est toujours dans l’accueil de la diversité dans la bienveillance. On voit ça bien positivement. On a bien hâte de voir les élèves et de les accompagner avec leurs parents dans une nouvelle année scolaire. Ce qui est génial, c’est que tous nos membres du personnel reviennent.
On va continuer de travailler avec le comité de parents pour promouvoir la fierté du français. On a un double mandat à l’école francophone, on ne fait pas seulement enseigner l’académique, on est aussi là pour promouvoir le français.
A. B. : Quelles sont les nouveautés de la rentrée?
M-H. G. : Nous avons une nouvelle directrice adjointe, Mme Bernadette Roy. C’est sa 20e année au sein de l’École Émilie-Tremblay. On a trois classes de maternelle cette année. On a plus d’inscriptions.
On a une nouvelle formule de rencontre avec les parents qui aura lieu le 4 septembre. Il va y avoir des kiosques dans le gymnase avec des organismes communautaires, organisé avec le comité de parents.
On va relancer le journal de l’école. On a perdu malheureusement notre rédacteur en chef, qui est maintenant rendu au secondaire. Par contre, on avait créé un comité d’élèves impliqués et motivés qui vont prendre la relève. On devrait donc définir un nouveau rédacteur ou une nouvelle rédactrice d’ici les prochains mois et relancer La Griffe du Grizzly.

Daniel Blais
Daniel Blais, directeur général adjoint de la CSFY
A. B. : Quelle est votre vision de la rentrée?
Daniel Blais : Une de nos visions est de poursuivre notre programme de mentorat pour nos membres du personnel nouvellement embauchés auprès de notre conseil scolaire, notre commission scolaire. Il y a des formations, un suivi, et un soutien pour nos nouveaux employés, et aussi il y a des formations pour nos mentors pour qu’ils puissent bien encadrer et accompagner nos mentorés. Donc, cette année, c’est un de nos piliers de soutenir notre personnel dans la profession.
Une autre initiative, c’est vraiment au point d’origine de mes dossiers, c’est tout l’aspect pédagogique. Alors, notre vision, c’est de soutenir les écoles au point de vue de nourrissement et de la croissance d’apprentissage dans les domaines de mathématiques et aussi la langue française au point de vue de l’écriture, la lecture et l’aspect oral.
Et le troisième pilier, c’est tout l’aspect de la construction identitaire. Donc, tout l’aspect de la langue française et aussi les cultures francophones au sein de nos écoles.
A. B. : Quelles sont les nouveautés de la rentrée?
D. B. : Je suis dans un nouveau poste auprès de la CSFY, j’occupe le poste de direction générale adjointe.
On poursuit, par exemple, toute la programmation secondaire du programme intermédiaire du Bac International. On poursuit ça pour une autre année. CSSC Mercier est encore une école candidate. On prévoit passer à travers le processus de candidature et confirmer que ce soit une école du BI, avant la rentrée scolaire l’année prochaine, c’est envisageable.

Jean-Sébastien Blais
Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY
A. B. : Quelle est votre vision de la rentrée?
Jean-Sébastien Blais : Pour les commissaires, je pense que la rentrée signifie beaucoup d’être actif, de sensibiliser les différents principaux partis du territoire aux enjeux d’éducation en langue française, au moment où la campagne de terrain va commencer bientôt, et c’est assurer qu’ils comprennent l’importance de maintenir notre réseau d’écoles, que ce soit ici à Whitehorse ou en région. On aura la chance de les rencontrer bientôt, et on espère qu’ils seront réceptifs à ce qu’on va leur proposer.
Une des choses importantes pour nous, à la rentrée, c’est d’exprimer l’importance pour nos besoins de maintenir le programme Confluence, à clarifier nos besoins au niveau de la formule de financement. Puis au niveau de notre service, notre message pour l’ensemble de l’éducation, c’est de s’engager à un nouveau gouvernement, s’engager à réviser la Loi sur l’éducation. Alors, ce serait pour que, au fond, l’éducation soit cadrée législativement avec une loi plus moderne, qui prenne en compte les nouveaux concepts chers à l’éducation, comme la réconciliation, l’inclusion, et également de clarifier le rôle des commissions scolaires à travers le système d’éducation.
A. B. : Quelles sont les nouveautés de la rentrée?
J-S. B. : Il y aura des grands dossiers pour l’éducation française au cours des trois prochaines années. On parle de travailler à la pérennité du programme Confluence, à son développement.
Une autre chose, ça va être la question de la gestion de la croissance. Qu’est-ce qu’on fait au niveau de l’École Émilie-Tremblay, Mercier? Est-ce qu’il faut penser à un agrandissement de Mercier ou est-ce qu’il faut penser à changer les cohortes?
La réflexion sur les écrans va se poursuivre avec les parents. Il faut conclure avec une politique qui va encadrer comment on gère les écrans et la pédagogie avec les outils électroniques. Ça inclut également les téléphones cellulaires.

Patrick Poisson
Patrick Poisson, chef d’équipe du Programme Confluence à Dawson
A. B. : Quelle est votre vision de la rentrée?
Patrick Poisson : Ma première année, je la vois vraiment comme je vais prendre le pouls de la communauté, prendre le pouls de l’école, puis me faire à l’environnement et avoir une vision à plus ou moins long terme.
Le programme [Confluence] est à sa troisième année, donc on veut continuer à le stabiliser en apportant des structures, en apportant de la rigueur, en mettant en avant-plan le côté pédagogique. On veut vraiment s’installer comme une école crédible, une véritable école. Donc, on continue à travailler là-dessus, petit à petit.
A. B. : Quelles sont les nouveautés de la rentrée?
P. P. : Il va y avoir onze élèves pour commencer l’année. L’équipe enseignante est composée de cinq personnes, moi compris, ainsi que Marie Bélanger, nouvelle enseignante à Dawson, Marie-Pierre Bruneau, Hugo Turpin et Victoria Gagnon.
J’étais enseignant en adaptation à Mercier. À Dawson, je vais avoir deux rôles. Je suis chef d’équipe, puis je vais enseigner aussi.
IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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- Date de création 28 août, 2025
- Dernière mise à jour 27 août, 2025