Le chantier est lancé à Abram-Village
La Voix acadienne - Les travaux de construction du tout premier centre scolaire-communautaire-administratif-artistique-préscolaire de la province ont débuté le 12 août, juste à côté de l’actuelle École Évangéline à Abram-Village. Une semaine plus tard, le terrain avait déjà subi d’importantes transformations. Il était temps de déclarer officiellement ouvert ce chantier tant attendu
Jacinthe Laforest / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne – ATL
«C’est un besoin et ça l’est depuis longtemps», a déclaré le ministre de l’Éducation et de la Petite enfance, Robin Croucher à La Voix acadienne, lors de la cérémonie de la première pelletée de terre, le mercredi 20 août, en présence de plusieurs membres de la communauté.
«C’est une magnifique communauté et j’ai hâte de voir un édifice s’élever ici, dans deux ans, en 2027», a ajouté le ministre, qui reste positif quant à l’échéancier et la date de complétion du projet, même si la fiche technique du projet telle que présentée sur le site Web de la province indique que la construction pourrait se terminer à l’hiver 2027-2028.
«C’est difficile à estimer avec un projet de cette ampleur. Selon la météo, il se pourrait que le chantier soit ouvert à l’année longue», soutient le ministre Gilles Arsenault, député d’Évangéline-Miscouche qui, incidemment, habite presque en face du chantier.
«Je suis ce dossier depuis des années, d’abord comme enseignant puis comme directeur de l’école puis comme directeur général de la Commission scolaire et enfin comme député et ministre. Pour moi, personnellement, pour l’ensemble de la communauté, et pour la province, c’est une journée mémorable», a-t-il indiqué.
Conception unique, identité unique
La nouvelle construction, de conception unique, inclura l’école, le centre préscolaire, la bibliothèque publique, les bureaux de la Commission scolaire de langue française, un centre d’excellence artistique et les bureaux de l’actuel Conseil scolaire-communautaire Évangéline (CSCÉ).
«Le CSCÉ va explorer une nouvelle identité, pour bien définir l’édifice et ses composantes, mais on n’est pas rendu là encore. Une étape à la fois» a indiqué Karine Gallant, directrice du CSCÉ, ainsi que membre du comité de construction. «Le comité est encore actif, mais notre rôle a changé pour un rôle de suivi et de surveillance des étapes de construction», a ajouté Karine Gallant.
Le directeur général de la Commission scolaire de langue française, Ghislain Bernard, se réjouit, quant à lui, que «la communauté ait son centre pour se rassembler, rayonner et assurer sa pérennité».
Évidemment, le mandat scolaire vient en haut de la liste. C’est avant tout une nouvelle école que l’on construit. «Ça va être excitant de voir le chantier progresser presque chaque jour», a indiqué Dominique Morency, directrice de l’École Évangéline. «Les élèves seront les observateurs les mieux placés pour voir les progrès. Je suis certaine que ça va les intéresser beaucoup», a indiqué la directrice.
Budget augmenté
Le budget initial pour la nouvelle construction était de 54 millions de dollars, de provenances provinciale et fédérale. L’inflation a fait en sorte que très rapidement, ce montant a dû être revu à la hausse. «Ça pourrait frôler les 70 millions de dollars, mais c’est difficile à dire, car ça dépend des soumissions aux appels d’offres. Les fonds sont là», a assuré le ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de l’Action climatique, et ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones de l’Î.-P.-É., Gilles Arsenault.
PHOTOS :
1- Dominique Morency, directrice de l’École Évangéline, Gilles Benoit, président de la CSLF, Ghislain Bernard, directeur général de la CSLF et Karine Gallant, directrice générale du CSCÉ ne se lassent pas de regarder les plans. (Photo : Jacinthe Laforest)
2- Comme le suggère la photo, le chantier de la nouvelle construction s’ouvre très près de l’édifice actuel. Au premier rang, Charles Duguay, président de la SAF’Île, Dominique Morency, directrice de l’École Évangéline et Ruth Arsenault, jusqu’à tout récemment adjointe administrative à l’école. Au second rang Robin Croucher et Ernie Hudson, respectivement ministre de l’Éducation et ministre des Infrastructure, Ghislain Bernard, directeur général de la CSLF, Gilles Arsenault, député d’Évangéline-Miscouche et ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de l’Action climatique, Tim MacCarthy du gouvernement provincial, Raymonde Arsenault-MacKenzie, architecte au gouvernement provincial, Jill Burridge, ministre des Finances, Nicholas Faubert du secrétariat aux affaires acadiennes et francophones, Gilles Benoit, président de la CSLF, Julie Savoie, membre de la communauté, Karine Gallant, directrice du CSCÉ et Bonnie Gallant, commissaire scolaire à la CSLF. (Photo : Jacinthe Laforest)
3- L’École Évangéline, telle qu’on la connaît aujourd’hui, a été construite en trois grandes étapes. L’école secondaire (la plus à l’ouest) a été ouverte en 1960. L’école primaire et intermédiaire, la plus à l’est, remonte à 1978. Les deux écoles étaient séparées par un terrain de stationnement. En 1980-81, la partie centrale a été ajoutée (arts industriels, etc.) pour rejoindre les deux écoles. Ces trois composantes seront démolies à un moment donné. (Photos : Jacinthe Laforest)
4- De gauche à droite, Tim MacCarthy et Raymonde Arsenault-MacKenzie, architectes au gouvernement provincial, Jill Burridge, ministre des Finances, Karine Gallant, directrice du CSCÉ, les ministres Gilles Arsenault, Robin Croucher et Ernie Hudson, Dominique Morency, directrice de l’ÉÉ, Gilles Benoit et Ghislain Bernard, respectivement président et DG de la CSLF. (Photo : Jacinthe Laforest)
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- Date de création 25 août, 2025
- Dernière mise à jour 25 août, 2025