Transport en commun au Nord-Ouest: le trajet sera allongé en 2026

La deuxième étape du projet de développement du transport en commun au Nord-Ouest, qui comprend l’inclusion des communautés de Grand-Sault, Vallée-des-Rivières et de Saint-Quentin, devrait se concrétiser d’ici le début de l’année 2026.

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Bobby Therrien

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle

Mardi, le conseil municipal de la Municipalité régionale de Grand-Sault a confirmé officiellement son engagement envers le projet de transport FlexGo sur son territoire.

Selon le maire Bertrand Beaulieu, ce projet renferme un potentiel de développement économique et social. Selon lui, plusieurs personnes qui n’ont pas de véhicule ou qui sont à mobilité réduite pourraient profiter de ce service.

«Ce sont des gens qui ne peuvent pas se rendre à leurs rendez-vous ou aux activités communautaires et sociales. Deuxièmement, il y a des gens (de Grand-Sault et ses environs) qui ont des rendez-vous à l’Hôpital régional d’Edmundston et ça leur coûte les yeux de la tête pour s’y rendre. Ils n’ont pas toujours accès à quelqu’un qui peut aller les reconduire non plus.»

Pour sa part, la maire de Vallée-des-Rivières, Lise Roussel, a aussi confirmé que sa municipalité participera au projet, mais avec certaines conditions.

«C’est certain que tant que le gouvernement fédéral va fournir des subventions, on va embarquer. Lorsqu’elles ne seront plus disponibles, il faudra reconsidérer notre niveau de participation.»

Selon Mme Roussel, une résolution à cet effet a été adoptée lors de la réunion publique du 16 juillet. Le conseil municipal s’est aussi entendu sur sa contribution financière maximale au projet.

«On va de l’avant, mais avec cette condition financière», a poursuivi Lise Roussel qui n’a toutefois pas voulu dévoiler la somme exacte que Vallée-des-Rivières souhaite accorder.

La maire de Vallée-des-Rivières reconnaît néanmoins l’importance d’un tel service, que ce soit pour améliorer la mobilité de sa population, qui est de plus en plus composée de nouveaux arrivants, et briser l’isolement de certaines personnes.

À Saint-Quentin, l’idée d’instaurer un service de transport en commun est aussi accueillie avec enthousiasme, selon la maire Nicole Somers.

Elle avoue toutefois que l’administration municipale devra faire des pieds et des mains afin de pouvoir inclure le transport en commun dans son prochain budget.

«On a quand même deux gros projets qui avancent, soit les travaux sur une partie de la route 17 et notre piscine. Le fait d’embarquer le transport en commun va nous forcer à faire une belle gymnastique budgétaire.»

«On va faire tout notre possible, car on veut vraiment faire partie de l’équation.»

Comme le projet est piloté par la Commission des services régionaux du Nord-Ouest, les municipalités concernées travailleront de concert avec cette organisation pour mettre en place les diverses composantes de ce service tels que les véhicules, les panneaux d’arrêts, les bureaux administratifs, etc.

L’objectif du service est de permettre aux gens de se déplacer à l’intérieur de leurs communautés respectives, mais aussi d’offrir un lien entre les municipalités membres de la CSRNO.

En février, la première étape de ce projet d’implantation du transport en commun s’est mise en marche à Edmundston, Haut-Madawaska et dans la Première Nation malécite du Madawaska.

Selon la directrice du développement régional de la Commission des services régionaux du Nord-Ouest, Mélanie Ruest, les trois municipalités concernées ont signalé leur intention d’essayer le service pendant une période de trois ans.

«On a carte blanche pour aller de l’avant, conditionnel au financement provincial et fédéral dans le projet d’implantation de FlexGo.»

«On va sécuriser le financement en premier lieu et, après, on fera l’achat des véhicules.»

Si tout se déroule comme prévu, la CSRNO souhaite mettre en œuvre le service de transport en commun dans ces trois municipalités à compter de janvier 2026.

«On a tous les outils pour faire avancer le projet plus rapidement», a indiqué Mélanie Ruest.

Bien qu’elle n’ait pas voulu entrer dans les détails, Mme Ruest estime que les responsables de FlexGo ont une bonne idée de la forme que pourrait prendre le service dans ces communautés. Elle dépendra toutefois du financement gouvernemental qui sera octroyé.

«Chaque région a ses particularités et on sait que le service que l’on va déployer va répondre aux besoins de la population. Il sera différent d’une région à l’autre, car les communautés n’ont pas toutes les mêmes besoins.»

Selon les maires concernés par la deuxième phase du projet, le succès que connaît le service à Edmundston, dans le Haut-Madawaska et dans la Première Nation malécite du Madawaska, depuis son déploiement en février, est un facteur qui a été pris en compte.

«Il reste à voir si l’engouement sera aussi fort ici (dans la Municipalité régionale de Grand-Sault), mais le temps nous le dira (…) Ça va nous permettre de voir s’il y a un besoin et si les gens vont s’en servir. Au bout de trois ans, on évaluera tout ça», a mentionné Bertrand Beaulieu.

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Photo : La deuxième étape du projet FlexGo pourrait se concrétiser au cours des prochains mois. - Archives

 

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  • Date de création 22 août, 2025
  • Dernière mise à jour 22 août, 2025
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