La première cohorte de l’École de soins infirmiers d’Edmundston honorée

La première cohorte d’infirmières à avoir fréquenté l’École de formation infirmière d’Edmundston, il y a 50 ans, a récemment été honorée à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston.

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Bobby Therrien

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle

En hommage à ce défunt centre de formation qui a existé de 1973 à 1996, une plaque commémorative a été installée dans le secteur Science infirmière de l’UMCE.

Pour la porte-parole du groupe, Renée Guimond-Plourde, cette cérémonie, qui a eu lieu le 28 juin, représente l’immortalisation d’une page de l’histoire des soins infirmiers au Nouveau-Brunswick.

«Nous sommes rendues à un âge où l’on s’est dit qu’il était important pour nous de garder cette mémoire vivante. On a été des pionnières et on a eu d’excellentes enseignantes qui, pour la plupart, sont décédées. Il n’y avait rien pour honorer leur legs.»

Elle soutient qu’il était important de redonner ses lettres de noblesse à cette institution afin de continuer à documenter son histoire.

«Pour une raison que j’ignore, c’est comme si ce moment dans le temps n’a jamais existé. On s’est rendu compte, en essayant d’avoir de l’information sur cette école, que l’on ne trouvait pas beaucoup d’informations. On a décidé de creuser un peu pour essayer d’honorer cette école et ce moment dans l’histoire de la formation infirmière au Nouveau-Brunswick.»

L’École de formation infirmière d’Edmundston a été mise sur pied en septembre 1973, à la suite des recommandations d’un rapport du Comité d’étude sur l’enseignement infirmier paru en 1971. En 23 ans d’existence, elle a décerné plus de 650 diplômes.

À l’époque, ce rapport recommandait au ministre de la Santé de faire en sorte que les écoles d’infirmières du Nouveau-Brunswick se démarquent du système de formation hospitalier en devenant autonomes.

Outre Edmundston, quatre autres écoles de la sorte ont vu le jour au Nouveau-Brunswick, soit deux à Moncton, une à Saint-Jean et une autre à Bathurst.

Selon Mme Guimond-Plourde, ce moment s’est inscrit de manière indélébile dans l’évolution de la profession d’infirmière au Nouveau-Brunswick.

On a ainsi effectué le transfert de la formation des infirmières en milieu hospitalier – qui était offert par des professionnelles qui étaient souvent des religieuses – vers un système plus autonome dans un milieu plus académique.

«Avec les avancées dans le domaine de la santé à l’époque, il a été suggéré que les infirmières aient une vision plus scientifique et élargie», a raconté Renée Guimond-Plourde.

Ces écoles de formation offraient un programme d’une durée de deux ans avec un curriculum proposant des cours de plus haut niveau scientifique. En plus d’avoir des cours techniques en soins infirmiers, les étudiantes assistaient, entre autres, à des cours en biologie, en philosophie, en sociologie ou en psychologie. À Edmundston, ils étaient offerts au Collège Saint-Louis-Maillet, l’ancêtre de l’UMCE.

«On est devenues un peu des pionnières, car avec cette formation plus large, nos collègues ont emprunté toutes sortes de routes dans le domaine infirmier (…) Cette école a servi de tremplin à la formation infirmière», a mentionné Mme Guimond-Plourde.

Elle a toutefois précisé que le baccalauréat en sciences infirmières existait aussi à l’époque (à l’Université de Moncton notamment), mais qu’il n’était pas encore obligatoire pour travailler en milieu hospitalier.

Encore aujourd’hui, l’UMCE offre l’entièreté du baccalauréat en sciences infirmières à Edmundston.

«Le programme a une belle notoriété et je pense que nous sommes venus mettre une petite pierre pour solidifier tout le professionnalisme qui a existé à l’intérieur de ces murs.»

Maintenant que l’École de formation infirmière d’Edmundston a été honorée, Renée Guimond-Plourde aimerait que ce soit le cas pour les autres établissements du genre.

«Je suis allée au Musée du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean et ils n’ont même pas toute l’information sur cette tranche de l’histoire des soins infirmiers. Je me suis dit que j’allais faire ma propre recherche et j’ai trouvé certaines informations.»

Le groupe d’anciennes infirmières a aussi l’intention d’amasser des fonds pour la création d’une bourse qui sera remise à une étudiante ou un étudiant en sciences infirmières lors de la collation des grades de 2026.

«Lors de conventum ou de retrouvailles, je pense qu’il y a moyen de redonner à notre Alma Mater, que ce soit avec des bourses ou autres.»

 

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Photo : Sur la photo, de bas en haut. Première marche: Colombe Poitras Lavoie, Lyne Tremblay, Renée Corbin Dionne, Marise Laforge, Linda Leblanc, Rachel Vienneau. Deuxième marche : Mariette Cyr Lafrance, Michèle Béchard, Denise Levesque Nadeau, Nicole Levesque Galloway, Anne Collin Paillard, Margo Raymond Prentice, Denise Tardif. Troisième marche: Pierrette Cyr, Rinette Martin, Ginette Page Morrissey, Carole Drapeau Pelletier, Marie-Thérèse Beaupré Durepos. Dernière marche : Mona Long, Claire Castonguay et Renée Guimond-Plourde. - Gracieuseté

 

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  • Date de création 8 juillet, 2025
  • Dernière mise à jour 8 juillet, 2025
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