Y aura-t-il une nouvelle école francophone dans les environs de Woodstock?
Le conseil d’éducation du District scolaire francophone du Nord-Ouest a récemment envoyé une demande au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance afin d’étudier la possibilité de construire une école francophone dans les environs de Woodstock.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle
Selon le DSFNO, il y aurait bel et bien un bassin de gens qui sont des ayants droit dans cette région qui justifie cette demande du CÉD.
Les ayants droit sont définis par l’Article 23 de la Charte canadienne des droits et des libertés du Canada. Selon cet article, ce sont les parents qui sont des ayants droit et non les enfants, ce qui fait en sorte que les parents ont le droit de faire instruire leur enfant en français, même si l’enfant parle peu le français ou ne le parle pas du tout.
Selon la responsable des relations stratégique au District scolaire francophone du Nord-Ouest, Julie Poulin, comme le secteur en question chevauche une partie du territoire desservi par le DSFNO, le conseil d’éducation a déposé une demande officielle au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance pour en être gestionnaire.
«Dans sa demande, le CÉD a fait valoir que, dans le respect de l’Article 23 de la Charte des droits et libertés, il est fondamentalement important d’offrir à la population francophone une équivalence réelle des services éducatifs.»
Par conséquent, elle explique que le CÉD croit que la question de la construction d’une école francophone adéquatement équipée et comparable aux établissements anglophones existants dans la région de Woodstock est légitime et urgente.
Cette proposition comprend toutefois plusieurs conditions, notamment pour éviter que le DSFNO n’ait pas à puiser dans ses ressources qui sont déjà limitées et pour ne pas risquer de fragiliser ses opérations existantes.
Selon Mme Poulin, la demande initiale provient du MÉDPE, à la suite d’une étude sur les populations d’ayants droit dans la province.
De son côté, Charles Renshaw, agent de communication pour le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, confirme que le ministère a reçu la demande du DSFNO. Il ajoute qu’elle sera évaluée au cours des prochains mois dans le cadre du processus du budget en immobilisations.
Il explique que chaque district scolaire soumet des projets lors de ce processus. Ces projets sont ensuite classés à l’aide d’un outil d’analyse qui permet d’élaborer la liste des priorités d’infrastructure du MÉDPE.
«Une fois qu’un projet figure sur la Liste stable des priorités d’infrastructure ministérielle, il y reste jusqu’à ce qu’il reçoive un financement, bien que les échéanciers ne soient pas garantis, car cette liste est révisée chaque année en fonction des nouvelles soumissions.»
Les décisions relatives au budget en immobilisations, ainsi que la liste des priorités, seront publiées en décembre.
Pour l’instant, impossible de savoir à qui – ou à combien de gens – serait destinée une école francophone dans une région majoritairement anglophone du nord-ouest du Nouveau-Brunswick, puisque le DSFNO n’a pas été plus en détails par rapport à sa demande.
Dans la province, il existe également un organisme surnommé le Réseau des ayants droit, qui fait partie de la structure de l’Association des parents francophones du Nouveau-Brunswick (APFNB).
Sa mission est de contribuer au recrutement, à l’intégration et à la rétention des enfants admissibles au sein du système d’éducation en français, et ce, dès la petite enfance.
La directrice générale de l’APFNB, Chantal Varin, confirme cependant qu’aucun parent de cette région n’a communiqué avec l’organisme pour leur exprimer un désir de voir une école francophone être construite dans la région de Woodstock.
Selon les données du recensement de 2021, Woodstock est majoritairement composé d’unilingues anglophones (87,6%). Près de 12% de la population ont une connaissance des deux langues officielles (anglais et français). L’anglais est la langue la plus souvent employée à la maison (près de 93% des gens).
Environ 0,7% des gens parlent le plus souvent en français, ce qui représente une quarantaine de personnes selon le recensement. Près de 2% de la population (près d’une centaine d’habitants) ont toutefois le français comme langue maternelle.
Évidemment, il faut prendre en considération que ces données ont été dévoilées il y a quatre ans et que la situation peut avoir changé.
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- Date de création 26 juin, 2025
- Dernière mise à jour 26 juin, 2025