Soins de santé en français: l’Ontario met fin aux entités de planification

Le gouvernement Ford prévoit dissoudre la majorité des entités de planification des services de santé en français de la province pour en créer une seule.

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Émilie Gougeon-Pelletier

IJL – Réseau.Presse – Le Droit

Depuis 15 ans, six entités distinctes, situées dans des régions stratégiques de la province, sont responsables de la planification des services de santé en français en Ontario.

Le gouvernement progressiste-conservateur a annoncé jeudi, via un communiqué, qu’il prévoit dissoudre ces entités pour favoriser une approche centralisée de la planification des services de santé en français.

Le nouveau Centre de planification des services de santé en français (CPSSF) sera créé en collaboration avec l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et l’Hôpital Montfort, et «répondra mieux aux besoins des communautés francophones», assure la province.

«Si on avait eu ce centre en 1997, les Franco-Ontariens seraient en bien meilleure santé aujourd’hui», estime le PDG de l’Hôpital Montfort, Dominic Giroux.

Le CPSSF ouvrira ses portes le 1er septembre et aura pour mandat de «moderniser et d’améliorer les services et les résultats en matière de santé pour les francophones».

«Ce nouveau centre est conçu par des francophones pour des francophones et contribuera à répondre à leurs besoins en matière de soins de santé pour les années à venir», a indiqué la ministre de la Santé, Sylvia Jones.

Il sera responsable de superviser les politiques, le financement et les décisions relatives aux ressources, entre autres.

Le nord et l’est: des cas particuliers

Or, deux des entités qui seront dissoutes, soit celle dans le nord et celle dans l’est de la province, devront faire l’objet d’un plan de transition qui sera développé au cours de l’été, selon Dominic Giroux.

Il explique que la moitié du financement réservé au Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario (RSSFE) et au Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario provient du gouvernement fédéral, alors que l’autre moitié provenait jusqu’ici du provincial.

«Il faudra avoir ce dialogue-là avec ces deux réseaux en particulier», indique-t-il.

Transition de personnel

«Le personnel pourra effectuer la transition des six entités de planification des services de santé en français existantes afin de minimiser les chevauchements et de réduire le fardeau administratif», affirme la province dans son communiqué.

Les employés pourront demeurer dans les régions qu’ils desservaient dans leurs entités respectives.

«Et c’est ce qui est sage dans cette décision, c’est que la communauté maintient sa grande force, qui est sa présence dans les régions», souligne M. Giroux.

Une source haut placée au sein du gouvernement avait précédemment indiqué au Droit que les membres du personnel des entités touchées allaient devoir être mis à pied pour ensuite être embauchés à nouveau sous la nouvelle entité centrale.

Cette même source a réfuté cette affirmation, jeudi, après que les organismes responsables de la réforme eurent indiqué au Droit que les changements n’impliqueront en fait qu’un transfert des employés.

Le gouvernement assure que le financement de 3,85 millions de dollars réservé à la planification des soins de santé en français sera maintenu durant la mise en œuvre du centre.

Administrateurs

Le nombre d’administrateurs responsables de la planification des soins de santé francophones sera considérablement réduit, passant de plus d’une cinquantaine de membres aux différents conseils d’administration, à 11.

Les trois membres fondatrices du conseil d’administration du CPSSF sont déjà connues. Il s’agit de l’ex-PDG du collège La Cité, Lise Bourgeois, l’ex-directrice générale du Centre francophone de Toronto, Florence Ngenzebuhoro, et le pilier de la francophonie nord-ontarienne, Angèle Brunelle.

Le reste de ce conseil d’administration sera composé de deux membres provenant de l’Hôpital Montfort, deux membres de l’AFO, cinq membres du public et deux personnes nommées par le gouvernement ontarien.

La ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a soutenu que son gouvernement «continuera de collaborer avec la communauté francophone de l’Ontario pour accroître l’accès à des services de santé plus efficaces, plus uniformes et plus adaptés aux besoins des patients».

Le CPSSF devrait être désigné en vertu de la Loi sur les services en français d’ici deux ans, selon le ministère de la Santé.

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Photos:

  • Dominic Giroux est président-directeur général de Montfort. (Patrick Woodbury/Archives Le Droit)
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  • Date de création 19 juin, 2025
  • Dernière mise à jour 19 juin, 2025
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