Alien Unknown : une aventure cosmique, portée par la danse
Alien Unknown raconte une histoire courante : celle du moment où l’on quitte ce que l’on connaît pour plonger dans l’inconnu. Écrite par Amy Rutherford, cette pièce originale suit Amelia, une jeune fille qui part à la découverte du monde. Avec curiosité, courage et vulnérabilité, elle affronte l’inattendu : elle se dirige vers un orphelinat où elle compte travailler, mais croise une milice menaçante, des agents gouvernementaux… et des extraterrestres.
« Je dirais que notre spectacle est un peu abstrait », explique Taryn Morrison, jeune franco-yukonnaise. « La jeune fille fait plusieurs rencontres qu’elle n’a pas prévues, quand elle est dans le train. Mais, à la fin, on se rend compte que tout était un rêve. »
Le spectacle était interprété par les classes préprofessionnelles, dans une fresque audacieuse, où les tableaux s’enchaînaient avec une fluidité remarquable et des décors et costumes envoûtants. « Les spectacles de fin d’année [scolaire] sont motivants, car ce sont de nouvelles créations. Les spectacles de Noël sont souvent des choses qu’on a déjà vues. Mais celui-ci, on le danse pour la première fois, c’est très excitant. »
Heart of Riverdale, des styles de danse très variés
Le Centre communautaire de Riverdale propose des cours de danse de différents styles.
Taryn Morrison fait partie de la troupe Krush Groove, un des groupes préprofessionnels de danse de rue, dans le spectacle Alien Unknown. Elorin Woodruff, d’expression française de langue seconde, y dansait au sein de la troupe Style de studio. Elorin est aussi danseuse de ballet et dansait dans le spectacle La Belle au bois dormant.
Les deux jeunes filles, qui n’habitent pas à Riverdale, ont choisi cette école de danse pour des raisons différentes. « Quand j’étais petite, il n’y avait plus de place dans l’autre école, alors j’ai commencé ici. Et j’ai aimé ça », affirme Elorin, qui joue une orpheline. Pour Taryn, le choix s’est fait principalement en raison de la discipline qui l’intéressait : la danse de rue. « Mais maintenant, j’ai des ami·e·s dans mon groupe. Ce sont des gens qui me motivent, qui m’encouragent beaucoup. Ce sont vraiment de belles amitiés. Ça me motive beaucoup, je ne voudrais pas changer d’école de danse! »
La danse : une passion, et un mode d’expression
Taryn a commencé la danse il y a trois ans et ce fut immédiatement un coup de foudre. « Je voudrais faire carrière dans la danse, je ne peux pas imaginer ma vie sans la danse ». Pour Elorin, la passion s’est développée avec le temps. « J’ai commencé vers 6 ans, quand j’étais en 1re année. Avant ça, je faisais aussi de la danse, mais c’était des choses très simples ». Elle affirme être passionnée, mais ne songe pas nécessairement à une carrière professionnelle dans le domaine. Pour elle, la danse est « une façon de s’exprimer. C’est vraiment le fun, j’aime ça ». Pour Taryn, c’est aussi un mode d’expression, mais elle souligne par ailleurs que c’est pour elle « une façon de dégonfler après une longue journée. »
Les deux jeunes filles rapportent faire environ dix heures de pratique par semaine, et toutes deux enseignent aussi aux plus jeunes. Elorin enseigne à de très jeunes élèves « qui n’écoutent pas toujours », et Taryn relève un autre défi : enseigner à des jeunes de presque son âge, lors des camps d’été.
Un choix de carrière?
Si Taryn Morrison apprécie donner des cours et pourrait envisager de garder cela dans son avenir, elle rêve cependant de danser professionnellement et d’intégrer une troupe.
Riley Simpson-Fowler, instructeur de danse de rue, souligne que c’est l’objectif des groupes préprofessionnels. Il a toujours évolué dans le milieu de la danse. « Ma mère, Andrea, a créé cette école de danse. Alors, je pense que je dansais déjà quand j’étais dans son ventre! », lance-t-il en riant.
« Nous avons eu plusieurs jeunes qui ont suivi notre programme qui continuent de s’entraîner beaucoup à un plus haut niveau. Il y a ce jeune Sage, qui est désormais à Montréal, il travaille là-bas avec un collectif professionnel. »
L’école de danse organise chaque année un voyage à Montréal avec l’ensemble des groupes préprofessionnels de danse de rue. « Nous emmenons les 33 élèves. Ça leur permet d’avoir l’expérience de cette scène. C’est le meilleur endroit au Canada! Montréal is the best, it’s the coolest! [Montréal est la meilleure ville, la plus cool], affirme le danseur. Il y a là-bas la meilleure scène artistique en danse. Aussi, nous avons beaucoup de connexions là-bas, car nous y allons depuis tellement d’années. Donc, les jeunes sont exposés à ces personnes professionnelles de haut calibre. »
Le concept de groupes préprofessionnels implique de pratiquer la danse cinq jours par semaine. « Ça prépare leur corps à s’entraîner, mais aussi leur mental. Si on veut être professionnel, il faut être prêt à pratiquer tous les jours. »
IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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- Date de création 12 juin, 2025
- Dernière mise à jour 12 juin, 2025