La Société d’histoire francophone du Yukon redonne vie à 40 ans de souvenirs
« Le but est de numériser, non toute la collection de l’École Émilie-Tremblay, parce qu’il y a 3 000 photos, mais un minimum de 250 photos », explique Sylvie Binette, ancienne vice-présidente de la SHFY. « Nous les avons organisées par thème, puis nous avons développé un système de catalogage. »
« Plusieurs personnes sont venues aider à trier, sélectionner et identifier ces clichés », rapporte Sylvie Binette. « On écrit des noms sur les photocopies de photos, puis je les identifie ». Madeleine Girard, une autre bénévole, lui vient en aide pour réaliser ce travail minutieux et de longue haleine. « Ce projet prend du temps, car c’est un projet colossal. Ça demande beaucoup d’attention », témoigne l’ancienne vice-présidente.
Les photos datent de 1984 à environ 2004. « On souhaite avoir une représentation de l’école dans les trois lieux où elle s’est située, puis des différentes activités d’une année scolaire et aussi des différents élèves qui sont passés à travers l’école », précise Mme Binette.
Marc Champagne, directeur général de la Commission scolaire francophone du Yukon, estime que ce projet est « important parce que c’est un élément de plus qui nous permet de célébrer l’anniversaire. C’est aussi une façon de protéger un peu ces documents-là qui sont importants pour préserver l’histoire de l’école. »
« Ces photos, jusqu’à ce point-ci, étaient imprimées puis conservées dans des boîtes à la Commission scolaire et à l’école. Donc, le fait de les numériser va nous aider à les protéger et à les rendre plus accessibles aussi. »
Cartes postales
À la fin du projet d’identification, dix photos vont être choisies pour en faire des cartes postales. Un atelier d’écriture en classe sera organisé par la suite. « Les élèves vont écrire une lettre à d’anciens élèves et à des personnes qui ont travaillé dans cette école », explique Sylvie Binette.
La SHFY souhaite également publier un manuel de formation. « Ce serait un beau projet pour les élèves de l’école Mercier dans l’optique d’une formation pour une carrière, car plusieurs d’entre eux ont le souci du détail, ont un intérêt pour la recherche, pour l’histoire, pour le travail muséal, ou pour les archives et les bibliothèques. Certains aimeraient sûrement continuer ce travail de numériser les photos pour finir la collection », estime-t-elle.
Activité conviviale
« Notre but est d’aller à des événements communautaires où il y a beaucoup de monde. Ça rejoint plus de gens si on se rend dans la communauté. »
« C’est un échange dynamique », ajoute Sylvie Binette. « Ça rappelle des souvenirs. En regardant les photos en groupe, les gens sortent des commentaires ou des anecdotes intéressantes. »
La SHFY sera présente le 13 juin prochain à la kermesse de l’École Émilie-Tremblay, ainsi que lors des activités de la journée de la Saint-Jean-Baptiste, le 23 juin.
IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
- Nombre de fichiers 3
- Date de création 12 juin, 2025
- Dernière mise à jour 12 juin, 2025