L’Ontario veut renforcer la supervision des conseils scolaires

L’Ontario s’apprête à donner au ministre de l’Éducation le pouvoir de superviser plus facilement les conseils scolaires, les sociétés d’aide à l’enfance et les institutions postsecondaires publiques.

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Émilie Gougeon-Pelletier

IJL – Réseau.Presse – Le Droit

Le ministre de l’Éducation Paul Calandra déposera jeudi un projet de loi qui proposera de nouveaux pouvoirs étendus afin de renforcer la surveillance des conseils scolaires.

Le projet de loi présenté par le ministre de l’Éducation, Paul Calandra, obligerait les conseils scolaires à publier les dépenses des «personnes détenant des postes clés» sur leur site Web public, imposerait de nouveaux contrôles aux sociétés d’aide à l’enfance, améliorerait la transparence des frais de scolarité pour les étudiants de niveau postsecondaire et exigerait des politiques d’admission «basées sur le mérite» dans les collèges et universités, entre autres.

Le document législatif vise à élargir les motifs justifiant l’ouverture d’une enquête ou la mise sous tutelle d’un conseil scolaire au-delà des considérations financières.

Les conseils scolaires seraient aussi sommés de mettre en œuvre des programmes d’«agents scolaires» là où ils sont offerts par la police locale.

«Les enseignants ne devraient pas avoir à se rendre chez Dollarama pour acheter [...] des crayons pour leurs classes», s’est plaint le ministre Calandra en conférence de presse, jeudi.

La loi donnerait aussi au ministre le pouvoir de modifier les noms des écoles lorsque les conseils scolaires en ouvrent de nouvelles ou souhaitent en rebaptiser une.

Selon le ministre de l’Éducation, certains conseils scolaires consacrent trop de temps et d’argent à débattre des noms d’écoles.

La fin des élections des conseillers scolaires?

Il a laissé la porte ouverte quant à la possibilité de mettre fin aux postes de conseillers scolaires, qui sont des rôles déterminés démocratiquement, soit lors des élections municipales, en Ontario.

«Je dirais que, sur le plan de la gouvernance, tout est sur la table. Mais soyons clairs — les écoles à charte ne m’intéressent pas. Je ne souhaite pas abolir un conseil scolaire catholique, mais la gouvernance et la façon dont nous répartissons les ressources, tout est sur la table», a répondu Paul Calandra.

Avec ses nouvelles mesures législatives, le ministre de l’Éducation dit vouloir s’attaquer à «la mauvaise gestion financière» de certaines administrations scolaires, citant l’exemple de conseillers scolaires catholiques de la région de Brantford qui ont organisé un voyage d’achat d’œuvres d’art en Italie, l’été dernier.

Les administrateurs scolaires ont accepté à l’automne de rembourser le conseil pour leurs déplacements et de trouver d’autres moyens de financer les achats d’œuvres d’art, après une levée de boucliers de la part du public ainsi que de l’ex-ministre de l’Éducation, Jill Dunlop.

«Certains conseils scolaires fonctionnent très bien - ils se concentrent sur leur mission principale, tandis que d’autres, dont certains membres pensent qu’ils sont censés rédiger les curriculums scolaires, pensent que leur rôle est de régler les conflits mondiaux», a déploré le ministre de l’Éducation.

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  • Le ministre de l’Éducation Paul Calandra déposera jeudi un projet de loi qui proposera de nouveaux pouvoirs étendus afin de renforcer la surveillance des conseils scolaires. (Etienne Morin/Archives Le Droit)
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  • Date de création 29 mai, 2025
  • Dernière mise à jour 29 mai, 2025
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