10 millions pour le secteur de la construction
Le 10 avril, la province a annoncé un investissement de 10 millions de dollars pour l’industrie de la construction, ce qui comprend la création d’un deuxième salon de métiers, au Cap-Breton, afin de répondre à la demande croissante du secteur.
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Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Le nouveau centre comprendra, entre autres, des cabines interactives, des salles de formation et un centre d'essai pour la formation aux métiers, de la charpenterie-menuiserie à la plomberie.
Le salon en question, «le premier de son genre» dans l’industrie des métiers, est basé à Halifax. Un espace où l’on peut discuter avec des professionnels des métiers et se faire une idée de ce qu'est une journée dans la vie de ces travailleurs.
Dirigé par des experts de l’industrie, il s’agit d’un centre d'exploration et d'apprentissage pratique destiné aux jeunes, surtout du secondaire, aux groupes communautaires et aux apprentis, qui souhaitent découvrir les différents métiers et les possibilités de gestion dans le secteur de la construction.
L’ajout du deuxième salon permettra «d'éduquer plus de jeunes, d'engager plus de membres de la communauté, de mettre l'industrie en contact avec ses futurs travailleurs, ses futurs professionnels», déclare Trent Soholt, directeur général du Conseil sectoriel de la construction de la Nouvelle-Écosse (CSCNE).
«Nous avons connu un succès incroyable à Halifax et les gens voyagent tout le temps du Cap-Breton à l'emplacement de Halifax. Mais le fait d'avoir un site au Cap-Breton va vraiment permettre à un plus grand nombre de personnes d'accéder à cette expérience, et à un plus grand nombre d'habitants de l'ile de s'engager dans l'industrie de la construction, d'une manière différente.»
D’après BuildForce Canada, la Nouvelle-Écosse, dont la population est vieillissante comparativement à celle du Canada, pourrait être confrontée à un déficit d'embauche de 15 000 travailleurs d'ici 2034, car une grande partie de la main-d'œuvre partira à la retraite, soit 23 % des travailleurs en 2024 (environ 8 400).
L’investissement en question sera utile afin de développer des programmes d'apprentissage à entrée express, permettant ainsi de créer des voies d'accès plus rapides, «tout en les aidant à surmonter les obstacles auxquels ils peuvent être confrontés», enrichit M. Soholt.
«Nous sommes en mesure d'intégrer davantage de personnes dans le secteur, avec des compétences, et de les faire travailler plus rapidement», précise Nolan Young, ministre du Travail, des Compétences et de l'Immigration de la Nouvelle-Écosse.
L’objectif est également de soutenir la transition de carrière, notamment pour des populations clés, dont les personnes sous-employées et les nouveaux Canadiens, qui font face à des obstacles particuliers, par exemple en ce qui concerne la barrière de la langue.
«Il s'agit d'une véritable vision commune, avec la province, sur l'orientation de l'industrie, et de permettre à l'industrie de gérer ce travail», commente le directeur général.
L’on cible également les anciens combattants, en leur offrant des possibilités de retour sur le marché du travail, ce qui est gagnant-gagnant pour tout le monde, selon le ministre Young.
Justement, pour gérer les grands détails du projet, un comité de pilotage a été créé, avec pour but d'encourager la collaboration au sein de l’industrie.
Il comprend des représentants des principales organisations, des syndicats et des groupes d'employeurs. «Il est important de faire entendre la voix de ceux qui la soutiendront (le projet), de ceux qui en subiront les conséquences et de ceux qui pourront l'orienter de manière à ce qu'elle soit la plus rentable possible», fait remarquer M. Soholt.
Ce dernier ajoute qu’il est nécessaire d’avoir des membres du secteur industriel et résidentiel, car les deux doivent travailler ensemble pour répondre aux besoins en matière de logement, d'écoles, d'hôpitaux et de création d'emploi.
Le CSCNE gère aussi un programme d’expérience de construction mobile, avec l’appui de deux centres de formation mobile. Grâce au succès du salon de métiers d’Halifax, la demande est devenue tellement forte que le conseil a décidé de «l'emmener sur la route», dans une remorque de 53 pieds construite sur mesure, pour les jeunes de l’intermédiaire (7e et 8e année).
L’annonce de l’investissement coïncide avec le dévoilement du tout premier programme de formation entièrement à distance, nommé Unir la communauté et l’industrie, offert dans la communauté mi'kmaw de Sipekne'katik.
Il permet d'attirer davantage de personnes dans les métiers «pour construire plus rapidement les maisons, les routes, les infrastructures et les hôpitaux, ce qui est une bonne nouvelle», rappelle le ministre Young.
Le but de ce programme, tout comme les autres, est de «supprimer les barrières à l'entrée dans notre secteur», complète M. Soholt.
- Nombre de fichiers 3
- Date de création 23 avril, 2025
- Dernière mise à jour 17 avril, 2025