Se pencher sur la santé préventive
Santé Nouvelle-Écosse propose une série d’ateliers sur la santé et de bienêtre pour les résidents de la région de Halifax, mettant l’accent sur les avantages de la santé préventive.
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Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Les employés des Équipes de santé communautaire sont responsables de l’animation de ces ateliers, en personne, dans les différentes communautés de la Municipalité régionale d’Halifax (MRH).
Des dizaines d’ateliers sont au calendrier ce printemps et cet été, dont «Food and Mood». Ce dernier, qui fait partie du programme d’alimentation saine, porte sur l’influence de la nourriture sur l’humeur et vice-versa.
La première séance saisonnière a eu lieu le 2 avril à Spryfield au centre familial de Chebucto. Les autres se tiendront jusqu’en aout dans divers espaces communautaires de la MRH.
Développé il y a environ huit ans, Food and Mood a été conçu à une époque où le monde parlait beaucoup, dans les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux, du lien entre l’alimentation et le bienêtre.
La nourriture a toujours fait partie intégrante de la vie d'Andrea Booth, tant pour renforcer les liens familiaux que pour célébrer avec ses proches. Elle explique également que le fait d'avoir grandi avec une mère diabétique lui a ouvert les yeux sur la façon dont l'alimentation influence la manière qu’on se sent.
La facilitatrice a pour objectif d’aider les gens à rétablir leur relation avec la nourriture. «Je pense que beaucoup d'entre nous, y compris moi-même, ont une relation compliquée avec la nourriture. Beaucoup d'entre nous grandissent en pensant qu'il y a de bons et de mauvais aliments et que nous sommes censés manger d'une certaine manière pour être en bonne santé. Il y a donc beaucoup de culpabilité et de honte autour de la nourriture.»
Tout en expliquant et en éduquant les gens sur la façon dont l'alimentation peut contribuer à, entre autres, la santé cardiaque, au cholestérol, à la tension artérielle et à la glycémie.
L'impact de ce que l’on mange sur le cerveau est énorme, précise Mme Booth. Pour commencer, un surplus de caféine, soit au-delà de 400 mg par jour, l'équivalent d'un grand café bien corsé, peut provoquer de la nervosité, de l'anxiété et un mauvais sommeil, et un manque d’eau affecte la manière de penser et de se concentrer.
Ensuite, il y a l’équilibre à trouver entre les glucides, les lipides, les protéines, les fruits, les légumes et le sucre, tout ce qui est nécessaire pour une alimentation saine et pour améliorer son humeur.
C’est également une question d’habitudes, du temps devant l’assiette aux heures passées sur l'oreiller, mentionne Mme Booth.
Lors de la séance, elle a apporté des conseils aux participants, dont l’habitude d’espacer les repas tout au long de la journée, de manger avec les autres et de boire un peu plus d’eau tout simplement.
«Il s'agit donc d'une bonne illustration de la façon dont les aliments spécifiques, mais aussi les habitudes alimentaires ou les facteurs liés au mode de vie, peuvent affecter notre état d'esprit», dit-elle.
Questionnée sur les principaux freins qui empêchent les gens de changer de régime et de s'engager dans de nouvelles habitudes alimentaires, Mme Booth a rappelé le fait que le prix de la nourriture est une barrière considérable pour monsieur et madame Tout-le-Monde, peu importe le but en tête.
«C'est un sujet que nous abordons dans tous les programmes de nutrition que nous enseignons: quelles sont des idées qui permettent d'économiser de l'argent? Nous proposons toujours des options peu couteuses, pour que les gens mangent bien.»
Il y a aussi le manque de temps. «Nous sommes des gens très occupés et il faut du temps pour décider ce que l'on va acheter, aller faire ses courses, rentrer à la maison, couper, éplucher, laver, commencer à cuisiner à partir de zéro et ensuite manger.»
Sans compter les problèmes de santé, comme la douleur chronique, la maladie ou les problèmes de santé mentale.
Mme Booth recommande aux gens de commencer par de petits pas. «Souvent, lorsque les gens sont motivés et prêts à changer, ils veulent tout changer d'un coup. Ils sont enthousiastes, motivés, mais, comme vous pouvez l'imaginer, si nous changeons tout dans notre alimentation, notre activité, notre sommeil, cela va être très difficile et après quelques jours ou quelques semaines, nous allons probablement nous éloigner du chemin parce que c'est trop difficile.»
«Mais un petit changement que l'on peut maintenir peut être très bénéfique, et il suffit ensuite de le développer petit à petit», complète-t-elle.
Un atelier de HealthyNS pour la communauté francophone, nommé Des conseils pour optimiser votre budget alimentaire, en collaboration avec Réseau Santé Nouvelle-Écosse, aura lieu en ligne, le 14 mai de 13 h 30 à 15 h. Les places sont limitées.
- Nombre de fichiers 4
- Date de création 11 avril, 2025
- Dernière mise à jour 10 avril, 2025