L’Université Saint Mary’s: une rénovation innovante au service de la durabilité 

L’Université Saint Mary's a lancé un projet de rénovation visant à remplacer la façade extérieure vieillissante de l’un de ses bâtiments tout en intégrant des panneaux solaires, afin de renforcer son engagement en matière de durabilité et de réduire son empreinte carbone.

_______________________

Farida Agogno 

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Dennis Gillis, directeur principal de la gestion des installations sur le campus, explique que, face à la nécessité de remplacer la façade âgée de 55 ans de la résidence Loyola, l’établissement a saisi l’opportunité d’intégrer des panneaux solaires dans le cadre de sa stratégie de durabilité.

Il avance que l’idée de départ était de remplacer ce mur qui risquait de s’effondrer. Puis l’idée d’inclure la technologie solaire est venue après, comme une occasion supplémentaire.

Le budget total était d’un peu moins de 6 millions de dollars, mais il est important de préciser que la majorité de cette somme a servi à réparer et remplacer le mur défaillant. Seule une partie de ce montant a été consacrée aux panneaux solaires.

L’un des défis dans la réalisation de ce projet était de garantir la sécurité des étudiants et du personnel. Il a fallu retirer de l’immeuble de 22 étages d’anciens panneaux de béton pesant plus d’une tonne. «La durabilité est un pilier fondamental de la stratégie de l’université», affirme-t-il.

«Chaque fois que nous entreprenons un projet, qu'il s'agisse de remplacer un mur, un toit ou d’améliorer un équipement, nous cherchons toujours des moyens d’intégrer des éléments durables», ajoute-t-il.

Depuis lors, la résidence Loyola dispose d’un écran d’affichage dans le hall, où les étudiants peuvent voir en temps réel la quantité d’énergie produite.

Par exemple, le 24 février, les panneaux ont généré 4 104 kilowattheures. L’écran affiche aussi les émissions de carbone évitées et propose des comparaisons concrètes, comme l’équivalent de 44 000 kilomètres parcourus en voiture, 1,4 million de téléphones portables chargés ou un certain nombre d’arbres plantés. Cela permet aux étudiants de comprendre de manière tangible l'impact du projet.

En dehors des avantages, comme l’économie de l'énergie et une meilleure résilience climatique, beaucoup posent des questions et viennent voir les panneaux solaires. Plusieurs professeurs ont aussi intégré ce projet à leurs cours, permettant aux étudiants d’apprendre à la fois en théorie et en observant un projet concret dans leur environnement quotidien.

Au-delà du campus, il mentionne également que l’université a reçu des demandes d'informations d'autres établissements universitaires canadiennes et américaines sur le projet. Par exemple, des étudiants de l’Université du Colorado ont contacté le campus pour savoir comment ils pourraient convaincre leur propre établissement d’adopter une démarche similaire, ce qui montre que l’initiative a eu un impact plus large que prévu.

M. Gillis rappelle que l’établissement, depuis 2005, a accompli des initiatives de développement durable. Ainsi, elle a réduit son empreinte carbone à 50 % et compte atteindre les 80 % de réduction d’ici trois ou quatre ans. D’ailleurs, elle prévoit l’installation de nouveaux panneaux solaires.

Grâce au travail de rénovation de la résidence Loyola, l’université a reçu en décembre dernier le prix du meilleur projet Clean50, qui récompense chaque année les projets novateurs canadiens en matière de lutte contre le changement climatique et le développement durable.

  • Nombre de fichiers 4
  • Date de création 10 mars, 2025
  • Dernière mise à jour 10 mars, 2025
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article