Résultats «très satisfaisants» pour ANCRE au centre-ville d’Ottawa
Des intervenants auprès de personnes en crise de santé mentale et de toxicomanie au centre-ville d’Ottawa se disent très satisfaits des résultats des premières semaines d’activité du programme Solution de rechange communautaire pour l’intervention en cas de crise (ANCRE).
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Par Charles-Antoine Gagnon
IJL - Réseau.Presse - Le Droit
ANCRE se veut une alternative à l’intervention de la police qui a souvent été critiquée dans de telles situations.
Le service est accessible 24/7 depuis le mois d’août 2024. Les intervenants pour personnes en situation de crise peuvent être mis à contribution lorsque des personnes appellent la ligne téléphonique 211 pour signaler un événement.
Une analyse des 11 premières semaines d’activité font état de 1310 appels effectués au 211, ce qui a entraîné 626 aiguillages vers les équipes d’intervention en cas de crise d’ANCRE, qui elles vont rejoindre les clients où ils sont afin de faire en sorte qu’ils soient en santé et en sécurité, précise-t-on.
«Quelque 92 % des interventions en situation de crises ont été gérées par les équipes d’ANCRE sans l’intervention de la police. De toutes les interactions de crise, 3,53 % des cas ont nécessité la présence d’une ambulance, 7,95 % des situations ont requis l’intervention de la police et 2,83 % des cas ont conduit à une visite aux urgences de l’hôpital. Environ 130 appels ont été transférés du Service de police d’Ottawa (SPO), ce qui représente 9,92 % du total des appels reçus», ont partagé les spécialistes du programme.
Compassion
«Les premiers résultats confirment ceux que nous avons toujours sus: notre communauté veut et a besoin d’un service d’intervention en cas de crise qui soit dirigé par la communauté et qui fasse preuve de compassion», a partagé Suzanne Obiorah, directrice générale du Centre de santé communautaire Somerset Ouest.
Cette dernière dit souhaiter une expansion du programme ANCRE dans d’autres quartiers de la ville.
«Au cours des 11 premières semaines seulement, ANCRE a reçu plus de 1300 appels. Même si ces chiffres ne représentent qu’un début, ils témoignent d’un besoin évident pour ce genre d’intervention de proximité pour les personnes qui traversent une crise liée à la santé mentale», a souligné de son côté Vinh Nguyen, gestionnaire à la Direction des politiques sociales, de la recherche et des données analytiques à la Ville d’Ottawa.
Morissa-Dalia Ellis, du Centre de santé communautaire du centre-ville, a tenu à préciser que la majorité des membres de l’équipe d’ANCRE possède la formation et l’expérience dans la réduction des méfaits, dans le travail auprès des gens à risque de crise, et auprès de la jeunesse et des personnes plus âgées.
«C’est vraiment une réponse qui est axée pour non seulement voir la crise, mais aussi la personne en tant que personne pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’escalade de la situation, que la personne n’ait pas peur d’aller en prison. On veut vraiment avoir une conversation et adresser la crise comme telle, et ensuite leur donner des ressources», a expliqué Mme Ellis.
Les données recueillies permettent d’évaluer les activités du projet ANCRE réalisées au cours des 11 premières semaines suivant son lancement afin de repérer les lacunes, de procéder à des rajustements et d’améliorer la prestation de services.
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Photos:
Titre: LD_itinerance | Le programme Solution de rechange communautaire pour l’intervention en cas de crise (ANCRE) est accessible 24/7 depuis le mois d’août 2024.(Simon Séguin-Bertrand / Archives Le Droit)
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- Date de création 3 mars, 2025
- Dernière mise à jour 3 mars, 2025