La PdA veut se donner une dimension nationale et internationale

 

Le Voyageur – Denis Bertrand est désormais directeur général de la Place des Arts du Grand Sudbury, le caractère intérimaire n’étant plus rattaché à son mandat, depuis le récent prolongement de son contrat, lui et la directrice adjointe Lisa Breton, jusqu’à l’été 2026, au minimum. Leur objectif sera de faire de la PdA un espace générateur de profits à travers les arts, en donnant à ce bijou communautaire sudburois une dimension nationale, voire internationale. Denis Bertrand en parle.

Donald Dennie-IJL-Réseau.Presse-Le Voyageur

 

«Nous gérons la Place des Arts (PdA) comme une entreprise, c’est-à-dire que nous regardons de près ce qui génère des revenus». C’est ce qu’a déclaré le directeur-général par intérim de la PdA, M. Denis Bertrand, lors d’une entrevue accordée au Voyageur. 

«Il nous faut développer nos propres sources de revenus et c’est sur ça que Lisa Breton, la directrice-générale adjointe, et moi travaillons depuis notre embauche, il y a six mois». 

Selon Denis Bertrand, les subventions ne sont pas à un niveau satisfaisant. «Mais elles ne le sont pas non plus pour les autres organismes qui fonctionnent dans le même domaine des arts et de la culture. Pour nous, le bar et l’équipe technique, en plus des locations de salles et des loyers que paient les sept organismes fondateurs de la PdA, ce sont nos sources de revenus à l’heure actuelle».

Déjà le nombre de location de salles, soit le Salon Desjardins, la Grande Salle et le Bistro, a augmenté considérablement depuis l’ouverture de la Place des Arts. « Au cours de la première année, en 2022-2023, la PdA a enregistré 600 locations; en 2023-2024, ce chiffre a grimpé à 800 et cette année, soit du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, on est en voie d’avoir 900 locations et plus», a-t-il révélé. 

Au cours de la première année, la Place des Arts avait enregistré un déficit de plus de 700 000 $. Au cours de la deuxième année, ce déficit a baissé de 600 000 $. «Le coût des opérations a été ramené à 100 000 $, grâce au Conseil d’administration», précise M. Bertrand. 

Un Institut

Selon M. Bertrand, il faut un projet générateur de fonds plutôt qu’une suite de petits projets. «Nous avons proposé la création d’un Institut de professionnalisation artistique et culturelle (IPAC) dont le mandat est de former des gestionnaires dans les arts et la culture, pour les aider à développer leurs propres projets mais surtout avec un sens d’affaires. À l’heure actuelle, le financement des arts et de la culture aux niveaux provincial et fédéral est bien en deçà de ce dont le milieu a besoin», a-t-il souligné. 

«Puisque les choses sont difficiles, les gens de ce milieu doivent faire preuve de créativité; il faut aller chercher d’autres sources de financement et de revenus».

L’Institut serait axé sur ces objectifs. « L’Institut, pour lequel nous avons déjà fait une demande de financement, veut aller chercher une clientèle locale, provinciale, nationale et même internationale. Il y a déjà un intérêt pour ça», fait savoir M. Bertrand. 

L’Institut veut répondre en partie aux perceptions et aux objectifs des fonctionnaires provinciaux et fédéraux. Pour la province, il s’agit de la formation de la main-d’œuvre; pour le fédéral, c’est la création d’emplois. «Un institut qui forme des gens, ça répond aux besoins de la province; ces gens seront mieux habiletés à se trouver des emplois. C’est ainsi qu’on positionne l’Institut et on veut qu’il devienne une caractéristique de la PdA, que ça fasse partie de son ADN. Ça va permettre d’amener des gens à Sudbury pour de la formation. Aucun autre organisme du genre n’existe à l’heure actuelle à ce que je sache», a-t-il dit.

M. Bertrand affirme que lui et Lisa Breton ont déjà eu des discussions avec le Collège Boréal et l’Université de l’Ontario français pour que ces derniers offrent des cours dans le cadre de l’IPAC. «Ils se sont engagés à soutenir le projet», admet-il.

La nécessaire augmentation de la population au centre-ville

La PdA a dû fermer sa cuisine qui offrait des repas lors d’événements et à toute heure de la journée. «Il n’y a pas suffisamment de population au centre-ville pour soutenir une telle cuisine. D’autres restaurants et tavernes ont dû modifier leurs horaires d’ouverture à cause de cette pénurie de population, surtout après la pandémie de la COVID-19. La Ville a des plans pour augmenter cette population. Les propriétaires de l’édifice qui loge la Banque Scotia ont déjà annoncé leur intention de convertir les bureaux de l’édifice en logements». M. Bertrand croit que l’Institut va contribuer à augmenter l’achalandage des commerces au centre-ville.

Ce dernier, qui avait accepté un contrat d’un an à compter du mois d’août 2024 pour diriger la PdA en compagnie de Lisa Breton, a révélé que les deux avaient accepté un prolongement jusqu’à l’été 2026.

«Ça va prendre plus de temps pour réaliser tout ce qu’on veut faire, dit-il. Lisa et moi allons rester je ne sais pas pour combien de temps au juste».

Selon M. Bertrand, la Place des Arts est un succès. «La location de salles, les commentaires que nous recevons, les gens sont époustouflés qu’on a un lieu comme ça. Ce ne sont pas juste les francophones qui réagissent ainsi. Ce sont aussi les anglophones et les autochtones qui louent des salles pour tenir leurs propres événements. On a un très bel édifice et toute l’équipe est totalement engagée dans la réussite de la Place des Arts», conclut-il.

 

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BV : Place des Arts du Grand Sudbury. 

Photo : Archives 

 

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BV : Denis Bertrand, directeur général de La Place des Arts. 

 

Photo : Archives

 

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BV : Lisa Breton.

Photo : Site internet de La Place des Arts du Grand Sudbury

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  • Date de création 11 février, 2025
  • Dernière mise à jour 11 février, 2025
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