Écoles sécuritaires pour une société sécuritaire
Les élèves francophones de Terre-Neuve-et-Labrador bénéficieront d’un nouveau programme qui leur permettra de découvrir ce que ça veut dire une relation saine. En plus d’assister à des ateliers et des conférences, les élèves sont encouragés à s'engager avec leurs nouvelles compétences par des moyens artistiques.
Jessica Tucker
IJL - Réseau.Presse - Le Gaboteur
Un accord entre la province et le gouvernement fédéral en fin 2023 a permis à plusieurs groupes d’obtenir un financement pour lancer des programmes en lien avec le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe (VFS) annoncé en 2022. Anne Pelta, Coordinatrice du Réseau Justice en français de la Fédération des Francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL), a déposé une demande afin d’élaborer de la programmation dans les écoles francophones. La Fédération a reçu une bourse de 22 409$ pour élaborer un programme qui cible les élèves de la 5e à la 12e année.
sous-titre: Sensibiliser et outiller
«Ce sont des problématiques auxquelles les jeunes ont déjà été témoins», explique-t-elle.
Le but de la série de conférences qui passe de la capitale au Labrador et ensuite à la péninsule Port-au-Port est de sensibiliser et d’outiller les jeunes pour un avenir sans violence. Elle a été élaborée en partenariat avec le Conseil Scolaire Francophone Provincial (CSFP) et l’entreprise de tutorat privé French For Life.
Le projet comprend deux volets: pédagogique et artistique.
Michelle Barbour, fondatrice et PDG de French For Life, est engagée en tant que conférencière pour le projet. Les premières conférences se sont déroulées à l’École Rocher-du-Nord le 30 janvier dernier. «C'était impressionnant de voir comment les jeunes étaient prêts à participer», raconte-t-elle «Ils étaient tellement engagés.»
Le premier volet se divise en trois objectifs: s'entendre sur le vocabulaire et définir la VFS, accueillir des questions et d’idées préconçues des jeunes sur la question de la VFS et présenter des stratégies ainsi que les ressources disponibles en cas de question, de crise ou de besoin.
Le deuxième volet comprend un engagement artistique dans la forme d’un concours d'affiches qui se termine le 21 mars. Les élèves sont invités à traiter d’un message qui les a impactés. Il y a deux tranches d’âges pour les soumissions: de la 5e à la 9e année et de la 10e à la 12e année. L’affiche gagnante du concours sera affichée dans toutes les écoles francophones de la province. Selon madame Pelta, «Ça nous permet de laisser une trace du projet.»
sous-titre: «L'avenir de notre société»
Comme elle est identifiée dans le Plan d’action national pour mettre fin à la VFS, les créateurs des programmes croient que la prévention de la violence commence avec l’éducation des jeunes. «Nos élèves sont porteurs d'un message pour la génération suivante», affirme Patrick Bourdeau, conseiller pédagogique aux services aux élèves et aux écoles accueillantes et sécuritaires avec le CSFP. «Si nos élèves sont sensibilisés, ils vont sensibiliser leurs familles et la société du futur.»
Les animateurs des conférences seront de passage le 12 février à École l’ENVOL et le 13 février à École Boréale. Encore en attente d’une confirmation des écoles à la péninsule Port-au-Port, ils espèrent passer dans la région la semaine du 10 mars, dit monsieur Bourdeau.
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photo: Anne Pelta (Courtoisie)
caption: Dans le théâtre de l’École Rocher-du-Nord, les élèves apprennent comment prévenir la VFS dans une multitude de contextes.
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- Date de création 10 février, 2025
- Dernière mise à jour 10 février, 2025