Mont Sima : au sommet de l’action
Le 29 décembre dernier, vers 14 h 30, le télésiège quatre places de la station de ski du mont Sima a subi un arrêt soudain en raison d’un problème du système d’accroche d’une chaise.
Une équipe bien rodée pour les situations critiques
Cet élément, qui sert à stabiliser les chaises au moment du virage, à la base de la station, s’était déplacé, provoquant un désalignement et un blocage. « Le système a fait exactement ce qu’il était conçu pour faire, c’est-à-dire s’arrêter immédiatement pour éviter des dommages supplémentaires », a expliqué Tom Luxemburger, président du conseil d’administration de la Société des amis du mont Sima (Friends of Mount Sima Society), dans une lettre envoyée aux membres.
Cette lettre expliquait également en détail que, face à cette situation, l’équipe du mont Sima a rapidement activé son protocole d’évacuation de masse. En moins de six minutes, les premières personnes ont été évacuées manuellement à l’aide de cordes, grâce à l’intervention de l’équipe de patrouille, dirigée par Kirsty Simpson, et renforcée par le service d’incendie de Whitehorse et treize membres bénévoles de la patrouille canadienne. En tout, environ 100 des 191 personnes bloquées ont été évacuées en 56 minutes. Une fois le problème résolu, les 91 autres ont pu descendre grâce au système motorisé.
« Les procédures spécifiques à l’évacuation de masse du mont Sima ont été testées et ont réussi avec brio », se félicitait le président.
Où en sont les réparations?
Sam Oettli souligne le travail synchronisé de plusieurs équipes. « Tandis qu’on évacuait des gens sur les chaises, on était déjà au téléphone avec nos inspecteurs, mais aussi avec les équipes d’ingénierie du système Dopplemayer, avec qui nous communiquons sur une base régulière ». Chacun s’est mis en marche pour faire avancer rapidement les choses pour que la station puisse rouvrir ses portes au plus vite. En pleins congés des fêtes de fin d’année, l’incident n’aurait pas pu plus mal tomber. Pourtant, la station a fait preuve de créativité : pour quelques jours, les adeptes des sports d’hiver étaient autorisés à monter à pied ou équipées de peaux de phoques sous les skis, et profiter ainsi de quelques descentes bien méritées.
« L’ingénieur qui pouvait nous aider est arrivé la veille du jour de l’An », poursuit M. Oettli. « Nous avions déjà fait une grande partie du travail grâce à du soutien de sa part, à distance. Nous sommes équipés pour faire certaines choses, ici ». Une fois sur place, l’inspection a pu avoir lieu et la station a rouvert le 2 janvier, soit six jours plus tôt que la date initialement annoncée.
« La chaise défectueuse est actuellement dans notre atelier ». Les inspections et tests nécessaires ont été faits, et au moment d’écrire ces lignes, la chaise numéro 89 était sur le point d’être réinstallée. Une inspection finale du câble sera ensuite complétée, classant cet événement dans les archives.
Qu’en est-il du téléski du passé
Sur les médias sociaux, des commentaires ont questionné la possibilité de remettre en activité l’ancien téléski (T-bar), le remonte-pente initial de la station qui avait été abandonné après l’installation des télésièges.
« Nous l’avions mis à la retraite, mais ce genre d’événement nous souligne qu’on pourrait peut-être le remettre en service », affirme Sam Oettli. Il explique qu’en fait, le projet est entamé depuis environ un an.
« Nous attendons un rapport d’ingénieur dans les prochaines semaines pour décider s’il vaut la peine ou pas de chercher des fonds pour le remettre en service. L’idée, ce serait de l’avoir en cas de pépin ou d’avoir des soirées spéciales, avec des lumières pour du ski de soirée. Ce serait aussi une opportunité pour notre présaison, donnant ainsi plus d’espace pour les athlètes qui viennent s’entraîner avant l’ouverture au public. »

En bas de la piste Poke, on peut voir les installations destinées à du « glamping » ou camping glamour.
D’autres perspectives en mouvement : camping et disque-golf
Sam Oettli dévoile aussi quelques projets à venir l’été prochain. Un terrain de disque-golf devrait voir le jour. Les gens pourront marcher jusqu’au sommet pour accomplir le parcours en redescendant les pentes. Une autre option sera d’emprunter les remontées mécaniques lors des soirées de vélo de montagne. Les deux activités ne devraient pas être conflictuelles, selon le directeur. « Les parcours ne se croisent pas. Ils ont déjà été pensés, il ne reste qu’à installer les stations de lancer (teepads) ainsi que les pancartes de signalisation. »
Dans les projets à venir, il mentionne aussi un espace de camping « glamping ». « En bas de la piste Poke, vous pouvez déjà voir quelques installations. Nous aurons un géodôme ainsi qu’une cabane pour une cuisine partagée. Ce sera du camping de luxe! Tout ce dont vous aurez besoin c’est d’apporter à manger et à boire. Le reste sera déjà sur place. »
Cette année, la station du mont Sima compte environ 1 900 titulaires de laissez-passer saisonniers. Le directeur estime que cela représente environ 50 % des personnes qui fréquentent le mont Sima.
IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
- Nombre de fichiers 3
- Date de création 6 février, 2025
- Dernière mise à jour 11 février, 2025