Edmundston: le maire veut savoir pourquoi un hélicoptère Black Hawk survole la région

Le maire d’Edmundston, Éric Marquis, peine à comprendre pourquoi l’un des hélicoptères Black Hawk de la GRC survole la région depuis deux jours.

_______________________

Bobby Therrien

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle

Ces appareils, qui ont eu le mandat de mener des opérations de surveillance de la frontière canado-américaine, agacent plusieurs citoyens, estime le maire Marquis. Il s’est d’ailleurs dit surpris de voir cet appareil débarquer aussi rapidement au Nord-Ouest.

«On se demande pourquoi ça fait deux jours qu’il est ici. On cherche quelque chose. Je ne remets pas en question le travail de la GRC, car ils doivent suivre des directives. Je suis curieux du résultat que ça va donner à la fin de la journée.»

Ce renforcement de la surveillance à la frontière a été l’une des conditions du président des États-Unis, Donald Trump, lorsqu’il a accordé un sursis d’un mois au Canada en ce qui a trait à l’imposition de tarifs douaniers pouvant aller jusqu’à 25%.

«Ce serait pour contrer le fléau du fentanyl qui, semblerait-il, traverse notre frontière (…) C’est un peu déstabilisant pour les gens, car ce n’est pas quelque chose que l’on est habitué à voir.»

  1. Marquis se questionne à savoir si le déploiement d’un hélicoptère est vraiment la bonne solution, même si cela a permis d’acheter un mois de sursis au Canada avant la possible imposition des tarifs douaniers.

«On les voit chercher pour des gens qui pourraient traverser la frontière en plein mois de février. On se demande si ça va avoir l’effet escompté. On se demande si c’est la bonne chose à faire, au lieu de préparer nos entreprises et nos consommateurs à de possibles tarifs.»

«(À propos du fentanyl et des passages illégaux à la frontière), je ne dis pas qu’il n’y en a pas, mais je ne dis pas non plus que c’est un fléau épouvantable.»

Qu’il y ait des hélicoptères ou pas, le maire d’Edmundston demeure convaincu que le président Trump imposera des tarifs éventuellement. «C’est inquiétant. Tout de suite, on met un diachylon sur le “bobo”, mais je ne suis pas convaincu qu’il va guérir.»

Même s’il dit comprendre la décision du gouvernement fédéral dans l’immédiat, Éric Marquis rappelle que les gens de sa région et d’ailleurs au Canada ont 30 jours pour se préparer aux tarifs.

Le maire a confirmé que l’administration municipale s’entretiendra avec la première ministre du Nouveau-Brunswick Susan Holt, la semaine prochaine. Il entend lui demander ce que la province compte faire pour se préparer à l’arrivée de ces tarifs.

«On vit au gré des humeurs d’une personne et ça a un impact sur l’ensemble de la population canadienne. Si des tarifs entrent en vigueur le mois prochain, c’est 100% de la population qui sera affectée.»

  1. Marquis dit revivre une situation similaire à ce qui s’est produit pendant la pandémie de COVID-19.

«Je suis arrivé comme maire à la fin 2020, et on était en plein dedans. J’entends les discours que l’on a actuellement et ils sont comparables à ce que l’on a vécu il y a trois ou quatre ans.»

Mis à part s’exprimer ici et là en public, M. Marquis reconnaît qu’il n’y a pas grand-chose à faire pour se libérer de cet inconvénient. Il invite toutefois ses citoyens à continuer de favoriser le Canada en appuyant les entreprises locales, en évitant d’aller magasiner aux États-Unis et en achetant des produits faits au Canada.

 

-30-

Photo : Un hélicoptère Black Hawk de la GRC survole le Nord-Ouest depuis environ deux jours. - Gracieuseté: Aéroport du Madawaska

 

  • Nombre de fichiers 2
  • Date de création 10 février, 2025
  • Dernière mise à jour 10 février, 2025
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article