«Nous devons être solidaires dans la lutte pour la transformation de notre système de santé»
Avec la relation changeante entre les États-Unis et le Canada, il faudra renforcer la collaboration entre les provinces et territoires, selon les ministres de la Santé.
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Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Les ministres ont discuté du besoin de surveiller les développements et de collaborer pour faire face aux répercussions résultant des décisions politiques prises aux États-Unis sur les systèmes de santé, réagit le gouvernement fédéral.
De plus, dans un communiqué de presse diffusé après la conférence de presse clôturant la réunion, l’on peut lire que «la question d'une plus grande participation des peuples autochtones aux travaux intergouvernementaux a été soulevée, et il a été convenu qu'une discussion ultérieure dans un futur ordre du jour était justifiée».
La réunion annuelle des ministres de la Santé, qui s’est tenue à Halifax les 29 et 30 janvier, fut l’occasion de discuter, entre autres, de la santé numérique, de la consommation de substances et des produits pharmaceutiques.
«En Nouvelle-Écosse, nous cherchons de nouvelles solutions à d'anciens problèmes de santé, et il est extrêmement précieux d'avoir l'occasion de rencontrer mes homologues pour discuter de nos intérêts communs et apprendre les uns des autres», a déclaré Michelle Thompson, ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse.
Mark Holland, ministre de la Santé du Canada, rappelle que le gouvernement fédéral a signé avec chaque province et chaque territoire des accords bilatéraux d’une valeur totale de 200 milliards de dollars, qui seront mis en œuvre sur une période de 10 ans.
«Nous devons être solidaires dans la lutte pour la transformation de notre système de santé, car la réalité est que nous ne pouvons pas nous permettre le statuquo. Et je pense qu'il y a un énorme consensus sur ce fait», a déclaré M. Holland.
«Environ 70 % des maladies chroniques peuvent être évitées», soutient le ministre, citant le cancer de la bouche, le diabète et l'hypertension artérielle. «Nous devons agir en amont. Nous devons éviter les couts.»
Le projet de loi canadien sur l'assurance médicaments (Pharmacare) a été adopté par le Sénat et a reçu la sanction royale en octobre dernier. Davantage de médicaments considérés comme essentiels, dont pour le diabète et la contraception, seront inclus.
Il reste à conclure les accords provinciaux. «Nous continuons à avoir de très bonnes conversations, mentionne le ministre Holland. J'ai hâte de signer des accords dans les prochains jours et de parler de la réalité de la mise à disposition de ces médicaments.»
Au dire de M. Holland, les accords ne sont pas encore en place, puisque son gouvernement a «une date d'élection fixe» et «le Parlement a beaucoup à faire, comme en témoignent les accords sur l'assurance médicaments et le travail que nous devrons accomplir dans le domaine des soins dentaires».
«Nous sommes en discussion active avec nos homologues fédéraux en ce qui concerne l’accord PharmaCare, a précisé Mme Thompson. Le ministre Holland et moi-même avons eu l'occasion de nous rencontrer la semaine dernière et les fonctionnaires de Santé Canada et du ministère de la Santé et du Bienêtre travaillent sur les détails de cet accord bilatéral.»
«Nous sommes ravis de constater qu'il existe une certaine flexibilité en ce qui concerne les conditions des accords bilatéraux et nous voulons nous assurer qu'ils reflètent ce qui se passe dans notre juridiction», ajoute-t-elle, sans dévoiler de date précise.
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- Date de création 7 février, 2025
- Dernière mise à jour 7 février, 2025