Le budget d’eau et d’égouts augmente de 5,6%
Le Conseil souhaite des informations plus claires sur les projets d’infrastructure
Isabel Mosseler
IJL – Réseau.Presse - Tribune : la Voix du Nipissing Ouest
Après deux longues réunions pour discuter du budget des services d’eau et d’égouts 2025, le conseil municipal de Nipissing Ouest a adopté une augmentation de 5,6 % ou 367 248 $, ce qui équivaut à environ 137$ par mois pour les utilisateurs résidentiels. Un budget total de 6,5 millions de dollars a été demandé pour 2025, les coûts des ressources humaines augmentant de 162 000$.
Lors de la première réunion, le 17 décembre, l’administrateur municipal Jay Barbeau a présenté les arguments en faveur de l'augmentation. «Le budget des services d’eau et d’égouts est séparé [du budget municipal], et la législation nous oblige à le financer au moyen d’un frais aux utilisateurs depuis les 23 dernières années, et les frais d'utilisation ont été harmonisés, ce qui signifie que les mêmes frais sont appliqués dans toutes les régions de Nipissing Ouest. Auparavant, les frais étaient séparés et distincts, et cela a été modifié au cours de ma première année ici, en raison de la pression massive qui serait exercée sur une seule zone, compte tenu de l'investissement en capital nécessaire pour entretenir l’infrastructure,» a-t-il expliqué.
Le service est responsable du traitement, de l'approvisionnement et de la distribution d'une eau saine, en utilisant deux sources : Sturgeon Falls, Springer et Cache Bay tirent leur eau de la rivière Sturgeon, et Verner, de la rivière Veuve. La ville opère l’usine de Sturgeon Falls pendant que l'Agence ontarienne des eaux gère l’usine de Verner. Les eaux usées disposent également de deux installations distinctes, une station d'épuration à Sturgeon Falls et un étang à Verner, ainsi qu'un système traitant 40 foyers à Field.
Selon M. Barbeau, la santé et la sécurité des résidents est en jeu, et la ville est dans l’obligation de «se conformer à une législation très stricte pour s'assurer que le public soit protégé à la fois dans la consommation de l'eau potable et dans le traitement des eaux usées.» Il a ajouté que ce département est lourd en dépenses capitales, avec une infrastructure vieillissante et des ruptures de canalisations qui surviennent régulièrement. Le coût des produits chimiques a également augmenté de manière significative. «Ce conseil, comme vous le savez, est responsable (...) des décisions qui pourraient entraîner une défaillance du système. [Ce budget], c’est ce que nous vous recommandons pour que cela ne se produise pas,» d’avertir l’administrateur.
Le total des dépenses de fonctionnement s'élève à 4,65 millions de dollars, et une demande de transfert aux réserves de 1,35 million de dollars était ajoutée. «Le conseil, (…) devrait sérieusement envisager l'augmentation continue de ces réserves pour maintenir le statu quo et, peut-être par miracle, rattraper son déficit d'infrastructure, car le déficit dans ce domaine est assez important,» a conseillé M. Barbeau, soulignant qu’il y a encore des prêts à rembourser.
Le directeur des services d'eau et d’égouts, Peter Ming, a parlé des dépenses. «En 2024, (…) nous avons loué un camion aspirateur pour une durée de quatre mois. Si nous n'avons pas de camion aspirateur, nous dépendons des entrepreneurs et des services d’urgence, la plupart du temps, pour nettoyer les canalisations et autres choses de ce genre. En louant le camion aspirateur, nous y avons accès en permanence, ce qui nous permet d'entreprendre beaucoup plus de travaux d’entretien préventif (...) Nous avons accompli beaucoup de choses [en 2024], et nous avons donc demandé à le louer pour deux mois supplémentaires [en 2025], d'avril à septembre.» M. Ming a souligné aussi les 80 000$ en produits chimiques nécessaires pour l’usine d’eau à Verner. «Nous avons effectué des essais à Verner pour réduire le manganèse. Il y a donc des augmentations prévues pour ces produits chimiques spécialisés que nous aimerions commencer à utiliser.»
La directrice des infrastructures, Liz Henning, a expliqué que la station d'épuration a besoin d'un toit de digesteur pour un coût d'environ 1,2 million de dollars et que la génératrice de la station d'épuration est obsolète et que son remplacement coûtera 900 000$. La ville souhaite également remplacer le chauffage électrique par un chauffage au gaz afin de réaliser des économies potentielles. À Verner, il est recommandé de remplacer le réservoir et la tour, ce qui devrait coûter 6 millions de dollars pour la taille envisagée, dans le futur. Le réservoir existant, quant à lui, nécessite des travaux d'entretien, soit 280 000$ pour la restauration du réservoir et de la tour. «Le réservoir actuel est sous-dimensionné. Le réservoir projeté, plus grand, desservirait une population de 2 000 habitants,» selon Mme Henning.
Le conseiller Kris Rivard a soulevé la question des 450 000$ mis de côté en 2024 pour la génératrice de l'usine de traitement d'eau, demandant où était l'argent s'il n'était pas dépensé. En l’absence de réponse claire, le conseiller Fern Pellerin a déclaré : «Il est difficile de suivre l'argent.» En conséquence, les discussions ont été reportées au 7 janvier, lorsque la trésorière Alisa Craddock serait présente pour donner des explications.
Le 7 janvier, Mme Craddock a distribué un document supplémentaire, expliquant que le conseil avait reçu une copie de la réserve générale et de non la réserve dédiée, qui comprend tous les projets déjà financés dans les budgets antérieurs. «Tous les projets qui figurent sur cette liste d'infrastructures peuvent être réalisés avec les fonds disponibles, ce qui réduira les soldes à presque rien, mais nous avons les réserves disponibles pour cela. J'ai cru comprendre qu'il y avait des doutes sur certaines choses qui avaient été projetées, qui figuraient sur les listes de projets des années précédentes (...) Le château d'eau de Verner avait été sur une année précédente. L'argent pour la génératrice qui n'a pas été dépensé en 2024 reste dans ce solde de réserve de fin d'année, puis M. Ming a remis l'intégralité des 900 000$ dans les prévisions en 2025 (...). L'argent non dépensé reste dans le solde de clôture de la réserve,» a-t-elle dit.
Le maire Kathleen Thorne Rochon a souhaité plus de clarté. «Lorsque nous approuvons un budget et des projets d'investissement, nous n'avons aucune idée de ce qui est annulé, de ce qui est reporté, de ce qui n'est pas réalisable. Le rapport semestriel ne nous donne pas suffisamment d'information. Dans les précédents cahiers budgétaires pour l'eau et les égouts, nous avons reçu une liste des projets engagés pour l'année précédente (...) Je suppose que l'argent est quelque part, et qu'il n'est pas inclus dans les documents budgétaires que nous examinons maintenant. Mais nous n'en avons aucune idée non plus. Nous ne sommes pas vraiment tenus au courant des projets d'investissement qui ont été menés à bien. Ont-ils commencé? Ont-ils été achevés? Ont-ils respecté le budget? (...) Ainsi, la génératrice était prévue en 2023 à 130 000$, et maintenant nous avons une génératrice à 900 000$. Je ne sais pas s'il y a des projets similaires, mais c'est évidemment un saut énorme entre le budget 2023 et le budget 2025. Il semble donc qu'il y ait une lacune dans les informations que nous recevons, ce qui me laisse un peu perplexe.»
Mme Craddock a répondu que l'argent était comptabilisé et que les projets étaient couverts, déclarant que «les projets engagés se trouvent dans les dépenses prévues pour les soldes de réserve. Ce qui est engagé se trouve dans les dépenses prévues; c'est là que se trouvent ces projets.» Le maire Rochon a suggéré d'établir des rapports réguliers sur les projets afin de dissiper la confusion. «Nous pouvons voir les choses (...) comme les remplacements de conduites d'eau parce que la rue [est fermée] pendant six semaines. (...) Par contre, lorsqu’il s’agit de projets qui ne sont pas visibles, nous n'avons aucune idée si ces projets d'investissement ont été réalisés ou non et s'ils ont respecté le budget (...). Nous avons parfois l'impression d'approuver les choses encore et encore (…). Je pense qu'il est important qu'il y ait ce type de rapport.» Il a été convenu que de tels rapports seraient distribués au conseil à l’avenir.
M. Barbeau a résumé la demande en disant qu'il s'agissait d'un budget de base. «Vous pouvez retarder certains aspects de ce que vous prévoyez faire, mais il est nécessaire de protéger la santé et la sécurité de nos résidents en leur fournissant de l'eau potable et en éliminant correctement les eaux usées. Les coûts des inspections et des ressources humaines nécessaires à l'entretien de toutes nos usines, de nos canalisations et de nos infrastructures sont relativement fixes par rapport à ce que nous demandons (...). Comme vous pouvez le voir avec les réserves dédiées, nous avons beaucoup de grands projets en cours. Malheureusement, même si nous cherchons à obtenir le plus de subventions possible, nous devons les financer et nous devons avoir les niveaux de dépenses appropriés pour garantir la santé et la sécurité (...) Nous avons une réunion avec Infrastructure Ontario qui a été accordée aujourd'hui. Nous parlerons du projet de Verner (...) et nous espérons qu'il y aura des nouvelles positives à ce sujet.»
Le conseiller Roch St-Louis a demandé si l'augmentation des taux pourrait être révisée plus tard si la ville réussissait à obtenir des octrois. M. Barbeau a expliqué qu'en général, la ville reçoit un financement en milieu d'année, qui va dans la réserve et s'ajoute à l'excédent de fin d'année pour la programmation de l'année suivante. «Si le conseil voulait procéder à un ajustement des taux en milieu d'année (...) ce ne serait pas notre recommandation (...) Nous en sommes au point où nous avons encore un déficit massif en matière d'infrastructure,» a indiqué M. Barbeau.
La proposition de budget est adoptée telle quelle.
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Le maire de Nipissing Ouest, Kathleen Thorne Rochon, voudrait plus de clarté sur les projets d’infrastructure des services d’eau et d’égouts.
Crédit photo : Courtoisie
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- Date de création 24 janvier, 2025
- Dernière mise à jour 24 janvier, 2025