Entr’Aide: un programme pour la santé mentale des jeunes francophones d’Ottawa

Centre d’appui et de prévention (CAP) lance à nouveau son programme Entr’Aide qui vient en aide aux adolescents et aux jeunes adultes francophones d’Ottawa de 12 à 24 ans et, qui présentent des troubles en santé mentale et en dépendance.

Par Chantallya Louis, IJL - Réseau.Presse - Le Droit

Mis sur pied en 2021, ce programme répond à une demande croissante de service en santé mentale et dépendances chez les adolescents et les jeunes adultes.

Selon la Santé mentale pour enfants Ontario (CMHO), 62 % des jeunes ontariens affirment s’inquiéter de leur niveau d’anxiété et seulement 3 sur 10 disent en parler avec un professionnel de la santé mentale, et la moitié des parents ontariens s’inquiète du niveau d’anxiété de leur enfant.

Par ailleurs, la Santé publique de l’Ontario note une augmentation du nombre de jeunes de 19 ans qui sont atteints de troubles mentaux à travers le pays. En 2016, 29 % des personnes qui se sont suicidées étaient des jeunes âgés de 15 à 19 ans.

Volet santé mentale

L’élaboration du programme Entr’Aide est basée sur une approche dialectique comportementale et vise les jeunes francophones de la région de 12 à 17 ans.

«On parle d’avoir pleine conscience, d’augmenter la tolérance à la détresse et d’avoir une meilleure autorégulation qui est notre capacité à gérer nos émotions», explique la directrice exécutive des services cliniques du CAP, Anne Boily.

Selon Anne Boily, ce programme s’adresse aux adolescents qui vivent des gros débordements d’émotions, des colères importantes ou encore des épisodes de dépression qui peuvent amener à des comportements à risque, comme des pensées suicidaires ou de l’automutilation.

Toutefois, «on n’a pas besoin d’avoir des compétences très aiguës non plus, ça s’adresse vraiment à ceux qui ont le goût d’avoir comme un coaching», assure Anne Boily.

Volet dépendance aux substances et la technologie

Entr’Aide propose aussi un volet pour couvrir les problématiques en trait avec la dépendance aux substances et à la technologie, celui-ci vise les jeunes de 12 à 24 ans.

Le CAP a remarqué un usage excessif de la technologie, en particulier chez les adolescents, ce qui peut venir perturber leur vie.

«On parle d’utilisation problématique lorsque l’impact sur le quotidien devient négatif: difficultés à maintenir une routine, isolement social, ou même décrochage scolaire», souligne Mme Boily.

Deux rencontres par semaines

Le programme se veut semi-intensif avec deux rencontres par semaine pendant quatre mois.

Chaque semaine, les participants assistent à un atelier en groupe et prennent part des rencontres hebdomadaires individuelles personnalisées.

Les sessions de groupe permettent d’aborder des sujets variés, allant de la gestion des épisodes de colère ou de dépression à l’utilisation problématique de substances ou de la technologie.

Dans les séances individuelles, il est question d’intégration et d’adaptation aux notions apprises en groupe pour les transposer dans le quotidien et la réalité de chacun des participants.

«Nous enseignons des stratégies très concrètes, adaptées au quotidien des jeunes, pour les aider à gérer leurs émotions et leur fonctionnement», explique Mme Boily

Le prochain cycle du programme débutera en février, mais les inscriptions sont ouvertes dès maintenant. Les jeunes qui ont besoin d’aide immédiate peuvent, toutefois, commencer des suivis individuels.

Photos :

Photo_UNE_CAP_CR._123RF_Lightwise : Selon Santé mentale pour enfants Ontario, jusqu’à un jeune sur cinq en Ontario connaîtra une forme de problème de santé mentale. (123RF, LIGHTWISE)

Photo_Anne Boily_CAP : Anne Boily est la directrice exécutive des services cliniques du CAP. (Centre d’action de prévention)

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  • Date de création 5 décembre, 2024
  • Dernière mise à jour 5 décembre, 2024
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