Des sièges garantis pour de futurs étudiants en droit
L’Assemblée générale annuelle de l’Association des juristes d’expression française de la Nouvelle-Écosse fut l’occasion de présenter les bons coups de l’année, notamment une entente avec l’Université de Moncton.
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Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Parmi les trois mandats du président de l’Association des juristes d’expression française de la Nouvelle-Écosse (AJEFNE), Thomas Kayter, il y avait l’établissement d’un accord entre l’Université Sainte-Anne et la Faculté de droit de l’Université de Moncton.
L’on veut maintenir le fil entre les études secondaires, le baccalauréat et les études en droit, pour que le parcours ne se termine pas après la 12e année et pour encourager les futurs juristes à revenir dans leur région natale après leurs études.
«On perd trop d’élèves du système éducatif anglophone», lance M. Kayter, ajoutant qu’il est difficile de faire un retour au français après avoir appris le droit en anglais.
L’entente est dans le but de s’assurer qu’il y ait des sièges garantis pour des Néoécossais d’expression française à Moncton, et «pour reconnaitre le manque des avocats, des juristes bilingues francophones dans la province», surtout dans les régions rurales, où l’on fait face à un manque de relève.
L’AJEFNE a appris qu'une entente entre les universités existait déjà «sous la poussière», mais qu’elle n’a jamais été mise en vigueur. Maintenant que l’entente a été conclue, l’on a sécurisé cinq sièges par année pour des élèves de la Nouvelle-Écosse, tant qu’ils obtiennent un baccalauréat de Sainte-Anne.
Si les sièges ne sont pas remplis, il y a la possibilité d’élargir le bassin en ouvrant la porte aux personnes qui ont fait un baccalauréat en anglais et qui souhaitent poursuivre leurs études de droit en français.
En ce moment, on cherche à créer des bourses afin de couvrir les frais de scolarité pour ces étudiants.
L’un des autres mandats consistait à trouver le financement pour réaliser une étude afin de comprendre pourquoi la Nouvelle-Écosse a de plus en plus de francophones, mais de moins en moins de personnes qui font demande pour des services juridiques bilingues ou en français.
L’AJEFNE entamera des consultations en novembre pour prendre en compte les études précédentes, y compris une étude de l’Université McGill sur l’accès à la justice, ce qui permettra d'orienter l’étude pour qu’elle soit plus pertinente et complémentaire.
L’Association a aussi la sensibilisation de la jeunesse dans sa mire. Elle veut être mieux connectée avec les élèves du Conseil scolaire acadien provincial pour faire de la promotion carrière. «C’est une des actions qu’on peut faire très concrètement pour susciter la vocation, l'envie», déclare Vincent Anama, directeur général de l’AJENFE.
Depuis cette année, l’AJEFNE a 36 membres actifs. L’année dernière, elle en avait 29.
«La force de votre réseau professionnel, votre expertise et professionnalisme ont grandement fait rayonner la langue française et ont renforcé le droit aux francophones à recevoir des services en français en Nouvelle-Écosse», commente Chris d’Entremont, député de Nova-Ouest.
Lors du banquet pour souligner le 30e anniversaire de l’Association, quatre personnes ont reçu un prix, dont Monica McQueen, qui a remporté le Prix du juriste 2024.
Les prix d’honneur des bâtisseurs ont été remis à Réjean Aucoin, Réal Boudreau et Eric Atkinson.
- Nombre de fichiers 8
- Date de création 19 novembre, 2024
- Dernière mise à jour 19 novembre, 2024