TNL sur la scène internationale: 27 diplomates en visite
Saluant la chaleur de la province et soulignant le potentiel économique, à l'hôtel Sheraton de St. John’s, quelques dignitaires francophones de cette mission ont même accordé une entrevue avec Le Gaboteur.
John Babb
IJL - Réseau.Presse - Le Gaboteur - ATL
Dans la région capitale jusqu’à la baie de Plaisance, une mission économique internationale a regroupé 27 dignitaires des quatre coins du monde pour découvrir le potentiel économique qu’offre la province. Du 4 novembre au 7 novembre, les dignitaires étrangers de l’Europe, de l’Afrique, du Moyen-Orient, des Caraïbes, de l'Amérique du Sud et de l’Asie ont plongé dans les secteurs académiques, gouvernementaux et industriels de la province, ayant notamment visité le Port d'Argentia et l’usine de transformation de Vale à Long Harbour.
Les dignitaires ont non seulement découvert les débuts de la nouvelle industrie éolienne-hydrogène de la province, mais aussi de la culture et le rôle de Terre-Neuve-et-Labrador dans l’histoire mondiale, en visitant le musée The Rooms, les ateliers du Quidi Vidi Village Artisan Studios et le Monument commémoratif national de guerre de Terre-Neuve.
Mission diplomatique et économique
«[C’est une] très belle opportunité pour nous en tant que chef de mission diplomatique au Canada de pouvoir aller à la rencontre des provinces», souligne l’ambassadrice du Royaume du Maroc et doyenne du corps diplomatique, madame Souriya Otmani, lors d’une brève discussion avec Le Gaboteur. «Un ambassadeur, à mon sens, ne doit pas rester tout le temps dans son bureau.»
Lors de sa visite, le soir du 7 novembre dernier elle a également assisté à l’ouverture d’un nouveau consulat honoraire du Maroc, représenté par monsieur Emad Rizkalla, président et fondateur de la compagnie Bluedrop. «Nous, on se donne cette [...] belle opportunité que d’avoir un consul honoraire sur place, qui est dans la province, qui connaît bien, qui est bien connecté, qui a toutes les connexions, qui connaît les gens, qui connaît le secteur privé, qui connaît le secteur gouvernemental, et donc lui, il a cette possibilité de mettre en contact, de voir quels sont là où le Maroc et Terre-Neuve-et-Labrador peuvent collaborer.»
Avec une telle présence diplomatique sur place et un intérêt international croissant en énergie renouvelable, les capacités de la province dans cette industrie étaient surtout de grand intérêt pour les ambassadeurs. Si l’usine de transformation de Vale à Long Harbour, qui compte plus de 800 employés, produit le nickel, le cuivre et le cobalt - des minéraux trouvés dans nos batteries et électroniques -, le Port d'Argentia sert de base à Argentia Renewables, un site de production d'énergie éolienne créé en partenariat avec Pattern Energy, la première entreprise canadienne d'hydrogène vert à percer sur le marché européen. En septembre dernier, le Port d’Argentia a annoncé une nouvelle entente pour soutenir le marché éolien américain.
L’ambassadrice et chef de délégation de l’Union européenne, madame Geneviève Tuts, évoque également l’entente Canada-Allemagne pour l'exportation et la vente de l’énergie de l’hydrogène produite ici sur le continent européen.
«Il y a effectivement un accord qui a été signé par la province et par le gouvernement du Canada,[...] de soutenir ou d'accélérer même le processus de coopération entre la province et le gouvernement allemand, en vue de permettre des échanges entre les producteurs ici et les différents secteurs concernés en Allemagne», résume cette dernière. «Mais il n’y a que l’Allemagne.», nous rappelle-t-elle: «Sur le plan européen je sais qu’il y a d’autres États membres qui sont intéressés, qui ont signé des memoranda of understanding [protocole d'entente], dont le port de Rotterdam, donc les Pays-Bas, et récemment la Belgique.»
La visite diplomatique a également touché la recherche et l’innovation, les dignitaires ayant assisté à des présentations des représentants académiques. «Une des priorités pour notre travail comme [ambassadeur] est dans le domaine de la promotion de la recherche, de l'innovation de l'éducation supérieure», note l’ambassadeur de la Suisse, monsieur Olaf Andreas Kjelsen, qui a observé la puissance de la province dans les milieux d’informatique, d’intelligence artificielle et de changement climatique. «Et grâce à cette visite, notamment à Memorial University et aux institutions qui sont affiliées, je peux constater qu’il y a beaucoup de sujets où on peut s'échanger qui seraient de l’ordre du win-win.»
Les relations dans le domaine de recherche captent aussi l’attention du Haut-Commissaire du Cameroun, Ngole Philip Ngwese, qui a parlé également des secteurs de la technologie, ainsi que des secteurs de la médecine, l’environnement et la technologie des satellites. «Je viens de constater qu’ici, cette province met un accent particulier sur la recherche appliquée [...], aux solutions, aux challenges, aux problèmes les plus complexes auxquels l'humanité est confrontée aujourd’hui, que ce soit les problèmes sur la terre, dans la mer, ou dans l’espace. Donc, le potentiel technologique, technique, scientifique est là.»
Pour ces ambassadeurs qui ont mis pied à Terre-Neuve-et-Labrador pour la première fois, on a reçu avec plaisir l’accueil de la population locale. Bien que la mission ait mis l’accent sur les opportunités industrielles de la province, les dignitaires partent avec de beaux souvenirs de leur séjour. «Partout on a été accueilli de manière extrêmement chaleureuse et amicale, avec une facilité de contact très spontanée et une ouverture d’esprit», affirme l’ambassadrice et chef de délégation de l’Union européenne, madame Geneviève Tuts. «Et donc ça, c'est spécial.»
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Photo: panneaux-signalhill
Photo: John Babb
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- Date de création 19 novembre, 2024
- Dernière mise à jour 18 novembre, 2024