Devenue citoyenne canadienne, Marie Paule Elomo se sent libérée d’un fardeau

La Voix acadienne - Il y a quelques semaines, Marie Paule Elomo et son fils aîné, Donovan Ondoua, sont devenus citoyens canadiens.  Comme il n’est jamais trop tard pour célébrer, la Coopérative d’intégration francophone a profité de la Semaine nationale d’immigration francophone pour souligner l’accomplissement entre amis. 

  

Jacinthe Laforest / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne - ATL

«Pour moi, ils sont Canadiens depuis longtemps, mais maintenant, c’est officiel», dit Lisa Arsenault, amie de longue date de Marie Paule Elomo.  «Elle attend ça depuis longtemps», ajoute-t-elle.  

«La citoyenneté, c’est une étape importante dans le cheminement d’une personne immigrante.  Ce n’est pas la fin», précise Isabelle Dasylva-Gill, elle-même immigrante.  

Dans la famille de Marie-Paule Elomo, l’obtention des passeports a été un véritable casse-tête.  Native du Cameroun, Marie-Paule a donné naissance à son fils aîné, Donovan, en République dominicaine.  Doriane est née à Montréal et Nolane est née ici même à l’Île-du-Prince-Édouard.  

Donovan Ondoua, maintenant en 11e année, est assez grand pour avoir compris les difficultés que sa mère vivait.  «Ce sera moins stressant maintenant.  Toutes les choses qu’il fallait faire et refaire, et l’argent que ça coûte», dit le jeune homme.  

Sa mère confirme que le stress n’a pas seulement été réduit.  Il a été éliminé.  «Ça m’enlève un grand fardeau. Pour renouveler mon passeport camerounais, je devais me rendre à Ottawa.  Ça ne sera plus nécessaire», dit-elle avec soulagement. 

Le processus menant à l’obtention de la citoyenneté canadienne s’est fait sans tracas, contrairement au processus qui a mené à l’octroi du statut de résidente permanente.  «Par chance, j’ai pu compter sur la CIF, sur Angie [Cormier] puis Eugénie [Parent] pour faire progresser mon dossier.  Je ne veux pas dire que c’était une mauvaise expérience, car tout arrive pour une raison, mais ça a été difficile, douloureux.  En plus, j’ai reçu ma résidence peu de temps après avoir perdu mon époux», a-t-elle raconté lorsqu’elle a pris la parole pour remercier les gens réunis autour d’elle.  «Aujourd’hui je voudrais remercier tout le monde, tous ces visages autour de moi, d’avoir pris part à mon histoire d’immigration au Canada.»

Un de ces visages appartient à Élise Arsenault.  «Ça demande du courage de passer à travers ce processus, de ne pas savoir, de voir les délais expirer et de voir recommencer.  En plus du risque que les critères changent», dit Élise Arsenault.  

Mais tout ce travail vaut la peine pour trouver une stabilité et faire des projets.  

L’aîné, Donovan, avoue qu’il ne sait pas encore exactement comment il va utiliser sa citoyenneté.  Sa sœur Doriane, née au Canada, est en 8e année à l’école.  «Je ne sais pas si c’est possible, mais j’aimerais me diriger vers la médecine plus tard.  Les longues études, ça ne me fait pas peur», dit-elle avec confiance, alors que sa mère fait elle aussi un retour aux études.

  

  

PHOTOS :  

Marie Paule Elomo est entourée de personnes qui l’accompagnent depuis son arrivée à l’Île-du-Prince.  Il y a des amis et voisins, des collègues de travail, des employés de la Coopérative d’intégration francophones et, évidemment, ses trois enfants. Tous et toutes se réjouissent pour Marie Paule et sa famille, maintenant tous officiellement Canadiens.  (Photo : Jacinthe Laforest)

 

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  • Date de création 12 novembre, 2024
  • Dernière mise à jour 12 novembre, 2024
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