De nombreux défis attendent le nouveau DG de l’Association acéricole du N.-B.
L’Association acéricole du Nouveau-Brunswick a récemment annoncé l’embauche d’un nouveau directeur général, David Couturier, afin de mener certains de ses projets à bon port.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle
«Il a rapidement compris les enjeux liés à notre industrie et a saisi la direction souhaitée par le conseil d’administration et les membres. Son expérience et sa vision stratégique seront des atouts précieux pour notre association, alors que nous poursuivons notre engagement à soutenir et développer l’industrie acéricole au Nouveau-Brunswick», a déclaré Frédérick A. Dion, président de l’AANB.
David Couturier est officiellement entré en fonction le 7 octobre. L’un de ses objectifs sera de solidifier la base de l’association en établissant des structures de gouvernance et de fonctionnement efficaces, en plus de développer davantage de services aux membres.
M. Couturier reconnaît qu’il devra travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement provincial afin d’assurer l’avancement de plusieurs dossiers.
L’association a rencontré les différents partis politiques au cours de la dernière campagne électorale et a présenté une série de recommandations afin d’améliorer l’état de l’industrie acéricole au Nouveau-Brunswick.
Selon le directeur général de l’AANB, le Parti libéral, qui est au pouvoir, s’était engagé à travailler sur cinq des sept recommandations proposées.
«On a demandé une rencontre, dans les plus brefs délais, avec des représentants des ministères de l’Agriculture, Aquaculture et Pêches et des Ressources naturelles et Développement de l’énergie. Nous sommes en attente d’une réponse.»
Selon l’Association acéricole et son directeur général, le premier des cinq points les plus prioritaires est l’attribution d’hectares de terre à l’ensemble des propositions qui respectent les critères du gouvernement.
En juillet 2023, Fredericton avait annoncé l’ajout de 5000 hectares supplémentaires destinés au développement de l’industrie acéricole.
L’Association estime que le gouvernement provincial n’a attribué que 2850 des 5000 hectares annoncés. Des 53 demandes admissibles, le ministère des Ressources naturelles et du Développement de l’énergie n’en a retenu que 27.
Elle demande également au gouvernement du Nouveau-Brunswick de revoir le portefeuille d’attribution des terres de la Couronne.
Le troisième point est l’élimination des obligations d’arpentage en les remplaçant par des permis d’occupation temporaire.
L’organisme souhaite aussi la création d’un poste, au sein du ministère des Ressources naturelles et du Développement de l’énergie, qui serait consacré à l’acériculture.
«On a des personnes, dans le gouvernement, qui sont expertes au niveau des pommes et des bleuets, mais pas dans le secteur acéricole. On veut au moins avoir une personne avec une certaine expertise qui saura vulgariser les besoins et les aspirations des acériculteurs au Nouveau-Brunswick.»
Finalement, on souhaite développer une vision pour assurer l’avenir de l’industrie acéricole en collaboration avec les entités gouvernementales concernées.
L’association demande également le décret d’un moratoire pour la protection intégrale des peuplements à haute densité d’érable sur les terres de la Couronne, où l’on permet actuellement à l’industrie forestière de récolter du bois.
L’organisme juge que le potentiel acéricole des terres de la Couronne serait d’environ 166 000 hectares, soit 5% de la superficie totale. Elle n’occupe actuellement que 0,7% de la superficie totale des terres de la Couronne.
«Il y a plusieurs secteurs d’activités qui convoitent la même ressource que nous, mais pas avec les mêmes intentions. On veut identifier les meilleurs secteurs pour le développement acéricole.»
- Couturier est toutefois conscient que son travail sera de longue haleine. Avant celle qui a été mise en vigueur en 2024, la dernière allocation d’hectares de terre à l’industrie acéricole remontait à 2014.
Alors que la venue d’un nouveau gouvernement provincial donne un peu d’espoir au regroupement d’acériculteurs, le résultat de l’élection présidentielle aux États-Unis, qui s’est soldée par la victoire de Donald Trump, laisse entrevoir certaines inquiétudes pour l’industrie.
Le président élu a mentionné à plusieurs reprises, dans sa campagne électorale, son intention d’augmenter les tarifs sur les produits importés aux États-Unis.
David Couturier croit que l’industrie acéricole au Nouveau-Brunswick pourrait subir, indirectement, les contrecoups d’une telle décision si elle devait se matérialiser.
«La majorité de la production acéricole est vendue sur le marché québécois pour la transformation. Ça peut avoir un impact par ricochet. On attend de voir quelle sera l’ampleur de ces tarifs et on surveillera la situation avec intérêt.»
«Si on voit que ça a un impact draconien, on n’aura pas le choix de se tourner vers les gouvernements provincial et fédéral pour les inciter à négocier de nouvelles ententes entre nos deux pays.»
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Photo : David Couturier - Gracieuseté
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- Date de création 12 novembre, 2024
- Dernière mise à jour 12 novembre, 2024